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	<title>Service pour les professionnels de l'information---- </title>
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	<description>Le service pour les professionnels de l'information (SPI) est dirig&#233; par le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Ce service est destin&#233; &#224; tous les acteurs du monde des m&#233;dias : journalistes, radios, presses, t&#233;l&#233;visions, r&#233;seaux sociaux et &#233;coles de journalisme, enseignants et chercheurs. Aucune affiliation religieuse n'est requise pour prendre part &#224; ses activit&#233;s.</description>
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		<title>Service pour les professionnels de l'information</title>
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		<title>C&#233;l&#233;bration pour Manuel Jardinaud</title>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		



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&lt;p&gt;Eglise Saint Etienne du Mont 18 mars 2021 &lt;br class='autobr' /&gt;
Hom&#233;lie &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une m&#234;me peine qui a r&#233;uni jeudi 18 mars dernier, dans l'&#233;glise de St Etienne-du-Mont, les proches et les amis de Manuel Jardinaud. Journaliste talentueux, parti beaucoup trop t&#244;t, trop soudainement des suites d'un infarctus. Sa mort ouvrait en chacun l'espace d'un questionnement : pourquoi ? pourquoi sommes-nous si fragiles, &#224; la merci d'un corps si vuln&#233;rable ? Ensemble, chacun suivant ses convictions comme Manuel l'aurait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/vie-spirituelle/" rel="directory"&gt;Vie spirituelle&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eglise Saint Etienne du Mont&lt;br class='autobr' /&gt;
18 mars 2021&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hom&#233;lie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une m&#234;me peine qui a r&#233;uni jeudi 18 mars dernier, dans l'&#233;glise de St Etienne-du-Mont, les proches et les amis de Manuel Jardinaud. Journaliste talentueux, parti beaucoup trop t&#244;t, trop soudainement des suites d'un infarctus. Sa mort ouvrait en chacun l'espace d'un questionnement : pourquoi ? pourquoi sommes-nous si fragiles, &#224; la merci d'un corps si vuln&#233;rable ? Ensemble, chacun suivant ses convictions comme Manuel l'aurait souhait&#233;, nous avons fait m&#233;moire de sa belle personne, et nous avons replong&#233; dans ce qui faisait sa joie de vivre et le partage de ces pens&#233;es profondes qui nous &#233;veillent au meilleur de la vie, comme au vertige de son terme. Si c'est dans une &#233;glise que Manuel nous a r&#233;unis, ce n'est pas parce qu'il en partageait la foi, que parce qu'elle symbolise le myst&#232;re de nos vies, l'&#233;nigme de l'existence, &#224; laquelle toute personne se confronte. Une &#233;glise invite &#224; croire que la vie ne s'arr&#234;te pas avec la mort. Nous avons rendu gr&#226;ce pour la vie de Manuel, la joie de l'avoir connu et aim&#233; et dans la diversit&#233; des convictions de chacun, nous l'avons port&#233; vers l'au-del&#224; de cette vie, vers la tendresse de Dieu pour ceux qui croient en Lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'hom&#233;lie prononc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ Avec vous tous, je voudrais faire m&#233;moire de Manuel et le confier &#224; la tendresse de Dieu. Je voudrais commencer par vous inviter &#224; faire m&#233;moire de Manuel, en consid&#233;rant tout ce qui de lui s'est imprim&#233; en vous. Nous sommes riches de tout ce que nos rencontres, nos amiti&#233;s ont d&#233;pos&#233; et fa&#231;onn&#233; en nous. Nous sommes tous tiss&#233;s des rencontres que nous avons faites et il est probable que le meilleur de nous-m&#234;me c'est ce que les autres y ont mis, et c'est pourquoi nous pouvons exprimer toute notre gratitude &#224; l'&#233;gard de Manuel pour tout ce qu'il a d&#233;pos&#233; en chacun de vous. Chacun peut faire m&#233;moire d'un moment de rencontre avec lui et faire remonter &#224; sa m&#233;moire le souvenir de son visage. Et s'il est vrai que nous nous donnons les uns aux autres, que nous sommes riches de nos rencontres, alors Manuel &#233;tait lui-m&#234;me nourri et fa&#231;onn&#233; par votre pr&#233;sence dans sa vie et il vous emporte avec lui. Manuel, vous le savez tous, &#233;tait un homme passionn&#233; par la vie sociale, un homme inspir&#233;, humble, anim&#233; d'un esprit qui le portait dans ses engagements. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas moins de cinq grandes qualit&#233;s faisaient de lui une personne si attachante : sa convivialit&#233;, sa g&#233;n&#233;rosit&#233;, sa disponibilit&#233;, son enthousiasme pour les autres et peut-&#234;tre aussi encore plus sa curiosit&#233; pour le monde. La perte soudaine de son p&#232;re Gilles en 2000 l'a sans doute pouss&#233; &#224; go&#251;ter l'instant, &#224; habiter le temps avec plus d'intensit&#233;. Il conjuguait sa vie par tant de verbes qui donnent du sens. Il est vrai que le verbe dans une phrase est ce qui lui donne son sens. Alors pour Manuel donner du sens &#224; la vie, c'&#233;tait de d&#233;multiplier les verbes, &#171; parler, rire, discuter, &#233;changer, boire, manger, f&#234;ter, danser, chanter, blaguer&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son engagement professionnel sur les questions sociales, sur toutes les questions sociales for&#231;ait l'estime. Il r&#233;pondait &#224; la vuln&#233;rabilit&#233; qui angoisse les hommes par une incitation &#224; la responsabilit&#233; pour cette vuln&#233;rabilit&#233;. Au fond, c'est en chaque personne, en chaque histoire, qu'il faisait l'exp&#233;rience de la transcendance. Derri&#232;re les visages il voyait plus que les visages. Nous aussi dans son visage nous verrons plus que son visage. Voir int&#233;rieurement un visage comme nous essayons de le faire aujourd'hui est bien plus qu'un simple &#233;lan affectif, &#171; c'est entendre un appel, celui que l'on entend seulement lorsque l'autre n'est plus &#187;. C'est &#224; l'heure de son d&#233;part qu'une soudaine lumi&#232;re d'&#233;ternit&#233; fait comme effraction dans notre quotidien, nous rappelant que l'homme n'a pas ici de demeure d&#233;finitive. Il semble fait pour un ailleurs auquel il aspire si souvent d'ailleurs, un &#171; au-del&#224; &#187; que nos imaginaires con&#231;oivent sans le r&#233;aliser compl&#232;tement. Ni ce monde, ni nos corps ne nous sont compl&#232;tement adapt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureux Manuel qui a compris que l'on ne peut pas &#234;tre soi sans &#234;tre pour l'autre, &lt;br class='autobr' /&gt;
car l'inattention &#224; l'autre est la cause profonde de toute honte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Heureux Manuel qui, en voyant le monde et ses peines, parvenait &#224; entendre le message qu'il porte, &#224; vouloir se battre pour que ce r&#233;el d'un monde malade r&#233;sonne en chacun comme un appel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne plus voir son visage aujourd'hui, malgr&#233; la peine, sera mieux l'entendre et lui dire merci. Merci pour tout ce que nous avons re&#231;u de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Honorer Manuel c'est aussi accepter d'&#234;tre mis au d&#233;fi de comprendre ce que nous sommes vraiment. Sa mort soudaine nous met face &#224; l'&#233;nigme : de l'id&#233;e que nous nous faisons de ce que nous sommes d&#233;pendra l'id&#233;e que nous nous faisons de ce qu'est la mort. Comment le sens de notre vie se trouverait-il dans la mati&#232;re de nos corps seulement ? La mati&#232;re de nos corps est impuissante &#224; &#233;noncer le dernier mot de notre vie si riche. Par son amour, comme je le disais en commen&#231;ant &#171; l'homme passe infiniment l'homme &#187;. Au fond ce que rappelait Blaise Pascal, c'est que nous ne sommes pas ce que nous voyons que nous sommes, nous sommes beaucoup plus que cela. Cette part de notre personne &#233;chappe au regard et se donne seulement dans l'&#233;change et la rencontre. La qualit&#233; de ce que nous vivons et partageons, la puissance de l'amour et de l'&#233;merveillement, cette richesse de nos vies viennent bousculer le spectre de l'absurdit&#233; de la mort. La mort ne r&#233;duit en rien &#224; n&#233;ant tout ce que nous avons v&#233;cu, elle l'&#233;ternise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;glise est la promesse de la vie, elle t&#233;moigne que la mort n'est pas l'abolition d&#233;finitive de la personne. Et si nous quittons ce corps, c'est seulement parce qu'il est sous-dimensionn&#233; par rapport &#224; ce que nous sommes vraiment. Nous sommes faits pour la vie, une vie qui ne connait pas de mort, aussi devrons-nous, et telle est l'esp&#233;rance des chr&#233;tiens, recevoir un corps sur lequel la mort n'aura pas de pouvoir. Ce corps-l&#224;, on ne peut se le donner &#224; soi-m&#234;me, quand bien m&#234;me nous essayons de repousser techniquement les fronti&#232;res de la mort. Ce corps sur lequel la mort n'aura pas de prise nous ne pourrons que le recevoir et c'est pourquoi nous prions pour que Manuel entre dans la vie et dans la foi de cette &#233;glise qu'il re&#231;oive son corps d&#233;finitif, rayonnant, sur lequel ni la maladie ni la mort n'auront de prise. Et puis redisons-le simplement : ici en ce monde, personne ne reste car ce monde n'est pas un lieu o&#249; l'on reste mais un lieu o&#249; l'on passe. Et tandis que nous passons, quelque chose en nous se forme et nous transforme tout en nous pr&#233;parant pour la vie qui vient car notre lieu, notre v&#233;ritable lieu, est ailleurs, celui o&#249; l'on reste ensemble et pour toujours. Nous ne sommes pas des vivants qui allons vers la mort, nous sommes des mortels qui allons vers la Vie. Qui peut dire la f&#233;condit&#233; r&#233;elle de l'amour qui est en nous, de l'amour que nous essayons d'exprimer et qui nous conduit &#224; faire de notre vie un don pour les autres ? Ce qu'est l'homme, ce que contient chacune de nos personnes, qui peut dire cet extraordinaire puissance de vie qu'il y a cach&#233; en nous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais pour conclure, vous inviter &#224; vous &#233;merveiller de ce que Dieu veut pour chacun d'entre nous, comme un d&#233;passement de cette vie pr&#233;sente. Je vous partage quelques lignes sur le sens de la foi chr&#233;tienne. &#171; Croire en chr&#233;tien, c'est entendre qu'en J&#233;sus, Dieu me dit : &#171; je veux que tu vives toujours &#187; ; et c'est encore accepter que Dieu agisse pour que cela soit vrai et aussi pour que cela soit juste et bon car il ne serait ni juste ni bon que je vive pour toujours, si dans ce &#171; pour toujours &#187; j'emporte avec moi ce qui m'habite de col&#232;re, de haine, de mesquinerie, de ressentiment, de peur, d'inqui&#233;tude, de m&#233;fiance. Mettre sa foi en J&#233;sus c'est recevoir la promesse que par Lui, gr&#226;ce &#224; Lui, en Lui je vivrai pour toujours parce que Dieu le veut. Et je consens gr&#226;ce &#224; Lui et en Lui &#224; ce qu'Il travaille en moi de l'int&#233;rieur, pour qu'il soit juste et bon que j'entre dans l'&#233;ternit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Pourquoi suis-je n&#233; si ce n'est pour toujours ? &#187; se demandait Eug&#232;ne Ionesco. A quoi L&#233;on Tolsto&#239; avait r&#233;pondu &#171; la mort est le sacrement le plus solennel du monde &#187;. &#171; Je ne meurs pas j'entre dans la vie &#187; disait encore la petite Th&#233;r&#232;se-de-l'Enfant-J&#233;sus. Alors pronon&#231;ons dans le silence de nos c&#339;urs son nom &#171; Manuel &#187;, puisque nous le croyons, la vie dans laquelle Manuel entre, est une rencontre avec Celui qui le nomme et qui lui donne son nom. Si Manuel veut dire &#171; Dieu avec nous &#187;, aujourd'hui nous pouvons dire que Manuel entend le nom que Dieu prononce, son nom et lui dit : &#171; entre dans la vie mon enfant bien-aim&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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