La liberté spirituelle, cause du XXIème siècle : qui la défendra ?

1/ Pouvoir politique et politique du numérique La défense et la promotion des libertés est la fierté des démocraties occidentales. Liberté de croire ou de ne pas croire au ciel, liberté d’expression, liberté d’entreprendre, toutes les libertés, y compris celle de pouvoir procréer seul, sont conçues comme la condition d’émancipation et d’accomplissement des individus. Elles supposent néanmoins le recours à des technologies qui, tout (...)

L’ère du vide

Dans l’Ere du vide, paru en 1983, Gilles Lipovetsky scrutait déjà l’individualisme contemporain (par ailleurs sous-titre du livre). Au deuxième chapitre intitulé « l’indifférence pure », le philosophe (né en 1944) dressait un tableau prophétique de ce que serait le XXIème siècle. Au lendemain du record historique d’abstention lors des scrutins régionaux et départementaux, il nous a paru judicieux de vous proposer à nouveau ces (...)

Les signes inquiétants des paroles délirantes

Le champ lexical du mal et de Satan vient de surgir dans l’actualité récente lorsqu’un ministre s’est aventuré à évoquer une possible « marque satanique » en cas de victoire d’un opposant politique. Peu avant des parlementaires et des ministres suggéraient que « père » et « mère » étaient interchangeables étant selon eux des constructions sociales. Sans oublier l’évocation par le Président de la République d’un « privilège blanc ». Tout (...)

Pentecôte et sciences

Science et sagesse Alors que l’humanité n’en finit plus de se protéger des vagues du coronavirus, les sciences sont sommées de tenter de prédire l’avenir, de prévenir du danger et de guérir les malades. La confiance dans le pouvoir des sciences peut-elle se substituer complètement à la foi en Dieu ? Que peut la scientia sans la sapientia ? Que peuvent les découvertes scientifiques sans la sagesse qui les ordonnent au bien de tous (...)

Le Pape François en lutte contre la corruption

Dans sa dernière lettre encyclique Fratelli Tutti, sur la fraternité parue en octobre 2020, le Pape François souligne le coût exorbitant de l’individualisme pour la vie sociale. Il s’interroge sur la manière de faire prévaloir le désir du bien commun sur l’intérêt individuel. « Je viens encore souligner avec tristesse que « depuis trop longtemps déjà, nous sommes dans la dégradation morale, en nous moquant de l’éthique, de la bonté, (...)