Robotique et éthique (1ere partie)

Le mot « robot [1] » dérive du mot slave « robota », qui se traduit par servitude, travail forcé ou corvée. L’étymologie rappelle que l’essor de la robotique a permis de contourner la pénibilité et la fatigue du travail grâce aux avancées de l’informatique. La robotique s’est installée dans nos vies avec les aprioris favorables d’indépendance, d’aisance et de liberté. L’efficacité technique et les performances informatiques ont permis (...)

L’illusion d’un monde sans défaillance

Nous avons vu que les développements techniques, en dépit des formidables avancées qu’ils permettent, fragilisent la vie sociale en ce qu’ils rendent superflu les relations de confiance. Ils permettent de substituer une logique de performance et d’efficacité à la relation de confiance. C’est « la gouvernance par les nombres ». Si toute vie sociale repose sur le principe de confiance, la confiance repose toujours sur une parole (...)

La part d’incalculable de la vie humaine

Le grand juriste Alain Supiot, professeur émérite au Collège de France, est revenu récemment sur un aspect majeur de notre modernité et de notre modernité technique. Il nous invite à réfléchir aux effets de ce qu’il appelle « la gouvernance par les nombres [6] ». La gouvernance par les nombres est la tentation de réguler un corps social, une société, par des outils techniques, des calculs, en oubliant qu’une société humaine est (...)

Penser l’éthique numérique

L’économiste Daniel Cohen publie "Homo numericus : la civilisation qui vient" (éditions Albin Michel, 2022). Le directeur du département d’économie de l’École Normale Supérieure et Président de l’Ecole d’Economie de Paris, se demande quelle société va naître de la révolution numérique en cours. Il alerte sur le grave danger que font courir les nouvelles technologies. Qu’est-ce que la gravité en la matière ? La crise climatique, la (...)

François, Pape d’une Eglise appelée au service

A l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le Pape François remettait le palium aux nouveaux archevêques nommés cette année. Cette écharpe de laine portée lors des célébrations signifie la communion des archevêques avec le Pape, successeur de Pierre. En cette circonstance, François a prononcé une très vigoureuse homélie sur sa vision de la mission de l’Eglise aujourd’hui. Tout comme les apôtres Pierre et Paul, emprisonnés (...)