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Réunis à Lourdes du 21 au 23 janvier 2026, les participants de la rencontre Saint François de Sales de la Fédération des Médias Catholiques, ont reçu un message d’encouragement du Pape Léon XIV, signé du cardinal Parolin, secrétaire d’Etat.

Le texte souligne « la contribution que les médias catholiques peuvent apporter au monde de la communication » et les encourage à réfléchir à la responsabilité des médias catholiques dans un monde polarisé. Léon XIV est attentif à « la nécessité de promouvoir une communication désarmée et désarmante qui nous permette d’avoir un regard libre de préjugés et respectueux de la dignité de chacun ». « Nous avons besoin de mots qui recousent les déchirures de la vie, de mots qui édifient des communautés là où l’inimitié sépare les personnes et les peuples. Nous devons dire « non à la guerre des mots et des images » disait Léon XIV dans les jours qui suivirent son élection. Avec l’irruption de l’intelligence artificielle, poursuit le texte, « il est urgent de revenir aux raisons du cœur, à la centralité des bonnes relations et à la capacité de se rapprocher des autres, sans exclure personne. Et cette urgence trouve une réponse dans le service de la vérité que les médias catholiques peuvent offrir à tous, même à ceux qui ne croient pas. »
Les professionnels de la communication d’inspiration catholique, sont encouragés à « être des semeurs de paroles bonnes, des amplificateurs des voix qui recherchent courageusement la réconciliation en désarmant les cœurs de la haine et du fanatisme. » Et le message ajoute « pour se connaître il faut se rencontrer sans se laisser effrayer par les différences, prêt à être combattu pour ce que nous sommes et pour ce en quoi nous croyons. »
C’est sans doute à la lumière de ses responsabilités du service de la vérité, que la Fédération des médias catholiques (FMC) a tenu à faire entendre sa voix sur la grave question de l’euthanasie, en publiant une déclaration ce jeudi 22 janvier. La FMC, qui réunit l’ensemble des médias catholiques français, déclare que "pour la première fois de son histoire" elle "souhaite exprimer un avis public et dire son inquiétude devant la rupture anthropologique que représente cette loi de dépénalisation de l’euthanasie. Nous appelons les élus à en mesurer toute la gravité." La FMC déclare également : "Nous demeurerons particulièrement attentifs à ce que la voix des plus vulnérables de nos sociétés continue de se faire entendre." Parce que la fin de vie engage une vision de l’homme et de la dignité humaine, les journalistes font une place spécifique au regard de l’Église catholique, des autres Églises chrétiennes et des religions. Ces dernières contribuent à éclairer le débat et à nourrir le discernement.
Comme je l’évoquais moi-même lors d’un débat organisé sur les ondes de RCF-Radio Notre Dame, l’euthanasie n’est un droit donné aux malades de choisir sa mort, mais un droit donné à la puissance publique de décider qui est éligible à une dépénalisation de sa mort causée par autrui ou avec l’aide d’autrui, fusse dans des conditions strictement établies. Il est très clair que les termes du débat façonnent les représentations et fabriquent l’opinion. Il est urgent de prendre la mesure de la réalité d’une telle loi et de ses inéluctables effets sur la vie de la société.


Père Laurent Stalla-Bourdillon

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