Dans cet entretien, le père Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aumônier des parlementaires et directeur du Service pour les Professionnels de l’Information, développe une critique sévère de la légalisation de l’euthanasie, qu’il qualifie de « politique publique » visant à transformer la gestion de la fin de vie.
Laurent Stalla Bourdillon dénonce une forme d’idéologie étatique où l’euthanasie devient une norme imposée, risquant de fragiliser les fondements éthiques de la société et de nier la dimension spirituelle de l’existence humaine.
Cette vision utilitariste de l’homme, où l’individu est réduit à sa simple dimension biologique, occultant ainsi la transcendance et la dignité intrinsèque de chaque vie, même dans la souffrance remet en cause la nature humaine. Père Laurent Stalla-Bourdillon rappelle que le rôle de la politique devrait être de garantir les conditions du plein développement de l’humain et de favoriser le soin mutuel au sein du corps social, plutôt que de légiférer sur le « consentement à la mort ». Surtout, il est urgent de s’inquiéter de la requalification de l’euthanasie en « mort naturelle » par certains textes législatifs, y voyant une manipulation sémantique dangereuse pour la lucidité du débat public.
Au-delà de cette analyse, le père Stalla-Bourdillon plaide pour une redécouverte de la mort comme passage plutôt que comme simple fin, appelant la société à la responsabilité collective face à la vulnérabilité, plutôt qu’à une réponse technocratique ou individuelle de suppression de la vie.





