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	<title>Service pour les professionnels de l'information---- </title>
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	<description>Le service pour les professionnels de l'information (SPI) est dirig&#233; par le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Ce service est destin&#233; &#224; tous les acteurs du monde des m&#233;dias : journalistes, radios, presses, t&#233;l&#233;visions, r&#233;seaux sociaux et &#233;coles de journalisme, enseignants et chercheurs. Aucune affiliation religieuse n'est requise pour prendre part &#224; ses activit&#233;s.</description>
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		<title>Service pour les professionnels de l'information</title>
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		<title>De la coca&#239;ne consomm&#233;e &#224; la mafia qui menace : le lien que personne ne veut regarder en face</title>
		<link>https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/de-la-cocaine-consommee-a-la-mafia-qui-menace-le-lien-que-personne-ne-veut</link>
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		<dc:date>2026-07-27T23:13:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Deux &#233;v&#233;nements r&#233;cents, apparemment sans rapport, devraient pourtant &#234;tre rapproch&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, le maire d'Al&#232;s, Christophe Rivenq, engag&#233; contre l'implantation du narcotrafic dans sa ville, a &#233;t&#233; menac&#233; de mort par des individus se r&#233;clamant de la DZ Mafia. Il a re&#231;u une lettre contenant deux balles de calibre 9 mm et a &#233;t&#233; plac&#233; sous protection polici&#232;re, avant d'&#234;tre exfiltr&#233; de son domicile par le RAID dans un contexte de menace jug&#233;e suffisamment s&#233;rieuse pour faire craindre une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/legal-44186.jpg?1785233880' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux &#233;v&#233;nements r&#233;cents, apparemment sans rapport, devraient pourtant &#234;tre rapproch&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, le maire d'Al&#232;s, Christophe Rivenq, engag&#233; contre l'implantation du narcotrafic dans sa ville, a &#233;t&#233; menac&#233; de mort par des individus se r&#233;clamant de la DZ Mafia. Il a re&#231;u une lettre contenant deux balles de calibre 9 mm et a &#233;t&#233; plac&#233; sous protection polici&#232;re, avant d'&#234;tre exfiltr&#233; de son domicile par le RAID dans un contexte de menace jug&#233;e suffisamment s&#233;rieuse pour faire craindre une attaque imminente. Les enqu&#234;teurs demeurent toutefois prudents sur l'identit&#233; exacte des auteurs et sur l'authenticit&#233; de la revendication.&lt;br class='autobr' /&gt;
De l'autre, le nom d'une journaliste et pr&#233;sentatrice a r&#233;cemment &#233;t&#233; associ&#233; &#224; une proc&#233;dure judiciaire pour usage de stup&#233;fiants et &#224; des informations faisant &#233;tat d'une interpellation li&#233;e &#224; de la coca&#239;ne. L&#224; encore, les &#233;l&#233;ments publi&#233;s ne doivent pas &#234;tre transform&#233;s en condamnation m&#233;diatique : les circonstances exactes restent partiellement contest&#233;es ou non officiellement d&#233;taill&#233;es, et la pr&#233;somption d'innocence demeure enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment cette prudence judiciaire qui ne doit pas emp&#234;cher une r&#233;flexion politique et morale plus large : la lutte contre le narcotrafic ne peut &#234;tre cr&#233;dible sans s'interroger aussi sur la demande et sur l'exemplarit&#233; des milieux qui exercent une influence publique. Le v&#233;ritable sujet est celui de la contradiction collective d'une soci&#233;t&#233; qui pr&#233;tend vouloir combattre le narcotrafic tout en refusant de regarder en face la demande qui nourrit son &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mafia prosp&#232;re gr&#226;ce &#224; ses revendeurs, &#224; ses guetteurs, &#224; ses armes et &#224; ses r&#233;seaux. Elle prosp&#232;re surtout gr&#226;ce &#224; ses clients. Sans consommateurs, pas de march&#233;. Sans march&#233;, pas de chiffre d'affaires. Sans chiffre d'affaires, pas de pouvoir criminel capable de recruter, de corrompre, d'intimider et, d&#233;sormais, de menacer directement des repr&#233;sentants de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien entre ces deux actualit&#233;s n'est pas celui d'une culpabilit&#233; individuelle mais celui d'une responsabilit&#233; collective que l'on pr&#233;f&#232;re souvent ne pas regarder. Pendant que certains &#233;lus risquent leur s&#233;curit&#233; personnelle parce qu'ils s'opposent &#224; l'emprise du narcotrafic, une partie de la soci&#233;t&#233; continue de traiter la consommation de coca&#239;ne comme un attribut de la f&#234;te, du pouvoir, de la r&#233;ussite ou de la vie nocturne. La drogue serait, selon les milieux, tant&#244;t un fl&#233;au social, tant&#244;t une transgression mondaine, tant&#244;t une affaire priv&#233;e. Mais cette distinction devient de plus en plus difficile &#224; soutenir lorsque les r&#233;seaux criminels qui approvisionnent les consommateurs gagnent en puissance au point de menacer l'autorit&#233; de l'&#201;tat jusque dans la personne de ses &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est aggrav&#233; lorsque le discours public devient profond&#233;ment schizophr&#232;ne. Les m&#234;mes cercles sociaux qui expliquent &#224; la population ce qui est moral, responsable, acceptable ou condamnable ne peuvent durablement se pr&#233;senter comme ext&#233;rieurs aux cons&#233;quences concr&#232;tes des comportements qu'ils d&#233;noncent chez les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de pr&#233;tendre que chaque consommateur de coca&#239;ne serait directement responsable d'une menace de mort contre un maire. Ce serait absurde et malhonn&#234;te. Mais il faut avoir le courage de reconna&#238;tre une r&#233;alit&#233; &#233;l&#233;mentaire : la consommation alimente la demande, la demande alimente le march&#233;, le march&#233; finance les organisations criminelles et ces organisations finissent par acqu&#233;rir une puissance qui d&#233;passe parfois le simple trafic de rue. La crise actuelle est donc une crise de coh&#233;rence. D'un c&#244;t&#233;, un maire doit &#234;tre prot&#233;g&#233; par les forces d'intervention parce que le narcotrafic cherche &#224; intimider la R&#233;publique. De l'autre, une partie des &#233;lites sociales, m&#233;diatiques et politiques peut encore consid&#233;rer la consommation de coca&#239;ne comme une affaire priv&#233;e, mondaine ou sans cons&#233;quence collective. Or la drogue n'est jamais seulement une affaire priv&#233;e lorsque sa consommation contribue &#224; financer des organisations criminelles capables d'&#233;tendre leur influence, de terroriser des quartiers, de corrompre des individus et de menacer des &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment dans ce contexte que la d&#233;cision annonc&#233;e par le Premier ministre S&#233;bastien Lecornu de soumettre les ministres et les membres des cabinets &#224; des d&#233;pistages de stup&#233;fiants prend une dimension particuli&#232;re. La question touche &#224; la s&#233;curit&#233;, &#224; l'exercice de responsabilit&#233;s publiques et &#224; la confiance que les citoyens peuvent placer dans ceux qui prennent des d&#233;cisions au nom de la collectivit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'&#201;tat m&#232;ne une guerre contre le narcotrafic, il est l&#233;gitime que la soci&#233;t&#233; s'interroge sur l'exemplarit&#233; de ceux qui incarnent l'&#201;tat. Il serait pour le moins paradoxal que la puissance publique combatte les r&#233;seaux criminels tout en tol&#233;rant, au sommet de ses propres institutions, des comportements incompatibles avec les exigences de responsabilit&#233;, de s&#233;curit&#233; et d'int&#233;grit&#233; attach&#233;es &#224; certaines fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas la perfection, mais le double discours. Une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique ne peut pas demander aux citoyens d'accepter toujours plus de contraintes, de contr&#244;les et de sacrifices au nom de la lutte contre la drogue tout en donnant le sentiment que certaines cat&#233;gories sociales seraient, elles, prot&#233;g&#233;es par leur statut, leur r&#233;seau ou leur notori&#233;t&#233;. Elle ne peut pas non plus demander au public de faire confiance &#224; ceux qui pr&#233;tendent incarner la v&#233;rit&#233; tout en donnant l'impression que la v&#233;rit&#233; ne vaut que pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La responsabilit&#233; consiste &#224; regarder la r&#233;alit&#233; en face. Cela vaut pour les consommateurs. Cela vaut pour les m&#233;dias. Cela vaut pour les politiques. Cela vaut pour les hauts fonctionnaires. Cela vaut pour tous ceux qui pr&#233;tendent exercer une influence sur la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exigence de v&#233;rit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;publique doit exiger de ceux qui exercent des responsabilit&#233;s publiques ou disposent d'une influence consid&#233;rable qu'ils comprennent le poids r&#233;el de leurs actes, de leurs choix et de leur exemple. Nul n'est sans faille, mais chacun doit assumer ses responsabilit&#233;s. Nos actes individuels peuvent avoir des cons&#233;quences collectives. Le sens du service impose de placer l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral au-dessus du confort personnel et de l'impunit&#233; suppos&#233;e des cercles auxquels on appartient. La v&#233;rit&#233; exige de ne pas pr&#233;senter au public un visage qui pr&#233;tend incarner la responsabilit&#233; tout en refusant d'assumer les contradictions de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; des &#233;lus peuvent &#234;tre menac&#233;s par des r&#233;seaux criminels nourris par l'&#233;conomie de la drogue, la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise ne peut plus se contenter de discours moralisateurs. Elle doit demander de la coh&#233;rence. L'&#201;tat doit combattre les trafiquants. Les consommateurs doivent mesurer la r&#233;alit&#233; de ce qu'ils financent. Les m&#233;dias doivent renoncer aux indignations s&#233;lectives. Les responsables politiques doivent accepter l'exigence d'exemplarit&#233;. Chacun, &#224; son niveau, doit comprendre qu'une soci&#233;t&#233; ne s'effondre pas seulement sous les coups de ses ennemis : elle s'affaiblit aussi lorsque ceux qui la dirigent, l'informent ou pr&#233;tendent lui donner des le&#231;ons refusent de regarder leurs propres contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comme l'explique si bien Rapha&#235;l Liogier dans son livre &#171; Success &#187;, l'univers des m&#233;dias r&#233;pond d'une qu&#234;te de performance et donc d'une strat&#233;gie. En s'appuyant sur Habermas qui fustigeait la d&#233;gradation de la communication, il explique que &#171; nous en sommes arriv&#233;s l&#224;, parce que nous ne communiquons plus, mais nous manipulons. Or, la communication qui suppose l'intersubjectivit&#233;, la consid&#233;ration de l'autre comme sujet, s'est d&#233;grad&#233;e en strat&#233;gie, qui consid&#232;re l'autre comme objet, moyen vers la r&#233;alisation d'un objectif. &#187; L'audimat est bien cette autre drogue qui conditionne tout le syst&#232;me de communication et de la fabrique de l'opinion.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;publique ne retrouvera de l'autorit&#233; qu'&#224; une condition : que la v&#233;rit&#233;, l'&#233;thique, la responsabilit&#233;, la conscience et le sens du service cessent d'&#234;tre des mots employ&#233;s pour juger les autres et redeviennent des exigences que chacun accepte d'appliquer &#224; soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Les motivations les plus percutantes des recours contre la loi relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir</title>
		<link>https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/les-motivations-les-plus-percutantes-des-recours-contre-la-loi-relative-au</link>
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		<dc:date>2026-07-20T19:31:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les recours convergent sur une id&#233;e centrale : la loi ne peut faire pr&#233;valoir la seule volont&#233; individuelle de mourir sans organiser des garanties suffisamment robustes pour prot&#233;ger la dignit&#233; de la personne, la vie, les personnes vuln&#233;rables et les libert&#233;s constitutionnellement garanties. Les griefs les plus percutants se structurent autour de quatre axes : l'insuffisante d&#233;finition du champ de la loi, la fragilit&#233; du consentement libre et &#233;clair&#233;, la protection lacunaire des personnes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/medias-et-representation-religieuse" rel="tag"&gt;m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/1920-71b7f.jpg?1785233880' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les recours convergent sur une id&#233;e centrale : la loi ne peut faire pr&#233;valoir la seule volont&#233; individuelle de mourir sans organiser des garanties suffisamment robustes pour prot&#233;ger la dignit&#233; de la personne, la vie, les personnes vuln&#233;rables et les libert&#233;s constitutionnellement garanties. Les griefs les plus percutants se structurent autour de quatre axes : l'insuffisante d&#233;finition du champ de la loi, la fragilit&#233; du consentement libre et &#233;clair&#233;, la protection lacunaire des personnes vuln&#233;rables et l'insuffisance des garanties juridictionnelles et institutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Un champ d'application potentiellement beaucoup plus large que la &#171; fin de vie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier argument tient &#224; l'impr&#233;cision de la notion de &#171; phase avanc&#233;e &#187; retenue parmi les crit&#232;res d'acc&#232;s &#224; l'aide &#224; mourir. Les recours soulignent qu'une affection grave et incurable peut &#234;tre &#171; avanc&#233;e &#187; sans que le d&#233;c&#232;s soit pr&#233;visible &#224; br&#232;ve &#233;ch&#233;ance. Des personnes pourraient ainsi disposer de plusieurs ann&#233;es de vie, voire davantage, notamment gr&#226;ce aux progr&#232;s th&#233;rapeutiques. La loi ne serait donc plus strictement limit&#233;e aux &#171; ultimes instants &#187; ou &#224; une situation de fin de vie au sens m&#233;dical classique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette impr&#233;cision est particuli&#232;rement sensible parce qu'elle porte directement sur l'&#233;tendue d'un droit irr&#233;versible conduisant &#224; la mort. Le recours parlementaire soutient que la loi manque ainsi &#224; l'objectif constitutionnel d'intelligibilit&#233; et d'accessibilit&#233; de la loi, tandis que le recours du Pr&#233;sident du S&#233;nat met en cause l'absence de r&#233;f&#233;rence &#224; une dur&#233;e du pronostic vital et le risque d'inclure des personnes ayant encore plusieurs ann&#233;es &#224; vivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'argument est d'autant plus percutant qu'il ne repose pas seulement sur une critique s&#233;mantique : l'impr&#233;cision de la condition d'acc&#232;s peut modifier substantiellement la population &#233;ligible et donc transformer la port&#233;e m&#234;me de la r&#233;forme. La question constitutionnelle devient alors celle de savoir si le l&#233;gislateur a suffisamment d&#233;termin&#233; les conditions d'un dispositif portant directement atteinte au droit &#224; la vie et &#224; la dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Une proc&#233;dure qui ne garantirait pas suffisamment le caract&#232;re libre et &#233;clair&#233; du consentement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me axe, commun aux recours, est probablement le plus directement rattach&#233; &#224; la jurisprudence constitutionnelle : l'irr&#233;versibilit&#233; de l'acte exige une v&#233;rification particuli&#232;rement rigoureuse de la libert&#233; et de l'&#233;clairage de la volont&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or la loi permettrait &#224; la personne de confirmer sa demande apr&#232;s un d&#233;lai de r&#233;flexion d'&#171; au moins deux jours &#187;, sans pr&#233;voir de d&#233;lai minimal entre cette confirmation et la mise en &#339;uvre de l'aide &#224; mourir. Les recours estiment qu'un d&#233;lai aussi court peut ne pas garantir que la confirmation corresponde &#224; une volont&#233; v&#233;ritablement stable, libre et &#233;clair&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recours du Pr&#233;sident du S&#233;nat renforce cette critique en relevant que la d&#233;cision peut intervenir rapidement apr&#232;s la r&#233;union d'un coll&#232;ge de professionnels dont aucun ne conna&#238;t n&#233;cessairement le patient, tandis que la pr&#233;sence d'un psychologue est facultative. Il met ainsi en doute la capacit&#233; de la proc&#233;dure &#224; appr&#233;cier r&#233;ellement la permanence et l'autonomie de la volont&#233; exprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grief constitutionnel est particuli&#232;rement puissant parce qu'il met en tension deux exigences que le Conseil constitutionnel doit concilier : la libert&#233; personnelle de l'individu et la sauvegarde de la dignit&#233; de la personne humaine. Les recours soutiennent que, compte tenu du caract&#232;re irr&#233;versible de l'aide &#224; mourir, la libert&#233; de choisir sa mort ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme suffisamment garantie si les conditions de formation et de confirmation de la volont&#233; sont trop rapides ou trop peu individualis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. La protection insuffisante des personnes vuln&#233;rables : le c&#339;ur &#233;thique et constitutionnel du contentieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me argument est celui de la vuln&#233;rabilit&#233;. Les recours soulignent que la demande de mort peut &#234;tre influenc&#233;e par des facteurs qui ne se r&#233;duisent pas &#224; la souffrance physique : d&#233;tresse psychologique, isolement, vuln&#233;rabilit&#233; sociale, sentiment d'&#234;tre une charge ou besoins psychosociaux non satisfaits.&lt;br class='autobr' /&gt;
La difficult&#233; constitutionnelle tient alors &#224; la distinction entre une volont&#233; libre et &#233;clair&#233;e et une volont&#233; fa&#231;onn&#233;e par une situation de d&#233;pendance, de fragilit&#233; ou de pression, parfois implicite. Le recours parlementaire affirme que les garanties pr&#233;vues ne permettent pas d'exclure suffisamment le risque que les personnes vuln&#233;rables soient les premi&#232;res expos&#233;es au dispositif. Il rattache cette insuffisance &#224; la protection constitutionnelle des personnes handicap&#233;es et au principe de fraternit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation des majeurs prot&#233;g&#233;s constitue &#224; cet &#233;gard un point particuli&#232;rement sensible. Les recours rel&#232;vent que la loi pr&#233;voit essentiellement l'information du tuteur ou du curateur, le recueil de ses observations et un recours juridictionnel facultatif, sans imposer que ces observations soient effectivement prises en compte ni pr&#233;voir syst&#233;matiquement l'intervention d'un sp&#233;cialiste de la protection juridique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le grief est renforc&#233; par la nature m&#234;me de la d&#233;cision en cause : lorsqu'une personne vuln&#233;rable exerce un droit dont l'issue est irr&#233;versible, le niveau de protection attendu doit &#234;tre maximal. Les recours soutiennent ainsi que la loi ne peut se contenter de garanties proc&#233;durales ordinaires lorsque le discernement, l'autonomie ou la capacit&#233; &#224; exprimer une volont&#233; stable peuvent &#234;tre alt&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. L'absence de contr&#244;le judiciaire adapt&#233; pour une d&#233;cision portant sur la vie et la mort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre argument particuli&#232;rement fort concerne le r&#244;le du juge. Les recours contestent le fait que le contentieux du nouveau droit &#224; l'aide &#224; mourir soit principalement renvoy&#233; au juge administratif, alors m&#234;me qu'il s'agit d'une d&#233;cision portant sur l'exercice d'une libert&#233; personnelle et sur une cons&#233;quence irr&#233;versible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recours parlementaire soutient que la cr&#233;ation d'un droit de mettre fin &#224; sa vie, sans contr&#244;le de l'autorit&#233; judiciaire et sans possibilit&#233; effective pour les proches ou les tiers de faire obstacle &#224; une d&#233;cision potentiellement irr&#233;guli&#232;re, pourrait m&#233;conna&#238;tre les exigences de l'article 66 de la Constitution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recours du Pr&#233;sident du S&#233;nat pose plus pr&#233;cis&#233;ment la question de savoir si le contentieux d'une question &#171; de vie ou de mort &#187; peut &#234;tre confi&#233; au seul juge administratif, alors que le Conseil d'&#201;tat lui-m&#234;me avait estim&#233; qu'il n'&#233;tait pas &#233;tabli qu'une bonne administration de la justice justifie de d&#233;roger aux r&#232;gles habituelles de comp&#233;tence entre les deux ordres de juridiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument le plus fort consiste ici &#224; soutenir que l'importance de l'enjeu impose une protection juridictionnelle &#224; la hauteur de l'irr&#233;versibilit&#233; de la d&#233;cision, et que l'absence de contr&#244;le judiciaire suffisamment effectif peut transformer une proc&#233;dure m&#233;dicale en d&#233;cision pratiquement soustraite &#224; tout contr&#244;le ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Une conciliation insuffisante avec les libert&#233;s de conscience, d'association et d'entreprendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le recours du Pr&#233;sident du S&#233;nat met en avant un grief institutionnel particuli&#232;rement original : l'obligation faite &#224; certains &#233;tablissements de permettre la mise en &#339;uvre de l'aide &#224; mourir pourrait porter atteinte &#224; la libert&#233; de conscience, &#224; la libert&#233; d'association et &#224; la libert&#233; d'entreprendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;tablissements priv&#233;s, notamment ceux dont le projet repose sur une conception sp&#233;cifique de l'accompagnement de la fin de vie ou sur une activit&#233; de soins palliatifs, pourraient &#234;tre contraints d'accueillir un acte directement contraire &#224; leur projet institutionnel. Le recours souligne que certaines structures consid&#232;rent l'aide &#224; mourir comme incompatible avec leur engagement et que la loi ne rechercherait pas une conciliation suffisante entre ces libert&#233;s et l'objectif poursuivi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le grief est d'autant plus sensible que la libert&#233; d'association poss&#232;de une valeur constitutionnelle et que la libert&#233; de conscience est &#233;galement prot&#233;g&#233;e. Le recours soutient que le l&#233;gislateur ne peut imposer uniform&#233;ment l'accomplissement ou l'accueil d'un acte qui, pour certaines structures, constitue la n&#233;gation m&#234;me de leur projet associatif ou de leur conception &#233;thique des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusions, la motivation la plus percutante des recours r&#233;side finalement dans une critique globale de l'&#233;quilibre de la loi. Les saisines ne contestent pas seulement tel ou tel crit&#232;re technique : elles soutiennent que le l&#233;gislateur aurait plac&#233; au premier plan la volont&#233; individuelle de mourir sans apporter des garanties &#233;quivalentes pour prot&#233;ger la vie, la dignit&#233; et les personnes vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur du contentieux constitutionnel peut donc &#234;tre r&#233;sum&#233; ainsi : plus la loi ouvre un droit irr&#233;versible &#224; provoquer la mort, plus elle doit d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment son champ, v&#233;rifier rigoureusement la libert&#233; et la stabilit&#233; du consentement, prot&#233;ger sp&#233;cifiquement les personnes vuln&#233;rables et organiser un contr&#244;le juridictionnel effectif. Les recours soutiennent que ces exigences ne sont pas suffisamment satisfaites, en particulier en raison de la notion de &#171; phase avanc&#233;e &#187;, du d&#233;lai minimal de deux jours, de la faiblesse des garanties applicables aux majeurs prot&#233;g&#233;s et de l'insuffisance du contr&#244;le juridictionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette combinaison &#8212; impr&#233;cision du champ, fragilit&#233; du consentement, vuln&#233;rabilit&#233; des personnes concern&#233;es, insuffisance du contr&#244;le &#8212; qui constitue l'argumentaire le plus susceptible de donner au Conseil constitutionnel un fondement pour censurer certaines dispositions ou imposer une interpr&#233;tation constitutionnellement conforme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>GPA : le fait ne cr&#233;e pas le droit </title>
		<link>https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/gpa-le-fait-ne-cree-pas-le-droit</link>
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		<dc:date>2026-06-16T07:08:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

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&lt;p&gt;La tribune de Rapha&#235;l Enthoven intitul&#233;e &#171; GPA : le fait et le droit &#187; (Franc-Tireur, 10 juin 2026) repose sur une opposition artificielle entre le r&#233;el et le principe. Son argument central est simple : lorsqu'une pratique sociale existe durablement, le droit devrait finir par la reconna&#238;tre. &#192; ses yeux, refuser cette reconnaissance reviendrait &#224; sacrifier les faits sur l'autel des principes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette th&#232;se peut sembler s&#233;duisante par son apparente mod&#233;ration. Pourtant, elle repose sur une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/fait-droit-e3731.jpg?1785233880' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La tribune de Rapha&#235;l Enthoven intitul&#233;e &#171; GPA : le fait et le droit &#187; (Franc-Tireur, 10 juin 2026) repose sur une opposition artificielle entre le r&#233;el et le principe. Son argument central est simple : lorsqu'une pratique sociale existe durablement, le droit devrait finir par la reconna&#238;tre. &#192; ses yeux, refuser cette reconnaissance reviendrait &#224; sacrifier les faits sur l'autel des principes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#232;se peut sembler s&#233;duisante par son apparente mod&#233;ration. Pourtant, elle repose sur une erreur philosophique fondamentale : la confusion entre ce qui est et ce qui doit &#234;tre. Le droit ne na&#238;t pas du fait mais de la v&#233;rit&#233; sur le bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Aristote jusqu'&#224; saint Thomas d'Aquin, toute la tradition philosophique occidentale distingue soigneusement le fait et le bien. Une r&#233;alit&#233; existe ; cela ne signifie pas qu'elle soit bonne, juste ou digne d'&#234;tre reconnue comme un droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint Jean-Paul II, dans Veritatis Splendor (1993), rappelait que la libert&#233; humaine n'est pas la source du bien et du mal. Elle doit au contraire se conformer &#224; une v&#233;rit&#233; morale qui la pr&#233;c&#232;de : &#171; La libert&#233; ne cr&#233;e pas les valeurs ; elle les d&#233;couvre et les accueille. &#187; L'homme ne produit pas la v&#233;rit&#233; morale &#224; partir de ses d&#233;sirs. Il la re&#231;oit d'une nature humaine qui poss&#232;de une signification propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t XVI d&#233;veloppa la m&#234;me id&#233;e en d&#233;non&#231;ant ce qu'il appelait la &#171; dictature du relativisme &#187;, c'est-&#224;-dire la r&#233;duction de la morale &#224; la somme des pr&#233;f&#233;rences individuelles ou des &#233;volutions soci&#233;tales. Si le simple fait suffisait &#224; fonder le droit, aucune norme ne pourrait subsister. Car le vol existe. La corruption existe. Le trafic de stup&#233;fiants existe. Le harc&#232;lement existe. Le viol existe. Les mafias existent. Faut-il pour autant les transformer en droits ? L'argument devient alors manifestement absurde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'erreur du positivisme juridique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul II critique explicitement les doctrines qui font d&#233;pendre le bien moral du consensus social ou de l'&#233;volution des pratiques. Lorsque le droit cesse de rechercher ce qui est juste pour se contenter d'enregistrer les comportements dominants, il renonce &#224; sa vocation propre. Le droit devient alors un simple miroir des rapports de force ou des revendications particuli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or une soci&#233;t&#233; ne se construit pas sur l'addition des d&#233;sirs individuels. Elle se construit sur la recherche du bien commun. Saint Thomas d&#233;finissait la loi comme : &#171; Une ordonnance de la raison en vue du bien commun. &#187; Cette d&#233;finition demeure d'une actualit&#233; remarquable. Le r&#244;le de la loi n'est pas de satisfaire toutes les demandes qui &#233;mergent dans la soci&#233;t&#233;. Il est de discerner quelles demandes servent authentiquement la dignit&#233; humaine et lesquelles la blessent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le drame de la GPA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'existence d'un ph&#233;nom&#232;ne social n'est jamais un argument suffisant pour sa l&#233;gitimation juridique. Le v&#233;ritable d&#233;bat n'est donc pas de savoir si la GPA existe. La question est de savoir si elle est juste. Or la GPA transforme objectivement l'enfant en objet d'un contrat. Elle introduit dans la filiation une logique marchande ou contractuelle qui subordonne l'existence d'un &#234;tre humain au projet d'autrui. L'enfant cesse d'&#234;tre accueilli comme un don pour devenir l'objet d'une commande. Cette r&#233;alit&#233; demeure, m&#234;me lorsque les intentions des adultes sont sinc&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le primat du bien commun&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;glise enseigne constamment que le bien commun poss&#232;de une priorit&#233; sur les int&#233;r&#234;ts particuliers. Le Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique d&#233;finit le bien commun comme : &#171; L'ensemble des conditions sociales qui permettent aux personnes d'atteindre plus pleinement et plus facilement leur perfection. &#187; La question centrale n'est donc pas : &#171; Que d&#233;sirent certains individus ? &#187; La question est : &#171; Quelle conception de l'homme et de la soci&#233;t&#233; voulons-nous transmettre ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une soci&#233;t&#233; digne de ce nom ne peut &#234;tre organis&#233;e autour de la satisfaction illimit&#233;e des d&#233;sirs. Tous les d&#233;sirs ne cr&#233;ent pas des droits. On peut d&#233;sirer une chose profond&#233;ment sans qu'elle soit moralement l&#233;gitime. Le d&#233;sir d'enfant est respectable. Mais il ne cr&#233;e pas un droit &#224; l'enfant. Car un enfant est un sujet de droit ; il n'est jamais l'objet d'un droit.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;glise affirme que la raison elle-m&#234;me peut reconna&#238;tre certains biens fondamentaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; la dignit&#233; de toute personne ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; la v&#233;rit&#233; de la filiation ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; le respect du corps humain ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; la protection des plus vuln&#233;rables ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; l'interdiction de traiter une personne comme un moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces principes ne d&#233;pendent ni des modes ni des majorit&#233;s. Ils appartiennent &#224; ce que la tradition appelle la loi naturelle. Lorsqu'une soci&#233;t&#233; perd confiance dans cette capacit&#233; de la raison &#224; discerner le bien, elle entre dans une logique purement proc&#233;durale o&#249; tout devient n&#233;gociable. Elle court alors le risque d'une civilisation sans principes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut regretter que toute r&#233;sistance aux &#233;volutions sociales soit d&#233;nonc&#233;e comme une crispation id&#233;ologique. L'histoire montre exactement l'inverse. Les grandes catastrophes politiques du XXe si&#232;cle ont pr&#233;cis&#233;ment commenc&#233; lorsque le droit s'est d&#233;tach&#233; de toute r&#233;f&#233;rence &#224; une v&#233;rit&#233; objective sur l'homme. Une d&#233;mocratie sans valeurs peut facilement se transformer en totalitarisme. Parce que lorsqu'il n'existe plus aucun bien objectif, le plus fort finit toujours par imposer son d&#233;sir. La question est de savoir quels principes permettent encore &#224; une soci&#233;t&#233; de demeurer humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une civilisation qui ne reconna&#238;t plus l'existence d'un bien objectif finit par r&#233;duire le droit &#224; la gestion des int&#233;r&#234;ts concurrents. Elle ne prot&#232;ge plus les plus faibles ; elle arbitre seulement les revendications des plus puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La GPA pose une question bien plus profonde que celle de la reconnaissance juridique d'une pratique d&#233;j&#224; existante. Elle interroge la conception m&#234;me de la personne humaine, de la filiation, du corps et du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une civilisation ne s'effondre pas lorsqu'elle manque de d&#233;sirs. Elle s'effondre lorsqu'elle ne sait plus distinguer entre ce qui est possible et ce qui est juste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>DISCOURS DU PAPE L&#201;ON XIV : Pr&#233;sentation de la lettre encyclique MAGNIFICA HUMANITAS</title>
		<link>https://serviceproinfo.fr/tribune/article/discours-du-pape-leon-xiv-presentation-de-la-lettre-encyclique-magnifica</link>
		<guid isPermaLink="true">https://serviceproinfo.fr/tribune/article/discours-du-pape-leon-xiv-presentation-de-la-lettre-encyclique-magnifica</guid>
		<dc:date>2026-05-26T13:11:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>Pape L&#233;on XIV</dc:creator>
		


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>le Saint-Si&#232;ge aux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux religions</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Salle du Synode, lundi 25 mai 2026 &lt;br class='autobr' /&gt;
Chers fr&#232;res et s&#339;urs, &lt;br class='autobr' /&gt;
Je voudrais vous remercier tous d'&#234;tre pr&#233;sents ici aujourd'hui et de votre int&#233;r&#234;t. Je remercie sinc&#232;rement tous ceux qui ont organis&#233; cette rencontre aujourd'hui, et en particulier ceux qui ont partag&#233; leurs comp&#233;tences et leurs exp&#233;riences dans les diff&#233;rentes r&#233;flexions que nous avons &#233;cout&#233;es. Je voudrais remercier en particulier M. Olah d'avoir accept&#233; notre invitation. &#192; mon tour, au nom de l'&#201;glise, j'accepte votre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/le-saint-siege-aux-medias" rel="tag"&gt;le Saint-Si&#232;ge aux m&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/formation-aux-religions" rel="tag"&gt;formation aux religions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Salle du Synode, lundi 25 mai 2026&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais vous remercier tous d'&#234;tre pr&#233;sents ici aujourd'hui et de votre int&#233;r&#234;t. Je remercie sinc&#232;rement tous ceux qui ont organis&#233; cette rencontre aujourd'hui, et en particulier ceux qui ont partag&#233; leurs comp&#233;tences et leurs exp&#233;riences dans les diff&#233;rentes r&#233;flexions que nous avons &#233;cout&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je voudrais remercier en particulier M. Olah d'avoir accept&#233; notre invitation. &#192; mon tour, au nom de l'&#201;glise, j'accepte votre invitation &#224; marcher ensemble, &#224; &#233;couter et &#224; parler, et &#224; chercher ensemble le chemin pour l'humanit&#233; en cette &#232;re de l'intelligence artificielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel grand signe d'esp&#233;rance que, malgr&#233; nos diff&#233;rences, nous puissions nous &#233;couter les uns les autres. Cet &#233;change indique clairement la gravit&#233; du moment, mais aussi la confiance que, ensemble, nous pouvons discerner les questions les plus importantes de notre temps et donc l'avenir de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux moments cl&#233;s de l'histoire, l'&#201;glise est appel&#233;e &#224; d&#233;chiffrer les &#171; choses nouvelles &#187; &#224; la lumi&#232;re de l'&#201;vangile et de la dignit&#233; de l'&#234;tre humain. Il y a 135 ans, mon v&#233;n&#233;rable pr&#233;d&#233;cesseur L&#233;on XIII observait la situation des ouvriers des usines, de leurs familles d&#233;racin&#233;es et des nouvelles formes de pauvret&#233; g&#233;n&#233;r&#233;es par la rapide transformation industrielle. Il comprit que l'&#201;glise ne pouvait rester &#233;loign&#233;e. &#192; un tournant historique mena&#231;ant la dignit&#233; humaine, l'Encyclique Rerum novarum exprima sa parole &#233;vang&#233;lique et sociale sur les &#171; choses nouvelles &#187; en cours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, nous nous trouvons face &#224; une transformation d'une ampleur similaire, avec des cons&#233;quences peut-&#234;tre encore plus grandes. L'intelligence artificielle touche d&#233;j&#224; de nombreux domaines de notre vie et influence des d&#233;cisions qui fa&#231;onnent la coexistence humaine. Elle transforme &#233;galement de mani&#232;re dramatique la fa&#231;on dont les guerres sont men&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le pr&#233;c&#233;dent &#171; L&#233;on &#187;, je me sens appel&#233; &#224; regarder une autre immense transformation avec les yeux de la foi, avec la lucidit&#233; de la raison, avec une ouverture au myst&#232;re, et avec les cris des pauvres et de la terre qui r&#233;sonnent dans mon c&#339;ur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Magnifica humanitas est n&#233;e de cette &#233;coute, comme le fit L&#233;on XIII. J'ai &#233;cout&#233; des scientifiques et des ing&#233;nieurs qui travaillent avec un enthousiasme sinc&#232;re sur des technologies capables de soulager d'immenses souffrances ; des responsables politiques et des fonctionnaires publics qui ont recherch&#233; avec t&#233;nacit&#233; des r&#232;gles justes ; des parents et des enseignants profond&#233;ment pr&#233;occup&#233;s pour l'avenir des jeunes g&#233;n&#233;rations.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres voix, tr&#232;s pr&#233;occupantes, me sont &#233;galement parvenues au sujet de syst&#232;mes d'armes de plus en plus autonomes, qui &#233;chappent pratiquement &#224; toute capacit&#233; humaine de les r&#233;guler de fa&#231;on efficace. J'entends des r&#233;cits tr&#232;s pr&#233;occupants d'algorithmes capables de bloquer l'acc&#232;s aux soins de sant&#233;, &#224; l'emploi et &#224; la s&#233;curit&#233; sur la base de donn&#233;es teint&#233;es de pr&#233;jug&#233;s et d'injustice. Et j'ai entendu le silence de ceux qui n'ont pas de voix lorsque des d&#233;cisions sont prises &#8212; des d&#233;cisions susceptibles d'engendrer de nouvelles formes d'exclusion et de souffrance.&lt;br class='autobr' /&gt;
De cette &#233;coute a m&#251;ri une conviction troublante exprim&#233;e dans Magnifica humanitas : l'intelligence artificielle doit &#234;tre d&#233;sarm&#233;e. Le mot est fort, je le sais, mais il a &#233;t&#233; choisi d&#233;lib&#233;r&#233;ment, parce que ce moment exige des paroles capables d'attirer l'attention, de r&#233;veiller les consciences et d'indiquer le chemin &#224; suivre pour l'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;glise &#339;uvre depuis longtemps pour le d&#233;sarmement nucl&#233;aire, consciente que tout grand pouvoir technique peut affecter la vie des personnes et doit donc &#234;tre accompagn&#233; d'un discernement moral ad&#233;quat et d'un contr&#244;le public. Le d&#233;sarmement nucl&#233;aire demeure un service &#224; la paix et &#224; la dignit&#233; de la famille humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, l'intelligence artificielle exige aujourd'hui d'&#234;tre &#171; d&#233;sarm&#233;e &#187;, lib&#233;r&#233;e des logiques qui la transforment en instrument de domination, d'exclusion et de mort. Comme l'&#233;nergie nucl&#233;aire, elle doit &#234;tre au service de tous et du bien commun. Les d&#233;cisions concernant la technologie ne doivent jamais &#234;tre s&#233;par&#233;es de la conscience et de la responsabilit&#233;. &#171; Ne nous endormons pas, comme font les autres &#187;, avertissait l'ap&#244;tre Paul, &#171; mais restons &#233;veill&#233;s &#187; (1 Th 5, 6). Une telle vigilance est n&#233;cessaire aujourd'hui. La paix, qui n'est pas seulement l'absence de guerre, est la justice &#224; l'&#339;uvre. Mais lorsque la technologie affaiblit notre sens critique, la paix elle-m&#234;me est en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sarmer, cependant, ne suffit pas. Nous devons construire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mot &#171; construire &#187; me rappelle mes ann&#233;es comme missionnaire au P&#233;rou. En 2017, des pluies torrentielles et des inondations frapp&#232;rent le nord du pays : de nombreuses familles virent leurs maisons englouties par la boue, ainsi que de nombreuses routes. L&#224;, j'ai appris que reconstruire ne signifie pas simplement remplacer ce qui a &#233;t&#233; d&#233;truit. Cela signifie r&#233;parer les liens, restaurer la confiance et r&#233;veiller l'esp&#233;rance en l'avenir. De plus, personne ne reconstruit seul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Magnifica humanitas, je parle du proph&#232;te biblique N&#233;h&#233;mie. Devant les murs d&#233;truits de J&#233;rusalem, il rassemble un peuple d&#233;courag&#233; afin de donner lieu &#224; une renaissance. L'image des murs ne l&#233;gitime pas les fermetures ni les divisions, mais invite chacun &#224; apporter sa contribution. Brique apr&#232;s brique, une coexistence plus juste prend forme, capable de sauvegarder la dignit&#233; de tous. L'effort de N&#233;h&#233;mie parle &#224; notre temps. L'intelligence artificielle peut devenir un chantier de l'histoire inscrit dans un horizon de communion, o&#249; le progr&#232;s technique apprend &#224; servir la vie humaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Que chacun prenne garde &#224; la mani&#232;re dont il b&#226;tit &#187; (1 Co 3, 10), avertit saint Paul. Il ne craint pas le chantier ; il met plut&#244;t en garde contre une construction sans fondations solides. N'ayons pas peur de l'intelligence artificielle, mais gardons toujours &#224; l'esprit la question de l'humain. Nous ne pouvons pas &#234;tre n&#233;gligents avec nos instruments techniques les plus puissants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vrai d&#233;veloppement, affirme saint Paul VI, concerne toujours &#171; tout homme et tout l'homme &#187;. &#171; Tout homme &#187; signifie qu'aucune personne ne doit &#234;tre laiss&#233;e en marge de la transformation num&#233;rique. &#171; Tout l'homme &#187; signifie que personne ne doit &#234;tre r&#233;duit &#224; sa productivit&#233;, &#224; ses performances cognitives ou &#224; de simples donn&#233;es. La personne porte en elle une libert&#233;, une int&#233;riorit&#233; et une vocation &#224; aimer et &#224; adorer qu'aucune machine ne peut remplacer ni emp&#234;cher.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est qu'&#224; travers une telle vision int&#233;grale que l'intelligence artificielle peut &#234;tre orient&#233;e vers le bien commun. Ce n'est qu'ensemble &#8212; ceux qui con&#231;oivent les syst&#232;mes et ceux qui en subissent les effets, les pays les plus riches et les pays plus pauvres, les institutions et les personnes, les centres de pouvoir et les p&#233;riph&#233;ries &#8212; que nous pourrons construire un avenir non pour quelques privil&#233;gi&#233;s, mais pour toute la famille humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est la civilisation de l'amour dont parlait saint Paul VI et que saint Jean-Paul II proclamait avec tant de force comme horizon &#224; rechercher ensemble. Ce n'est pas un r&#234;ve na&#239;f. C'est une direction. C'est le chemin que J&#233;sus-Christ ouvre dans l'histoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi l'&#201;glise souhaite, avec humilit&#233; et franchise, participer aux discussions sur l'intelligence artificielle. Nous ne poss&#233;dons pas de r&#233;ponses techniques et nous ne cherchons pas &#224; remplacer ceux qui poss&#232;dent des comp&#233;tences. Mais nous apportons une sagesse concernant l'&#234;tre humain dont notre &#233;poque a d&#233;sesp&#233;r&#233;ment besoin : chaque personne est unique et irrempla&#231;able, sujet libre et intelligent dot&#233; d'une conscience, capable de chercher Dieu, de servir les autres et de prendre soin de notre maison commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'invite donc tous les membres de l'&#201;glise et de la famille humaine : apprenons &#224; nous &#233;couter les uns les autres, affrontons les d&#233;fis actuels avec courage et coop&#233;rons &#224; l'&#233;dification d'une soci&#233;t&#233; plus humaine et plus fraternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette pr&#233;sentation de Magnifica humanitas, emportez s'il vous pla&#238;t avec vous un engagement &#224; demeurer &#233;veill&#233;s et, en tant qu'&#171; artisans d'esp&#233;rance &#187;, &#224; continuer de construire le chantier de notre temps. Puisse l'Esprit du Seigneur J&#233;sus ressuscit&#233; soutenir notre travail commun.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je confie chacun de vous &#224; notre M&#232;re Marie. Son Magnificat chante la grandeur de Dieu qui &#233;l&#232;ve les humbles. Qu'elle nous apprenne &#224; reconna&#238;tre la v&#233;ritable grandeur de chaque homme et de chaque femme dans l'amour et le service. Que le Seigneur rende f&#233;conde la grande &#339;uvre que nous confions aujourd'hui &#224; sa gr&#226;ce, en faisant m&#251;rir dans l'histoire la civilisation de l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sur vous tous, j'invoque de tout c&#339;ur la b&#233;n&#233;diction de Dieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Quand la mort devient une politique publique</title>
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		<dc:date>2026-04-27T08:08:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cet entretien, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aum&#244;nier des parlementaires et directeur du Service pour les Professionnels de l'Information, d&#233;veloppe une critique s&#233;v&#232;re de la l&#233;galisation de l'euthanasie, qu'il qualifie de &#171; politique publique &#187; visant &#224; transformer la gestion de la fin de vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Laurent Stalla Bourdillon d&#233;nonce une forme d'id&#233;ologie &#233;tatique o&#249; l'euthanasie devient une norme impos&#233;e, risquant de fragiliser les fondements &#233;thiques de la soci&#233;t&#233; et de nier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/tocsin-00060.jpg?1785258555' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cet entretien, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aum&#244;nier des parlementaires et directeur du Service pour les Professionnels de l'Information, d&#233;veloppe une critique s&#233;v&#232;re de la l&#233;galisation de l'euthanasie, qu'il qualifie de &#171; politique publique &#187; visant &#224; transformer la gestion de la fin de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Stalla Bourdillon d&#233;nonce une forme d'id&#233;ologie &#233;tatique o&#249; l'euthanasie devient une norme impos&#233;e, risquant de fragiliser les fondements &#233;thiques de la soci&#233;t&#233; et de nier la dimension spirituelle de l'existence humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision utilitariste de l'homme, o&#249; l'individu est r&#233;duit &#224; sa simple dimension biologique, occultant ainsi la transcendance et la dignit&#233; intrins&#232;que de chaque vie, m&#234;me dans la souffrance remet en cause la nature humaine. P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon rappelle que le r&#244;le de la politique devrait &#234;tre de garantir les conditions du plein d&#233;veloppement de l'humain et de favoriser le soin mutuel au sein du corps social, plut&#244;t que de l&#233;gif&#233;rer sur le &#171; consentement &#224; la mort &#187;. Surtout, il est urgent de s'inqui&#233;ter de la requalification de l'euthanasie en &#171; mort naturelle &#187; par certains textes l&#233;gislatifs, y voyant une manipulation s&#233;mantique dangereuse pour la lucidit&#233; du d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette analyse, le p&#232;re Stalla-Bourdillon plaide pour une red&#233;couverte de la mort comme passage plut&#244;t que comme simple fin, appelant la soci&#233;t&#233; &#224; la responsabilit&#233; collective face &#224; la vuln&#233;rabilit&#233;, plut&#244;t qu'&#224; une r&#233;ponse technocratique ou individuelle de suppression de la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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 <item xml:lang="fr">
		<title>L'humanit&#233; au d&#233;fi de son unit&#233;</title>
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		<dc:date>2026-03-17T07:15:46Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Voici un bref extrait de la conf&#233;rence donn&#233;e le jeudi 5 mars 2026, &#224; la basilique de Fourvi&#232;re. &#171; Je voudrais vous partager un extrait de la lettre encyclique du Pape Fran&#231;ois, &#171; Fratelli tutti &#187; sur la fraternit&#233; et l'amiti&#233; sociale. Lorsque le pape Fran&#231;ois porte son attention sur la famille humaine aujourd'hui, il a en t&#234;te une r&#233;alit&#233; assez spectaculaire : nous sommes aujourd'hui sur terre, une famille humaine compos&#233;e de 8,2 milliards de fr&#232;res et s&#339;urs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette famille humaine &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/careme-613d4.jpg?1785258553' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici un bref extrait de la conf&#233;rence donn&#233;e le jeudi 5 mars 2026, &#224; la basilique de Fourvi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je voudrais vous partager un extrait de la lettre encyclique du Pape Fran&#231;ois, &#171; Fratelli tutti &#187; sur la fraternit&#233; et l'amiti&#233; sociale. Lorsque le pape Fran&#231;ois porte son attention sur la famille humaine aujourd'hui, il a en t&#234;te une r&#233;alit&#233; assez spectaculaire : nous sommes aujourd'hui sur terre, une famille humaine compos&#233;e de 8,2 milliards de fr&#232;res et s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette famille humaine &#233;tait compos&#233;e en 1970 de 3,7 milliards de membres. En 2010, soit 40 ans plus tard, la famille humaine &#233;tait compos&#233;e de 7,4 milliards de personnes. 1970-2010, la population mondiale a &#233;t&#233; multipli&#233;e par deux en l'espace de 40 ans. Cela ne s'&#233;tait jamais produit dans l'histoire et cela ne se reproduira plus jamais. En effet, dans les 40 prochaines ann&#233;es, la population mondiale va augmenter de moiti&#233;, elle ne va pas doubler. Le fait que la population mondiale ait doubl&#233; en l'espace de 40 ans est une situation absolument unique. Toutes les &#233;poques sont uniques mais notre g&#233;n&#233;ration vit quelque chose de sp&#233;cifique, parce qu'en l'espace d'un clignement d'&#339;il - 40 ans sont vite pass&#233;s - il faut apprendre &#224; tout partager : l'espace, les ressources, l'eau, les r&#233;coltes, les min&#233;raux&#8230; C'est &#224; dire combien l'humanit&#233; au XXI&#232;me si&#232;cle est au d&#233;fi de son unit&#233; ! Ce que le Pape nous dit, c'est que nous avons un avenir commun et cet avenir nous devons choisir de le vivre selon un mode de fraternit&#233;, de partage. Personne ne peut penser son bonheur sur le dos des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous propose encore un bref extrait du num&#233;ro 17 de Fratelli tutti. Fran&#231;ois &#233;crit : &#171; il est pr&#233;visible que face &#224; l'&#233;puisement de certaines ressources se cr&#233;ent progressivement un sc&#233;nario favorable &#224; de nouvelles guerres d&#233;guis&#233;es, en revendication noble. &#187; Il avait du flair ! La question est l&#224;, c'est l'actualit&#233; quotidienne. Comment arriverons-nous &#224; partager ce qui est de l'ordre du bien commun pour l'humanit&#233; ? Il ajoutait au num&#233;ro 43 : &#171; les relations virtuelles, les relations technologiques qui dispensent de l'effort de cultiver une amiti&#233;, une r&#233;ciprocit&#233; stable ou m&#234;me un consensus se renfor&#231;ant &#224; la faveur du temps, ne sont sociales qu'en apparence. Elles ne construisent pas vraiment un &#171; nous &#187; mais d'ordinaire dissimule et amplifie le m&#234;me individualisme qui se manifeste dans la x&#233;nophobie et le m&#233;pris des faibles. La connexion num&#233;rique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l'humanit&#233;. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors &lt;a href=&#034;https://www.serviceproinfo.fr/IMG/pdf/a5_rovo_care_me_fourvie_re_2026.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'horizon de ce car&#234;me&lt;/a&gt;, nous recevons ensemble l'invitation &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qui fait l'unit&#233; de l'humanit&#233;. Quand nous voyons le monde aujourd'hui, nous chr&#233;tiens, avons la responsabilit&#233; de vouloir, de penser et de nous mettre au service de son unit&#233;. A quoi verrons-nous des chr&#233;tiens demain ? A leur service de l'unit&#233; de la famille humaine, car souvenez-vous toujours, que la joie de Dieu est dans la communion des hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le vertige de la bio&#233;thique</title>
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		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'ouverture des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, la liste des th&#232;mes propos&#233;s donne le vertige, non seulement par leur technicit&#233;, mais parce qu'ils dessinent en creux une certaine id&#233;e de l'&#234;tre humain : il y appara&#238;t d'abord comme un assemblage de donn&#233;es g&#233;n&#233;tiques, de r&#233;seaux neuronaux, d'organes &#233;changeables, de fonctions reproductives, de flux d'informations et de param&#232;tres environnementaux. Or il est philosophiquement impossible de r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement sur l'humain en faisant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/etatsgeneraux-c27e7.jpg?1785258553' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'ouverture des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, la liste des th&#232;mes propos&#233;s donne le vertige, non seulement par leur technicit&#233;, mais parce qu'ils dessinent en creux une certaine id&#233;e de l'&#234;tre humain : il y appara&#238;t d'abord comme un assemblage de donn&#233;es g&#233;n&#233;tiques, de r&#233;seaux neuronaux, d'organes &#233;changeables, de fonctions reproductives, de flux d'informations et de param&#232;tres environnementaux. Or il est philosophiquement impossible de r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement sur l'humain en faisant l'&#233;conomie d'une juste connaissance de sa nature. Si nous ne savons plus ce qu'est un homme &#8211; un sujet libre, responsable, irr&#233;ductible &#224; ses composantes biologiques &#8211; nous ne pouvons que l'ab&#238;mer : nous le traitons comme un mat&#233;riau disponible, un support d'innovations, un objet de gestion ou de commerce. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans une anthropologie claire qui fonde la dignit&#233; humaine, les meilleures intentions scientifiques se retournent en violence symbolique ou r&#233;elle, parce qu'aucune limite intelligible ne vient dire : &#8220;ici, on ne touche plus &#224; la personne, on ne touche plus &#224; son corps&#8221;. Mais qui nous dira ce qu'est vraiment l'humain ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'enjeu central des religions et l'immense service qu'elles rendent &#224; nos soci&#233;t&#233;s. L'objet du Christianisme est pr&#233;cis&#233;ment la nature de l'&#234;tre humain d&#233;voil&#233;e dans sa forme terminale, dans son devenir parfaitement accomplie : nous parlons alors de d&#233;ification ou de divinisation. Seule la place de Dieu dans les consciences, soustrait l'homme au pouvoir de l'homme. Sans accueil d'une anthropologie r&#233;v&#233;l&#233;e, Dieu r&#233;v&#233;lant le myst&#232;re de l'homme, les sciences de l'homme, livr&#233;es &#224; elles&#8209;m&#234;mes, n'aboutissent pas spontan&#233;ment &#224; plus d'humanit&#233;. Elles ont besoin d'&#234;tre &#233;clair&#233;es par une r&#233;flexion sur ce qui fait qu'un &#234;tre n'est jamais seulement un moyen, mais toujours une fin. La fin de l'homme est la communion &#224; la vie de Dieu. Faute de cette boussole, les d&#233;bats bio&#233;thiques risquent de n'&#234;tre que la mise en sc&#232;ne d'un d&#233;placement progressif du curseur, toujours dans le m&#234;me sens : celui d'un humain r&#233;duit &#224; la mat&#233;rialit&#233; de son corps, priv&#233; d'&#226;me et livr&#233;, pi&#232;ce par pi&#232;ce, aux logiques du march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#234;tre humain est vuln&#233;rable deux fois. Il l'est d'abord dans la fragilit&#233; &#233;vidente de son corps, expos&#233; &#224; la maladie, &#224; la douleur, au temps. Mais il l'est plus encore dans la fragilit&#233; de l'id&#233;e qu'il se fait de lui&#8209;m&#234;me : selon que l'homme se pense comme un simple produit de forces anonymes ou comme un &#234;tre appel&#233; par un Autre &#224; l'&#233;ternit&#233;, il n'accorde pas &#224; sa propre vie &#8211; ni &#224; celle d'autrui &#8211; la m&#234;me valeur. Si rien ne garantit, au&#8209;del&#224; de nos opinions changeantes, que chaque personne est voulue et aim&#233;e par Dieu, alors la limite entre respect et utilisation devient floue, r&#233;visable au gr&#233; des int&#233;r&#234;ts scientifiques, &#233;conomiques ou politiques. La R&#233;v&#233;lation, en affirmant la vocation divine de l'&#234;tre humain, pose un principe de r&#233;sistance int&#233;rieure : nul, f&#251;t&#8209;il le plus sage des savants, n'a le droit de traiter l'humain comme une mati&#232;re premi&#232;re pour ses projets cr&#233;ateurs, parce que chaque personne est d&#233;j&#224; l'&#339;uvre d'un Cr&#233;ateur qui l'appelle par son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici les th&#232;mes des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique en 2026 :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Examens g&#233;n&#233;tiques et m&#233;decine g&#233;nomique (notamment la question de l'autorisation ou non des tests g&#233;n&#233;tiques en acc&#232;s libre).&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Neurosciences&lt;br class='autobr' /&gt;
(impacts des avanc&#233;es scientifiques sur le cerveau, cognition, comportement).&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Cellules souches et organo&#239;des (recherche, usages m&#233;dicaux, limites &#233;thiques).&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Transplantations d'organes et x&#233;nogreffes (r&#233;ponse &#224; la p&#233;nurie d'organes, greffes issues d'animaux).&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Procr&#233;ation (PMA post mortem, ROPA - R&#233;ception des Ovocytes de la Partenaire - dans les couples de femmes, gestation pour autrui, diagnostic pr&#233;implantatoire).&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Num&#233;rique, intelligence artificielle et sant&#233; (place de l'humain dans la d&#233;cision m&#233;dicale, protection des donn&#233;es, transparence et confiance).&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Sant&#233;, environnement et climat (liens entre conditions environnementales, changement climatique et sant&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Sobri&#233;t&#233; en m&#233;decine (nouveau th&#232;me) (pertinence des soins, &#233;quilibre entre b&#233;n&#233;fice individuel et int&#233;r&#234;t collectif, usage responsable des ressources).&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Pr&#233;vention en sant&#233; (nouveau th&#232;me) (priorit&#233; donn&#233;e &#224; la pr&#233;vention plut&#244;t qu'au seul traitement).&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Sant&#233; en Outre-mer (nouveau th&#232;me) (sp&#233;cificit&#233;s sanitaires, in&#233;galit&#233;s territoriales, acc&#232;s aux soins).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui est techniquement possible est-il recevable du point de vue &#233;thique ? Comment prot&#233;ger l'Homme en comprenant qu'il n'est pas un bien que l'on transforme ? Quel monde &#233;difions-nous ? Aussi bien pour nous que pour les g&#233;n&#233;rations &#224; venir ? Les questions soulev&#233;es par la r&#233;vision des lois de bio&#233;thique sont tr&#232;s complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://eglise.catholique.fr/les-podcasts-de-la-conference-des-eveques-de-france/podcasts-eglise-bioethique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voici un lien vers les podcasts et le fiches de la Conf&#233;rence des Ev&#234;ques de France sur ces enjeux si importants : https://eglise.catholique.fr/les-podcasts-de-la-conference-des-eveques-de-france/podcasts-eglise-bioethique/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais l'humanit&#233; est au d&#233;fi de la v&#233;rit&#233; de sa signification, de sa dignit&#233;, de sa protection et de son unit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>La souverainet&#233; sur la mort comme point de bascule</title>
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		<dc:date>2025-06-02T13:42:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vertige. Tel est le mot qui s'impose lorsque l'on prend la mesure des cons&#233;quences profondes de la l&#233;galisation de l'euthanasie en France. L'intention peut sembler noble : soulager les souffrances. Mais la rupture qu'elle introduit est irr&#233;versible. Car derri&#232;re les revendications d'un nouveau &#8220;droit&#8221;, se cache une bascule anthropologique majeure : l'&#201;tat dispose d&#233;sormais du pouvoir l&#233;gal de donner la mort. Ce glissement transforme l'&#201;tat protecteur de la vie, en gestionnaire de la mort. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/euthanasie-2-4f32a.jpg?1785357414' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vertige. Tel est le mot qui s'impose lorsque l'on prend la mesure des cons&#233;quences profondes de la l&#233;galisation de l'euthanasie en France. L'intention peut sembler noble : soulager les souffrances. Mais la rupture qu'elle introduit est irr&#233;versible. Car derri&#232;re les revendications d'un nouveau &#8220;droit&#8221;, se cache une bascule anthropologique majeure : l'&#201;tat dispose d&#233;sormais du pouvoir l&#233;gal de donner la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce glissement transforme l'&#201;tat protecteur de la vie, en gestionnaire de la mort. La vie humaine cesse d'&#234;tre un bien intangible. Elle devient conditionnelle, soumise &#224; des crit&#232;res aujourd'hui m&#233;dicaux, et non plus prot&#233;g&#233;e par un principe sup&#233;rieur d'inviolabilit&#233;. &#192; partir du moment o&#249; l'on admet que certaines vies peuvent &#234;tre abr&#233;g&#233;es, d'autres pourront &#234;tre jug&#233;es indignes de vivre. Ce vote des d&#233;put&#233;s fran&#231;ais est l'expression ultime d'une anthropologie r&#233;ductrice, purement mat&#233;rialiste, qui croit servir la libert&#233; en abolissant la douleur par la mort. Cette br&#232;che ouverte sera lourde de cons&#233;quences.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'interdit de tuer n'est pas un vestige religieux, mais le socle de toute soci&#233;t&#233; civilis&#233;e. Il prot&#233;geait d'abord les plus vuln&#233;rables, les personnes malades, les personnes &#226;g&#233;es, les personnes handicap&#233;es ou d&#233;pressives contre la pression implicite de devoir dispara&#238;tre &#8220;raisonnablement&#8221;. Transgresser cet interdit conduit &#224; abandonner la protection inconditionnelle de la vie, pour entrer dans une logique de s&#233;lection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, nous nous souviendrons que les d&#233;put&#233;s ont vot&#233; cette loi au lendemain de la publication d'un rapport sur l'entrisme islamiste. Deux faits en apparence sans lien, mais li&#233;s par une m&#234;me logique : la l&#233;gitimation de la mort administr&#233;e par une autorit&#233;. Si la France l&#233;galise la suppression de la vie de personnes innocentes au nom de leur souffrance, sur quelle base solide pourra-t-elle condamner des r&#233;gimes qui suppriment des vies au nom de la puret&#233; morale ou religieuse ? Ce que redoutait Robert Badinter&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'&#233;tait pas seulement le retour de la peine de mort, mais la r&#233;introduction du principe m&#234;me de la mort l&#233;gale inflig&#233;e par l'&#201;tat. Un pouvoir qu'il ne devrait jamais, jamais poss&#233;der : le pouvoir de trancher entre les vies qui m&#233;ritent d'&#234;tre v&#233;cues et celles qu'il serait l&#233;gitime d'abr&#233;ger. Ce que l'euthanasie inaugure est une extension silencieuse du champ de la mort administr&#233;e et autoris&#233;e, dont nul ne peut dire jusqu'o&#249; elle ira.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; le paradoxe tragique : au nom d'une autonomie exalt&#233;e, d'une libert&#233; de disposer de son corps, nous appelons sans le vouloir le retour d'autres idoles bien plus brutales. Ce que nous justifions ici par la libert&#233; individuelle, d'autres le justifieront demain au nom de leurs principes religieux ou d'un id&#233;al collectif. Une soci&#233;t&#233; qui banalise la mort et la donne, pr&#233;pare le terrain pour celle qui imposera la mort comme solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos parlementaires, souvent hypnotis&#233;s par le d&#233;sir de plaire en accordant des droits nouveaux, manquent de lucidit&#233; sur la r&#233;alit&#233; de la nature spirituelle de l'&#234;tre humain. Sans conscience claire de la profondeur r&#233;elle et spirituelle de la personne, ils semblent croire qu'en mettant fin &#224; la vie du corps, on d&#233;livre des souffrances. Rien n'est moins garanti. En effet, l'&#234;tre humain n'est pas qu'un corps. Il est dou&#233; d'une &#226;me unique, immortelle et irr&#233;ductible &#224; la mati&#232;re du corps. &#192; la mort, on ne perd que son corps. Jamais son histoire. Car tout ce qui nous a fait demeure : le bien comme le mal, la v&#233;rit&#233; comme le mensonge, lumi&#232;re et t&#233;n&#232;bres coexistent en chacun de nous. La mort fait advenir une s&#233;paration, celle de l'&#226;me et du corps. Si le corps meurt en effet, l'&#226;me humaine demeure indestructible. Or, l'&#226;me a &#233;t&#233; sciemment &#233;limin&#233;e de tous les discours pour mieux livrer les corps au pouvoir de la soci&#233;t&#233;. L'&#226;me est simplement cette instance qui nous permet de dire &#171; je &#187;. Ce &#171; je &#187; ne meurt jamais ! Notre soci&#233;t&#233; s'est d&#233;lest&#233;e de la v&#233;rit&#233; la plus essentielle et commune &#224; toutes les civilisations. L'&#226;me, s&#233;par&#233;e du corps, entre dans sa destin&#233;e &#233;ternelle. Elle devient incapable de progresser ou de r&#233;gresser. Elle est comme fig&#233;e dans un &#233;tat &#224; l'instant de la mort. &lt;br class='autobr' /&gt;
La n&#233;gation de cette v&#233;rit&#233; m&#233;taphysique est dramatique. Les d&#233;put&#233;s semblent ignorer qu'une souffrance plus aigu&#235; peut demeurer en l'&#226;me, celle du d&#233;sespoir, du rejet de la Bont&#233; qui nous a offert le cadeau de la vie en ce monde. Qui peut, en v&#233;rit&#233;, pr&#233;sumer de sa capacit&#233; &#224; affronter ce face-&#224;-face ultime sans &#234;tre terrass&#233; d'orgueil ? Voil&#224; pourquoi il est si redoutable d'en h&#226;ter l'instant. Il semble bien que nos d&#233;put&#233;s soient les seuls &#224; ne plus craindre la mort et ce qu'elle provoque. Il y a sur ces questions un interdit, qu'il faut d&#233;noncer. Une confusion qu'il faut clarifier : une v&#233;rit&#233; philosophique et m&#233;taphysique n'est pas d'abord religieuse. Par peur de la seconde, on en &#233;carte la premi&#232;re. Derri&#232;re l'affirmation de la libert&#233; de disposer de soi, c'est en v&#233;rit&#233; une d&#233;faite de la raison et une trahison de la dignit&#233; humaine. H&#226;ter la mort, c'est jouer avec un myst&#232;re que nul ne ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;p&#233;nalisation de l'euthanasie fait du &#171; meurtre &#187;, d&#233;fini par le Code p&#233;nal comme &#171; le fait de donner volontairement la mort &#224; autrui &#187;, une proc&#233;dure d&#233;sormais l&#233;gitime dans certains cas. Car l'euthanasie, ne nous y trompons pas, n'est rien d'autre qu'une forme d'auto-condamnation du malade, d&#233;guis&#233;e en lib&#233;ration. C'est le malade qui, dans sa souffrance extr&#234;me, demande &#224; subir une peine pour &#234;tre d&#233;livr&#233; d'un poids dont personne n'est objectivement coupable. Et l'&#201;tat, au lieu de prot&#233;ger, ex&#233;cute sa demande. Ce geste, f&#251;t-il encadr&#233;, demeure la r&#233;plique, en miroir, de ce que des r&#233;gimes autoritaires pratiquent depuis des si&#232;cles : donner la mort, avec justification. Il faut &#233;largir la focale pour prendre la mesure de notre d&#233;rive ! L'&#201;tat n'a pas le droit de tuer. Il ne l'a jamais eu. Et il ne l'aura jamais sans trahir ce qu'est une civilisation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euthanasie est une loi qui conjugue les trois vents mauvais de notre &#233;poque : le vent de l'indiff&#233;rentisme &#224; l'&#233;gard de la r&#233;alit&#233; de la mort ; le vent du mat&#233;rialisme qui r&#233;duit l'homme &#224; son corps ; le vent de l'individualisme qui fait primer la libert&#233; individuelle sur le bien de tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est encore temps de refuser cette d&#233;faite morale. Notre civilisation n'a pas besoin de l&#233;galiser la mort : elle a besoin de retrouver le sens de la vie. Il n'y a de vraie r&#233;demption que dans l'accueil lucide et courageux de l'existence, jusque dans l'&#233;preuve. Il faut choisir entre une soci&#233;t&#233; fond&#233;e sur le respect de toute personne, aim&#233;e et soutenue jusqu'au terme in&#233;luctable &#224; son heure, ou une soci&#233;t&#233; livr&#233;e &#224; l'arbitraire de la mort l&#233;gitime. La ligne de fracture est l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/actualite-france/nul-ne-peut-retirer-la-vie-a-autrui-dans-une-democratie-quand-robert-badinter-s-opposait-a-l-euthanasie-20240209&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/actualite-france/nul-ne-peut-retirer-la-vie-a-autrui-dans-une-democratie-quand-robert-badinter-s-opposait-a-l-euthanasie-20240209&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>L'euthanasie, une religion qui ne dit pas son nom</title>
		<link>https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/l-euthanasie-une-religion-qui-ne-dit-pas-son-nom</link>
		<guid isPermaLink="true">https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/l-euthanasie-une-religion-qui-ne-dit-pas-son-nom</guid>
		<dc:date>2025-05-26T05:30:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>son</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assist&#233; rel&#232;ve-t-elle d'une religion d&#233;guis&#233;e ? Parce qu'elle impose &#224; toute la soci&#233;t&#233; une vision du monde qui a tous les attributs d'une croyance dogmatique. L'euthanasie n'est pas une loi neutre : c'est un outil de formatage id&#233;ologique. Elle enr&#233;gimente la soci&#233;t&#233; sous l'autorit&#233; d'une doctrine dissimul&#233;e, mais rigoureusement &#233;troite &#8212; celle d'un mat&#233;rialisme int&#233;gral &#233;rig&#233; en v&#233;rit&#233; officielle. Son postulat fondamental, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---1-8-7f38c.jpg?1785357414' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assist&#233; rel&#232;ve-t-elle d'une religion d&#233;guis&#233;e ? Parce qu'elle impose &#224; toute la soci&#233;t&#233; une vision du monde qui a tous les attributs d'une croyance dogmatique. L'euthanasie n'est pas une loi neutre : c'est un outil de formatage id&#233;ologique. Elle enr&#233;gimente la soci&#233;t&#233; sous l'autorit&#233; d'une doctrine dissimul&#233;e, mais rigoureusement &#233;troite &#8212; celle d'un mat&#233;rialisme int&#233;gral &#233;rig&#233; en v&#233;rit&#233; officielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son postulat fondamental, jamais d&#233;battu, jamais nomm&#233;, est celui-ci : l'&#234;tre humain se r&#233;duit &#224; son corps. Rien d'autre n'existe que ce que l'on peut mesurer, peser, constater. L'esprit ? L'&#226;me ? L'&#233;ternit&#233; ? Balay&#233;s d'un revers de main. Ceux qui voteront cette loi ne sont pas les champions de la neutralit&#233; la&#239;que qu'ils pr&#233;tendent &#234;tre. Ils sont les pr&#233;dicateurs d'une nouvelle foi, celle du n&#233;ant. Une foi qui ne dit pas son nom, mais qui impose sa liturgie : l'&#233;limination du souffrant au nom de la compassion. Car dans cette anthropologie-l&#224;, la souffrance est un mal pire que la mort. Ce sont les nouveaux r&#233;dempteurs de la condition humaine : ils soulagent en supprimant les personnes ! D&#232;s lors, faire mourir devient un soin, un geste d'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vision ultra-mat&#233;rialiste de l'&#234;tre humain et nihiliste quant &#224; son destin entre frontalement en opposition avec toutes les sagesses spirituelles de l'humanit&#233;. Car selon celles-ci, l'homme n'est jamais seulement un corps, mais un &#234;tre spirituel, une &#226;me incarn&#233;e. La mort physique ne signifie jamais l'an&#233;antissement d&#233;finitif de la personne. Elle marque une s&#233;paration : l'&#226;me s&#233;par&#233;e de son corps &#224; l'instant de la mort, continue d'exister. Ce que cette loi impose, au fond, c'est une foi n&#233;gative : croire qu'il ne reste rien de la personne apr&#232;s la mort. Sans cette conviction absolue, personne ne s'autoriserait &#224; supprimer un corps sans s'interroger sur l'&#233;tat de l'&#226;me qu'il abrite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euthanasie ne se r&#233;sume pas &#224; l'ouverture d'un droit nouveau &#8212; celui de se supprimer avec l'assistance d'un m&#233;decin &#8212;, elle institue une philosophie nihiliste et une religion civile qui condamne silencieusement quiconque croit que l'&#226;me survit au corps. Car la v&#233;rit&#233; est brutale : personne ne sait si celui qui meurt est r&#233;ellement en &#233;tat de mourir. Disposer de sa mort ne pr&#233;sume pas de sa capacit&#233; r&#233;elle d'affronter la mort. Disposer de la vie de son corps ne pr&#233;sume pas la capacit&#233; d'assurer la f&#233;licit&#233; de son &#226;me. Pourquoi ? Parce qu'&#224; l'instant pr&#233;cis de la mort, l'&#226;me perd son lien au corps. Elle entre dans son &#233;tat d&#233;finitif : elle ne peut plus ni progresser, ni se d&#233;tourner. Elle ne peut plus m&#233;riter ou d&#233;m&#233;riter. Elle est alors instantan&#233;ment jug&#233;e, &#224; la lumi&#232;re de toute sa vie incarn&#233;e, avec ses &#233;lans de bont&#233; et ses &#233;garements dans le mal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle re&#231;oit, &#224; l'heure de sa mort, sa destin&#233;e &#233;ternelle : soit pour entrer dans la lumi&#232;re de la bont&#233; parfaite &#8212; que les croyants nomment &#8220;Dieu&#8221; &#8212;, soit pour une purification n&#233;cessaire afin d'y parvenir, soit pour une obscurit&#233; irr&#233;versible. Cette derni&#232;re issue n'est pas une cruaut&#233; divine, mais la cons&#233;quence du respect absolu de la libert&#233; humaine. Car si l'&#226;me refuse en conscience sa vocation &#224; l'union &#224; la lumineuse V&#233;rit&#233;, rien, pas m&#234;me Dieu, ne viendra la forcer. Elle devra alors affronter ce qu'aucune conscience ne peut fuir : la r&#233;alit&#233; de l'amour qui l'a appel&#233;e &#224; l'existence, qui l'a port&#233;e et aim&#233;e&#8212; et qui fonde le sens m&#234;me de l'existence humaine. L'euthanasie n'est possible que parce qu'elle affirme la totale souverainet&#233; de l'&#234;tre humain sur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or rien, absolument rien, ne permet d'assurer que celui qui meurt &#8212; m&#234;me par choix &#8212; ne souffre pas plus encore, spirituellement, au moment m&#234;me de sa mort. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela que nul ne peut jamais choisir l'heure de sa propre mort sans une insupportable pr&#233;somption. Et c'est pour cela que personne ne peut se croire lucide sur l'&#233;tat r&#233;el de son &#226;me au seuil de l'&#233;ternit&#233;. Mais les partisans de l'euthanasie n'en ont cure : pour eux, l'&#226;me n'existe pas, la vie spirituelle est une illusion, seul le corps compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'euthanasie, en r&#233;alit&#233;, n'est pas une loi : c'est un dogme. Un dogme religieux, impos&#233; &#224; tous, dans un culte savamment organis&#233; autour du n&#233;ant de l'&#226;me. Voici la religion la&#239;que, pouss&#233;e par des fr&#232;res illumin&#233;s, censurant toute libert&#233; de conscience, avec son tribunal de la pens&#233;e qui impose des peines de prisons aux r&#233;fractaires. Quand les parlementaires violent ainsi le principe de neutralit&#233; qu'exige la la&#239;cit&#233;, il n'y a plus lieu de s'&#233;tonner que les fondamentalismes r&#233;apparaissent dans l'espace public. Le respect authentique de la la&#239;cit&#233; aurait exig&#233; que les parlementaires ne l&#233;gif&#232;rent pas en niant la dimension spirituelle de l'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le droit de mourir ? Non, le droit de ne plus jamais avoir aucun droit</title>
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		<dc:date>2025-05-20T06:10:48Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la l&#233;galisation de l'euthanasie et du suicide assist&#233;, comme s'il s'agissait l&#224; d'un nouveau progr&#232;s social, d'un droit moderne enfin accord&#233; aux personnes en fin de vie. La rh&#233;torique bien huil&#233;e du &#171; nouveau droit &#187; est r&#233;p&#233;t&#233;e comme un mantra : droit individuel, droit de choisir sa fin, droit &#224; une mort &#171; digne &#187;&#8230; Et pour faire bonne mesure, on ajoute que ce nouveau droit n'enl&#232;verait rien &#224; personne. Il serait neutre, paisible, presque bienveillant. Bref, la mort sans dommages collat&#233;raux. Mais c'est l&#224; que le grotesque le dispute au cynisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car enfin, quel est ce &#171; droit &#187; qui, pour s'exercer, exige l'an&#233;antissement de celui qui en b&#233;n&#233;ficie ? C'est une r&#232;gle &#233;l&#233;mentaire du droit que toute libert&#233; nouvelle vient s'ajouter &#224; l'ensemble des droits existants, dans une logique d'&#233;largissement de l'autonomie, de la responsabilit&#233;, de la participation &#224; la vie commune. Or ici, ce &#171; droit &#187; ne s'ajoute &#224; rien : il d&#233;truit tout. Absolument tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pr&#233;tendu droit &#224; mourir, une fois exerc&#233;, an&#233;antit le sujet m&#234;me de tous les droits. C'est une imposture conceptuelle, un contresens logique, une absurdit&#233; juridique. Imagine-t-on un instant un d&#233;put&#233; oser d&#233;fendre un &#171; droit &#224; l'esclavage &#187; librement consenti, ou un &#171; droit &#224; dispara&#238;tre civilement &#187; ? Non, parce que de tels actes suppriment le sujet de droit lui-m&#234;me, et rendent caduque toute possibilit&#233; d'exercice des droits. La mort, rappelons-le, est l'imm&#233;diate parution devant l'amour de son Cr&#233;ateur. La mort n'est pas un &#233;tat de la libert&#233;, c'est l'abolition d&#233;finitive de toute libert&#233;. Et pourtant, c'est exactement ce que certains s'acharnent &#224; faire passer pour un progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils veulent faire croire qu'il s'agit d'un combat soci&#233;tal, &#224; l'image de ceux men&#233;s autrefois pour &#233;largir l'acc&#232;s &#224; certains droits (PMA, mariage, etc.). Mais ici, la logique n'est plus cumulative, elle est dissolutive. Ce que l'on propose au nom du droit, c'est le renoncement pur et simple au seul socle commun de tous les droits : l'existence. Ce n'est plus du droit, c'est la n&#233;gation radicale de la condition de sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il faut le dire avec force : ce &#8220;droit&#8221; est la caricature tragique du droit, un droit qui n'&#233;mancipe pas, mais qui supprime le titulaire de toute &#233;mancipation possible. Un droit qui ne prot&#232;ge pas la vie, mais qui institutionnalise la rupture du lien humain, social, politique, spirituel. Cette loi serait la plus spectaculaire des r&#233;gressions d&#233;mocratiques, car elle consacre une vision de l'homme qui ne vaut que tant qu'il est utile, autonome, performant, et qui, d&#232;s qu'il faiblit, peut &#234;tre &#8220;librement&#8221; effac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait, je crois, le souligner sans d&#233;tour : les discours que l'on entendra encore dans les jours &#224; venir contreviennent non seulement au sens commun, mais &#224; la r&#233;alit&#233; la plus fondamentale : la vie humaine, aussi diminu&#233;e soit-elle, reste le fondement de tous les droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner &#224; la mort un statut juridique de libert&#233; personnelle, c'est renverser la civilisation au profit du n&#233;ant, c'est &#233;riger la sortie de l'humanit&#233; en option politique. Et cela, franchement, est la derni&#232;re des choses &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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