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	<title>Service pour les professionnels de l'information---- </title>
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	<description>Le service pour les professionnels de l'information (SPI) est dirig&#233; par le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Ce service est destin&#233; &#224; tous les acteurs du monde des m&#233;dias : journalistes, radios, presses, t&#233;l&#233;visions, r&#233;seaux sociaux et &#233;coles de journalisme, enseignants et chercheurs. Aucune affiliation religieuse n'est requise pour prendre part &#224; ses activit&#233;s.</description>
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		<title>Service pour les professionnels de l'information</title>
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 <item xml:lang="fr">
		<title>Guerre au Moyen-Orient, P&#226;ques, r&#233;seaux sociaux... Le &#034;8h30 franceinfo&#034; de Laurent Stalla-Bourdillon</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/guerre-au-moyen-orient-paques-reseaux-sociaux-le-8h30-franceinfo-de-laurent</link>
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		<dc:date>2026-04-07T09:57:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux religions</dc:subject>
		<dc:subject>num&#233;rique et communication digitale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pr&#234;tre, directeur du Service pour les professionnels de l'information et ancien aum&#244;nier des parlementaires, &#233;tait l'invit&#233; du &#034;8h30 franceinfo&#034;. Laurent Stalla-Bourdillon, pr&#234;tre, directeur du Service pour les professionnels de l'information et ancien aum&#244;nier des parlementaires, &#233;tait l'invit&#233; du &#034;8h30 franceinfo&#034;, dimanche 5 avril. Guerre au Moyen-Orient, P&#226;ques, pr&#233;sence croissante de la religion sur les r&#233;seaux sociaux... Il r&#233;pondait aux questions de Benjamin Fontaine et de Camille (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/formation-aux-medias" rel="tag"&gt;formation aux m&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/formation-aux-religions" rel="tag"&gt;formation aux religions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/numerique-et-communication-digitale" rel="tag"&gt;num&#233;rique et communication digitale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---4-2-6a009.jpg?1776753194' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#234;tre, directeur du Service pour les professionnels de l'information et ancien aum&#244;nier des parlementaires, &#233;tait l'invit&#233; du &#034;8h30 franceinfo&#034;. Laurent Stalla-Bourdillon, pr&#234;tre, directeur du Service pour les professionnels de l'information et ancien aum&#244;nier des parlementaires, &#233;tait l'invit&#233; du &#034;8h30 franceinfo&#034;, dimanche 5 avril. Guerre au Moyen-Orient, P&#226;ques, pr&#233;sence croissante de la religion sur les r&#233;seaux sociaux... Il r&#233;pondait aux questions de Benjamin Fontaine et de Camille Vigogne Le Coat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;L'humanit&#233; n'a d'avenir que si elle parvient &#224; travailler &#224; son unit&#233;&#034;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit(Nouvelle fen&#234;tre), en d&#233;pit des appels &#224; la paix du pape L&#233;on XIV(Nouvelle fen&#234;tre), qui s'est entretenu avec Donald Trump, Laurent Stalla-Bourdillon assure n&#233;anmoins que la diplomatie exerc&#233;e par le souverain pontife reste importante. &#034;Une parole a une capacit&#233; de f&#233;conder les intelligences, c'est-&#224;-dire qu'elle laisse une trace dans l'esprit. Et si plus personne ne disait ce que dit le pape, alors on serait vraiment livr&#233;s &#224; une sorte d'obscurit&#233;. Et donc, il faut parfois esp&#233;rer contre toute esp&#233;rance et oser appeler au fait que l'humanit&#233; n'a d'avenir que si elle parvient &#224; travailler &#224; son unit&#233;&#034;, estime le pr&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;blockquote class=&#034;twitter-tweet&#034; data-media-max-width=&#034;560&#034;&gt;&lt;p lang=&#034;fr&#034; dir=&#034;ltr&#034;&gt;&#128308; Le pape diplomate parle-t-il dans le vide ? &#034;On peut avoir ce sentiment&#034; mais &#034;une parole a la capacit&#233; de f&#233;conder une intelligence&#034;, d&#233;fend le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. &#034;L'Humanit&#233; n'a d'avenir que si elle parvient &#224; travailler &#224; son unit&#233;&#034;. &lt;a href=&#034;https://t.co/bmnn8ErPk5&#034;&gt;pic.twitter.com/bmnn8ErPk5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; franceinfo (@franceinfo) &lt;a href=&#034;https://twitter.com/franceinfo/status/2040689656337965129?ref_src=twsrc%5Etfw&#034;&gt;April 5, 2026&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;script async src=&#034;https://platform.twitter.com/widgets.js&#034; charset=&#034;utf-8&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hausse des bapt&#234;mes : des &#034;chiffres extr&#234;mement importants&#034;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de 21&#8239;000 jeunes et adultes vont recevoir le bapt&#234;me cette ann&#233;e(Nouvelle fen&#234;tre), principalement &#224; P&#226;ques. C'est du jamais-vu : 400% de plus en dix ans, 20% de plus par rapport &#224; 2025, selon les chiffres officiels. &#034;Ces chiffres extr&#234;mement importants bousculent les paroisses (...) et ce nombre important est aussi la traduction du fait que moins de b&#233;b&#233;s sont baptis&#233;s, car les Fran&#231;ais baptisent moins leurs enfants petits&#034;, analyse Laurent Stalla-Bourdillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des personnes aux profils &#034;extr&#234;mement divers parce qu'il y a ceux qui vivent un chemin spirituel et une intelligence de la foi, ceux qui vivent le besoin de donner du sens &#224; leur existence (...) Donc, il y a vraiment une tr&#232;s grande diversit&#233;&#034;, pr&#233;cise le pr&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seaux sociaux : &#034;Un canal de transmission de connaissance religieuse&#034;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, la religion est aussi tr&#232;s pr&#233;sente sur les r&#233;seaux sociaux. On compte des pr&#234;tres, des s&#339;urs, mais aussi beaucoup de fid&#232;les. &#034;C'est un canal particulier de transmission de connaissance religieuse. Donc c'est une mani&#232;re d'acc&#233;der pour toute une g&#233;n&#233;ration &#224; des contenus ou &#224; des &#233;l&#233;ments de connaissance de ce qu'ils font, de ce qui fait la foi chr&#233;tienne&#034;, estime Laurent Stalla-Bourdillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#234;tre pr&#233;vient n&#233;anmoins des potentiels dangers derri&#232;re certaines pratiques. &#034;N'importe qui peut se mettre au coin de la rue pour annoncer ce qu'il a envie d'annoncer. Et le coin de la rue maintenant, c'est devenu un r&#233;seau social o&#249; chacun peut parler et diffuser sa parole. Donc de fait, il va y avoir une sorte de concurrence, de propositions. Et ce qui va n&#233;cessairement interroger l'&#201;glise, c'est la mani&#232;re d'&#234;tre capable d'encourager ou de fl&#233;cher vers des influenceurs ou des personnes qui soient des relais.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Aide &#224; mourir &#187; : &#171; La personne est discr&#232;tement assimil&#233;e &#224; une chose dont on peut appr&#233;cier la rentabilit&#233; ou l'absurdit&#233; &#187;</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/aide-a-mourir-la-personne-est-discretement-assimilee-a-une-chose-dont-on-peut</link>
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		<dc:date>2026-02-25T10:49:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si l'Etat est partisan de l'euthanasie, ce n'est pas pour donner un nouveau droit mais pour imposer &#171; sa religion &#187; : apr&#232;s la mort, il n'y a rien et notre corps est notre objet. C'est la th&#232;se que d&#233;fend Laurent Stalla-Bourdillon son dernier ouvrage, L'euthanasie une religion d'Etat qui ne dit pas son nom, paru aux &#233;ditions T&#233;qui. Entretien. &lt;br class='autobr' /&gt; G&#232;nethique : Dans votre dernier ouvrage, vous consid&#233;rez que les d&#233;bats parlementaires sur l'euthanasie sont le signe de d&#233;placements majeurs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/illustration-6d8dc.jpg?1776786025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si l'Etat est partisan de l'euthanasie, ce n'est pas pour donner un nouveau droit mais pour imposer &#171; sa religion &#187; : apr&#232;s la mort, il n'y a rien et notre corps est notre objet. C'est la th&#232;se que d&#233;fend Laurent Stalla-Bourdillon son dernier ouvrage, L'euthanasie une religion d'Etat qui ne dit pas son nom, paru aux &#233;ditions T&#233;qui. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#232;nethique&lt;/strong&gt; : Dans votre dernier ouvrage, vous consid&#233;rez que les d&#233;bats parlementaires sur l'euthanasie sont le signe de d&#233;placements majeurs de notre mani&#232;re de percevoir le corps. De quels d&#233;placements s'agit&#8209;il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Stalla-Bourdillon&lt;/strong&gt; : Notre rapport au corps a en r&#233;alit&#233; connu une double r&#233;volution, &#224; la fois individualiste et technico&#8209;scientifique, qui bouleverse en profondeur notre anthropologie. D'un c&#244;t&#233;, l'individualisme lib&#233;ral a produit une individualisation du sens : l'homme contemporain ne se re&#231;oit plus d'une histoire, d'une filiation, d'une tradition, il entend se fonder lui&#8209;m&#234;me et d&#233;cider seul de ce que signifie sa vie. Son corps devient alors la mati&#232;re premi&#232;re de cette auto&#8209;construction, qu'il s'agit de singulariser, de ma&#238;triser, de transformer, jusqu'&#224; revendiquer demain le droit de le supprimer lui&#8209;m&#234;me, comme ultime geste d'auto&#8209;g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, le triomphe du paradigme informationnel a r&#233;duit le corps &#224; un agr&#233;gat de donn&#233;es, un m&#233;canisme impersonnel, r&#233;sultat d'interactions de mol&#233;cules, que l'on peut d&#233;crire, quantifier, optimiser et, au besoin, interrompre. Le langage scientifique et technique, mat&#233;rialiste par nature, tend d&#232;s lors &#224; effacer le langage philosophique et spirituel : nous ne parlons plus du corps comme du lieu d'une destin&#233;e, mais comme d'un syst&#232;me &#224; g&#233;rer. Entre un individu qui pr&#233;tend disposer absolument de son corps, et une technique qui traite ce corps comme un objet d'information, l'id&#233;e m&#234;me que le corps soit le signe d'une vocation, d'un accomplissement jusque dans la mort, se trouve marginalis&#233;e. C'est dans ce contexte que la d&#233;p&#233;nalisation de l'euthanasie appara&#238;t non comme une simple r&#233;forme juridique, mais comme l'aboutissement logique d'une r&#233;volution silencieuse o&#249; le corps humain n'est plus le lieu d'un myst&#232;re, mais un simple mat&#233;riau disponible dont on peut programmer la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&lt;/strong&gt; : Vous affirmez que l'euthanasie r&#233;duit la personne au rang des objets et en d&#233;termine la valeur. Cette pratique serait&#8209;elle fondamentalement mat&#233;rialiste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LSB&lt;/strong&gt; : Oui, car la logique qui porte l'euthanasie ne se comprend pleinement que sur fond d'une anthropologie mat&#233;rialiste int&#233;grale. La loi pr&#233;suppose en effet que l'&#234;tre humain se r&#233;duit &#224; son corps : ce qui existe vraiment, c'est ce que l'on peut mesurer, peser, observer. L'&#226;me, la dimension spirituelle, la destin&#233;e &#233;ternelle sont rel&#233;gu&#233;es au rang de croyances priv&#233;es, sans r&#233;elle port&#233;e. Dans cette perspective, la mort n'est plus un passage, mais une simple extinction, voire une abolition de la personne. Il devient alors coh&#233;rent de proposer la mort comme solution technique &#224; la souffrance. Mais en faisant cela, on sort la vie humaine de la sph&#232;re du don gratuit pour l'introduire dans celle de la valeur : certaines existences sont jug&#233;es &#171; encore dignes d'&#234;tre v&#233;cues &#187;, d'autres non, en fonction de crit&#232;res de performance, d'autonomie, de co&#251;t, de confort. La personne est discr&#232;tement assimil&#233;e &#224; une chose dont on peut appr&#233;cier la rentabilit&#233; ou l'absurdit&#233;, et que l'on peut &#233;liminer proprement quand elle n'entre plus dans les normes implicites de la qualit&#233; de vie. C'est pourquoi les textes rappellent que l'euthanasie fait entrer dans le droit la &#171; culture du d&#233;chet &#187; : ce qui ne r&#233;pond plus aux standards de l'utilit&#233; ou de la ma&#238;trise est vou&#233; &#224; dispara&#238;tre. Cette pratique n'est donc pas neutre ; elle institue juridiquement une vision du monde o&#249; l'homme n'est plus qu'un organisme biologique, o&#249; la souffrance est le mal absolu, et o&#249; la mort provoqu&#233;e devient une solution bonne et une modalit&#233; de gestion. C'est l'administration de la mort par la puissance publique. Il faut prendre la mesure de ce que cela va causer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&lt;/strong&gt; : Vous &#233;crivez que l'euthanasie n'est pas une loi neutre et qu'elle risque d'&#171; enr&#233;gimenter la soci&#233;t&#233; &#187;. En quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LSB&lt;/strong&gt; : Parce qu'elle ne se contente pas d'ouvrir un droit individuel de plus. Elle mod&#232;le silencieusement notre mani&#232;re de penser l'homme, la mort et la solidarit&#233;. Toute loi sur la vie et la mort emporte une certaine id&#233;e de l'&#234;tre humain. Ici, l'&#201;tat prend parti pour une anthropologie o&#249; il n'existe, en derni&#232;re analyse, que le corps, et o&#249; la mort n'a plus de signification spirituelle. Sous couvert de la&#239;cit&#233;, c'est une v&#233;ritable religion civile qui s'installe : une foi dans le n&#233;ant qui marginalise toutes les sagesses affirmant la survie de l'&#226;me et la gravit&#233; de l'instant de la mort. Cette loi enr&#233;gimente d'abord par le langage : quand une euthanasie est juridiquement qualifi&#233;e de &#171; mort naturelle &#187;, on ne change pas une nuance, on brouille la fronti&#232;re entre tuer et laisser mourir, soin et acte l&#233;tal. La &#171; novlangue &#187; qui rebaptise faire mourir en &#171; aider &#224; mourir &#187; d&#233;sarme la pens&#233;e et affaiblit la conscience morale, car si les mots ne disent plus le r&#233;el, il devient difficile de r&#233;sister &#224; ce qui est pr&#233;sent&#233; comme un progr&#232;s. Elle enr&#233;gimente aussi par la pression sociale : dans une soci&#233;t&#233; o&#249; l'euthanasie est normale, la personne tr&#232;s d&#233;pendante, handicap&#233;e ou &#226;g&#233;e int&#233;riorise peu &#224; peu l'id&#233;e qu'elle est un fardeau, et que le choix &#171; digne &#187; serait peut&#8209;&#234;tre de s'effacer. Le droit de mourir peut alors se muer en devoir implicite de mourir pour ceux qui co&#251;tent cher ou se sentent de trop. Enfin, l'&#201;tat, en prenant en main la mort de ses citoyens, s'arroge le pouvoir de &#171; mesurer la vie &#187;. Il sort chaque existence de la gratuit&#233; inconditionnelle qui fonde la dignit&#233; humaine, pour la soumettre &#224; des crit&#232;res &#233;volutifs de qualit&#233; et d'utilit&#233;. Une fois ce seuil franchi, la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re est orient&#233;e, enr&#244;l&#233;e, form&#233;e par une philosophie nihiliste qui ne reconna&#238;t plus dans chaque vie un myst&#232;re intouchable, mais une variable que l'on peut, au besoin, supprimer pour maintenir l'illusion d'une ma&#238;trise totale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'euthanasie est une religion d'&#201;tat &#187; : entretien avec le P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/l-euthanasie-est-une-religion-d-etat-entretien-avec-le-pere-laurent-stalla</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serviceproinfo.fr/presse/article/l-euthanasie-est-une-religion-d-etat-entretien-avec-le-pere-laurent-stalla</guid>
		<dc:date>2026-02-16T18:42:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;bat politique actuel &lt;br class='autobr' /&gt;
1/ Avant le vote du S&#233;nat sur la loi Fin de vie, on a eu l'impression que le d&#233;bat &#233;tait verrouill&#233; et t&#233;l&#233;guid&#233; et que ni les d&#233;put&#233;s, ni le Gouvernement, n'&#233;coutaient les alertes des soignants et des religions sur les risques d'une loi euthanasie sans garde-fou. Vous qui avez c&#244;toy&#233; de pr&#232;s le monde politique, trouvez-vous qu'une discussion contradictoire authentique soit possible ? Les conditions d'un d&#233;bat o&#249; la v&#233;rit&#233; est recherch&#233;e sont-elles r&#233;unies ? Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/reflexions-critiques-sur-les-systemes-d-information" rel="tag"&gt;r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/auservice-75887.jpg?1776786025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;bat politique actuel &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1/ Avant le vote du S&#233;nat sur la loi Fin de vie, on a eu l'impression que le d&#233;bat &#233;tait verrouill&#233; et t&#233;l&#233;guid&#233; et que ni les d&#233;put&#233;s, ni le Gouvernement, n'&#233;coutaient les alertes des soignants et des religions sur les risques d'une loi euthanasie sans garde-fou. Vous qui avez c&#244;toy&#233; de pr&#232;s le monde politique, trouvez-vous qu'une discussion contradictoire authentique soit possible ? Les conditions d'un d&#233;bat o&#249; la v&#233;rit&#233; est recherch&#233;e sont-elles r&#233;unies ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est difficile aujourd'hui de parler de &#171; d&#233;bat &#187; quand l'issue semble d&#233;cid&#233;e d'avance et que le cadre m&#234;me de la discussion exclut certaines questions de fond. Un vrai d&#233;bat suppose que personne ne se consid&#232;re comme propri&#233;taire de la v&#233;rit&#233;, que les mots soient clairement d&#233;finis, que les objections s&#233;rieuses soient entendues et non disqualifi&#233;es comme &#171; r&#233;trogrades &#187; ou &#171; confessionnelles &#187;. Or, sur la fin de vie, beaucoup de responsables politiques n'entrent plus dans une recherche commune du vrai et du juste : ils g&#232;rent des &#233;quilibres d'opinion, des calendriers &#233;lectoraux, des promesses &#224; tenir. On consulte des soignants ou des repr&#233;sentants religieux, mais souvent pour la forme, sans que leurs alertes soient r&#233;ellement prises en compte dans la loi. Pour qu'un d&#233;bat authentique soit possible, il faudrait accepter de mettre sur la table ce qui est en jeu anthropologiquement : qu'est ce qu'une personne ? qu'est ce qu'une vie digne ? quel type de soci&#233;t&#233; voulons nous ? Tant que ces questions restent verrouill&#233;es, la proc&#233;dure peut &#234;tre correcte, mais la recherche de la v&#233;rit&#233;, elle, ne l'est pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un vrai d&#233;bat suppose que personne ne se consid&#232;re comme propri&#233;taire de la v&#233;rit&#233;, que les mots soient clairement d&#233;finis, que les objections s&#233;rieuses soient entendues et non disqualifi&#233;es comme &#171; r&#233;trogrades &#187; ou &#171; confessionnelles &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2/ Vous d&#233;noncez les man&#339;uvres de certains politiques qui vont jusqu'&#224; d&#233;naturer le sens des mots. Comment, en tant que catholiques, se positionner et agir face &#224; un monde o&#249; le mensonge et le calcul politique l'emportent sur la recherche de v&#233;rit&#233; ? Comment t&#233;moigner dans les d&#233;bats publics ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le pouvoir joue avec les mots &#8211; &#171; aide &#224; mourir &#187;, &#171; compassion &#187;, &#171; ultime libert&#233; &#187; &#8211; pour rendre acceptable ce qui, en r&#233;alit&#233;, est la mise &#224; mort d'un &#234;tre humain, le risque pour les chr&#233;tiens serait de r&#233;pondre par des slogans inverses ou par l'indignation seule. La tradition biblique invite plut&#244;t &#224; une clart&#233; patiente : nommer les choses par leur nom, expliquer calmement pourquoi certains mots sont trompeurs, montrer avec des exemples concrets ce que produit une telle loi dans les h&#244;pitaux, les familles, les consciences. T&#233;moigner, c'est refuser de consentir au mensonge tout en restant disponible au dialogue. Le chr&#233;tien se souvient que la v&#233;rit&#233; n'est pas une arme mais une personne : il s'agit d'&#233;clairer les consciences. Cela passe par la formation (comprendre les enjeux), par la parole publique (tribunes, interventions locales, pr&#233;sence dans les consultations), et par des gestes de proximit&#233; avec les personnes malades et en fin de vie, qui rendent visible ce que signifie vraiment accompagner, sans supprimer la personne qui souffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort et l'euthanasie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3/ Vous d&#233;noncez une &#171; censure de l'&#233;ternit&#233; &#187; dans notre soci&#233;t&#233;. Pourquoi la mort est-elle devenue un sujet tabou, m&#234;me pour les croyants ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, notre soci&#233;t&#233; vit une forme de &#171; censure de l'&#233;ternit&#233; &#187; : tout ce qui rappelle la finitude est refoul&#233;, anesth&#233;si&#233;, recouvert de discours techniques ou d'images rassurantes. La mort est &#233;vacu&#233;e des maisons, des conversations ordinaires, confi&#233;e aux professionnels comme un probl&#232;me &#224; g&#233;rer. M&#234;me les croyants subissent cette culture : ils vivent dans le m&#234;me bain d'images, les m&#234;mes injonctions &#224; rester &#171; performants &#187; et autonomes jusqu'au bout. On ose de moins en moins dire ce que la mort signifie d'un point de vue spirituel et on se limite &#224; la dimension organique. Elle pose une question de sens (comme signification et comme direction) &#224; laquelle ni la m&#233;decine ni le droit ne peuvent r&#233;pondre. La foi chr&#233;tienne, elle, ne nie pas l'angoisse de mourir mais elle l'ouvre sur une promesse : nous ne devenons pas &#171; rien &#187;, nous allons vers quelqu'un. L&#224; o&#249; l'&#233;ternit&#233; est pass&#233;e sous silence, la mort devient un scandale absurde ; l&#224; o&#249; l'&#233;ternit&#233; est annonc&#233;e, la mort peut redevenir un passage, certes redoutable, mais habit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4/ A contre-courant du mat&#233;rialisme, vous pr&#233;sentez l'&#234;tre humain comme un &#171; &#234;tre en devenir &#187; par sa mort m&#234;me. Qu'entendez-vous par l&#224; et comment cela permet-il de se disposer &#224; bien mourir ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dire que l'&#234;tre humain est un &#171; &#234;tre en devenir &#187; jusque dans sa mort, c'est refuser de r&#233;duire la vie &#224; la somme de nos sensations pr&#233;sentes. Nous ne sommes pas seulement ce que nous &#233;prouvons aujourd'hui : nous sommes en chemin vers un accomplissement que nous ne voyons pas encore. La mort, dans cette perspective, n'est pas la d&#233;faite de la vie mais le moment o&#249; elle se remet enti&#232;rement entre les mains de Dieu. S'y pr&#233;parer, ce n'est pas r&#234;ver d'une &#171; belle mort &#187; id&#233;ale, sans souffrance ni d&#233;pendance, mais c'est entrer progressivement dans une attitude d'abandon confiant : accepter de ne plus tout ma&#238;triser, pardonner, demander pardon, dire merci, recevoir les sacrements. Une soci&#233;t&#233; qui reconna&#238;t l'&#234;tre humain comme &#234;tre en devenir aide chacun &#224; vivre ce passage comme un acte, non comme une pure passivit&#233; : l'ultime geste libre par lequel je confie ma vie &#224; Celui de qui je la tiens, au lieu de la reprendre &#224; mon compte en d&#233;cidant moi-m&#234;me de ma disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre g&#233;n&#233;rations, la confiance se fissure : au lieu d'&#234;tre s&#251;rs d'&#234;tre accompagn&#233;s co&#251;te que co&#251;te, les plus faibles se demandent s'ils ne devraient pas &#171; d&#233;gager &#187; pour soulager les autres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5/ En quoi l'euthanasie, sous couvert de libert&#233; individuelle, finit-elle par d&#233;truire le tissu social et la solidarit&#233; entre les g&#233;n&#233;rations ? &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous couvert de libert&#233; individuelle, l'euthanasie introduit une logique nouvelle : il existe des vies dont on peut disposer, d&#232;s lors qu'elles ne correspondent plus aux crit&#232;res dominants de qualit&#233;, d'autonomie, d'absence de souffrance. Cela ne concerne pas seulement la personne qui demande la mort, cela rejaillit sur tout le tissu social. Les plus fragiles &#8211; personnes &#226;g&#233;es, handicap&#233;es, malades chroniques &#8211; int&#233;riorisent peu &#224; peu l'id&#233;e qu'ils &#171; co&#251;tent &#187; trop, qu'ils font peser un fardeau sur leurs proches ou sur la collectivit&#233;. La pression implicite &#224; ne pas d&#233;ranger devient tr&#232;s forte. Entre g&#233;n&#233;rations, la confiance se fissure : au lieu d'&#234;tre s&#251;rs d'&#234;tre accompagn&#233;s co&#251;te que co&#251;te, les plus faibles se demandent s'ils ne devraient pas &#171; d&#233;gager &#187; pour soulager les autres. Une soci&#233;t&#233; qui autorise la mise &#224; mort par compassion rompt avec l'intuition la plus &#233;l&#233;mentaire de la solidarit&#233; : on ne prot&#232;ge plus inconditionnellement les plus fragiles, on &#233;value si leur vie vaut encore d'&#234;tre v&#233;cue. Nous avons oubli&#233; que nous vivions tous dans un corps social. Les cons&#233;quences de sa fragilisation sont impr&#233;visibles. Qui sera l&#224; pour d&#233;fendre ce &#171; corps commun &#187; ? L'Eglise s'y engage inlassablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6/ Comment une soci&#233;t&#233; fond&#233;e sur la &#171; culture de vie &#187; ch&#232;re &#224; Jean-Paul II devrait-elle concr&#232;tement accueillir la mort ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une soci&#233;t&#233; inspir&#233;e par la &#171; culture de vie &#187; ne nie pas la mort, elle la regarde en face et organise tout pour qu'aucun mourant ne soit abandonn&#233;. Concr&#232;tement, cela veut dire : d&#233;velopper vraiment les soins palliatifs, former les soignants et les familles &#224; l'accompagnement, garantir une pr&#233;sence humaine au chevet, m&#234;me quand la m&#233;decine ne peut plus gu&#233;rir. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela veut dire aussi laisser une place aux rites, &#224; la pri&#232;re, aux sacrements, &#224; l'accompagnement spirituel, au temps de silence. Au lieu de promettre de supprimer la souffrance en supprimant le souffrant, on cherche &#224; soulager la douleur, &#224; apaiser l'angoisse, &#224; entourer la personne de signes qu'elle reste aim&#233;e et digne jusqu'au bout. Dans une culture de vie, la mort n'est pas un &#233;chec technique mais un moment de v&#233;rit&#233; : celui o&#249; une existence se remet entre les mains de Dieu et de ceux qui l'aiment. La question n'est plus : &#171; comment en finir ? &#187;, mais : &#171; comment rester fid&#232;les &#224; la vraie grandeur de celui qui s'en va ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle &#171; religion d'&#201;tat &#187; et les enjeux de civilisation &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7/ Vous qualifiez l'euthanasie de &#171; religion d'&#201;tat &#187;. Quelles sont les caract&#233;ristiques de ce nouveau dogme que l'on tente d'imposer aux Fran&#231;ais ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Parler de l'euthanasie comme &#171; religion d'&#201;tat &#187;, c'est constater qu'elle porte d&#233;sormais un ensemble de dogmes, de rituels et de promesses qui structurent l'imaginaire collectif. Les dogmes sont l'id&#233;e que l'autonomie individuelle est absolue, que la vie n'a de valeur que si elle r&#233;pond &#224; certains crit&#232;res de qualit&#233;, que la souffrance est le mal supr&#234;me qu'il faut &#233;liminer &#224; tout prix. Les rituels rel&#232;vent d'une proc&#233;dure juridique et m&#233;dicale qui ressemble &#224; une liturgie la&#239;que, avec des autorit&#233;s (comit&#233;s, m&#233;decins, juges) qui donnent ou non le &#171; sacrement &#187; de la mort. La promesse enfin de cette religion d'&#201;tat, est celle d'une mort ma&#238;tris&#233;e, indolore, presque propre, o&#249; l'on resterait jusqu'au bout sujet de sa vie. Quand l'&#201;tat ent&#233;rine cette vision et l'impose comme horizon l&#233;gitime pour tous, il se substitue &#224; la tradition religieuse pour dire ce qu'est une &#171; bonne mort &#187;. Il ne se contente plus de tol&#233;rer des pratiques ; il consacre une nouvelle croyance collective dans l'id&#233;e d'un &#234;tre humain d&#233;pouill&#233; de sa vocation &#224; la communion divine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8/ Vous affirmez que l'euthanasie rompt avec notre civilisation en instituant cette &#171; religion d'&#201;tat &#187;. Mais la rupture n'est-elle pas plus ancienne ? D&#233;j&#224; la l&#233;galisation de l'avortement en France en 1975 &#233;tait une rupture anthropologique majeure. La R&#233;volution fran&#231;aise elle-m&#234;me n'&#233;tait-elle pas d&#233;j&#224; porteuse d'une &#171; religion d'&#201;tat &#187; dont l'objectif &#233;tait de remplacer le catholicisme ? D&#232;s lors, o&#249; situer cette rupture civilisationnelle ? En quoi l'euthanasie marque-t-elle une &#233;tape nouvelle et peut-&#234;tre plus radicale encore dans cette d&#233;construction de notre civilisation ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai que la l&#233;galisation de l'avortement, la dissociation syst&#233;matique de la sexualit&#233; et de la procr&#233;ation, ou encore certaines id&#233;ologies issues de la R&#233;volution ont d&#233;j&#224; entam&#233; notre vision chr&#233;tienne de l'Homme. Mais l'euthanasie marque une &#233;tape nouvelle, parce qu'elle touche le lien le plus &#233;l&#233;mentaire : celui qui nous relie &#224; toute personne humaine, quoi qu'elle ait fait, quel que soit son &#233;tat. Avec l'avortement, la soci&#233;t&#233; a commenc&#233; &#224; dire : certains commencements de vie peuvent &#234;tre supprim&#233;s. Avec l'euthanasie, elle dit d&#233;sormais : certaines fins de vie peuvent l'&#234;tre aussi, au nom de la compassion. On passe d'une transgression tol&#233;r&#233;e &#224; une norme culturelle qui red&#233;finit ce qu'est mourir &#171; dignement &#187;. En ce sens, l'euthanasie parach&#232;ve un long processus : la sortie d'un horizon o&#249; la vie est re&#231;ue comme un don, pour entrer dans un monde o&#249; elle devient un mat&#233;riau que chacun, avec l'aval de l'&#201;tat, peut g&#233;rer jusqu'&#224; son terme. On suppose ici que personne ne sera comptable de rien dans sa vie, c'est le r&#234;ve de l'autor&#233;f&#233;rence. Cela pourrait ne pas &#234;tre aussi simple que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9/ Quand on regarde le temps long de la d&#233;christianisation en France, on a l'impression que toutes les barri&#232;res &#233;thiques finissent par sauter et que la d&#233;christianisation est in&#233;luctable. Il y a quelque chose de d&#233;courageant pour les chr&#233;tiens. Quels messages d'esp&#233;rance pouvez-vous adresser aux catholiques face &#224; cela ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Vu de loin, la d&#233;christianisation ressemble &#224; une grande mar&#233;e qui emporte une &#224; une les digues &#233;thiques, et l'on pourrait se d&#233;courager. Pourtant, l'histoire de l'&#201;glise rappelle que la foi ne s'identifie jamais &#224; un r&#233;gime juridique ou &#224; une culture dominante. Le christianisme est n&#233; minoritaire, souvent incompris, parfois pers&#233;cut&#233;, et c'est alors qu'il a le mieux t&#233;moign&#233; de la valeur inconditionnelle de chaque personne. L'esp&#233;rance chr&#233;tienne ne repose pas sur la solidit&#233; des lois, mais sur la fid&#233;lit&#233; de Dieu : aucune &#233;poque, aussi s&#233;cularis&#233;e soit elle, ne peut emp&#234;cher le Christ de rejoindre les c&#339;urs, ni l'Esprit de susciter des t&#233;moins. Notre responsabilit&#233; n'est pas de &#171; sauver la civilisation &#187; par nos seules forces, mais de vivre de mani&#232;re cr&#233;dible l'&#201;vangile de la vie l&#224; o&#249; nous sommes : dans nos familles, nos professions, nos engagements. Comme le disait tout r&#233;cemment, Mgr Hicks, nouvel archev&#234;que de New York, &#171; l'&#201;glise catholique n'est pas un club priv&#233;. Un club existe pour servir ses membres. L'&#201;glise existe pour aller &#224; la rencontre de tous et les servir. Nous existons pour suivre J&#233;sus qui a nourri les affam&#233;s, gu&#233;ri les malades, rejet&#233; la haine et proclam&#233; l'amour. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il rejoint l'encouragement du Pape L&#233;on XIV, qui &#233;crivait : &#171; une Eglise qui ne met pas de limites &#224; l'amour, qui ne conna&#238;t pas d'ennemis &#224; combattre, mais seulement des hommes et des femmes &#224; aimer, est l'Eglise dont le monde a besoin aujourd'hui &#187;. (Dilexi Te, n&#176;120). Chaque personne accompagn&#233;e jusqu'au bout, chaque geste de mis&#233;ricorde pos&#233; aupr&#232;s d'un mourant, est d&#233;j&#224; une victoire de la R&#233;surrection au c&#339;ur d'un monde qui l'a oubli&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Euthanasie : demande individuelle l&#233;gitime ou inversion de la norme au profit d'un &#201;tat tout-puissant ?</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/euthanasie-demande-individuelle-legitime-ou-inversion-de-la-norme-au-profit-d</link>
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		<dc:date>2026-01-22T19:47:00Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
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&lt;p&gt;Avec le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information (SPI) du dioc&#232;se de Paris, ancien aum&#244;nier du monde parlementaire. Auteur de L'euthanasie, une religion d'&#201;tat qui ne dit pas son nom (Pierre T&#233;qui) et Jean Louis Touraine, professeur de m&#233;decine, ancien d&#233;put&#233; du Rh&#244;ne &lt;br class='autobr' /&gt;
Hasard du calendrier : le jour du lancement des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, le S&#233;nat rejetait hier la proposition de loi sur l'aide &#224; mourir, en vidant le texte de sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/medias-et-representation-religieuse" rel="tag"&gt;m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---1-11-76f53.jpg?1776786025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information (SPI) du dioc&#232;se de Paris, ancien aum&#244;nier du monde parlementaire. Auteur de L'euthanasie, une religion d'&#201;tat qui ne dit pas son nom (Pierre T&#233;qui) et Jean Louis Touraine, professeur de m&#233;decine, ancien d&#233;put&#233; du Rh&#244;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasard du calendrier : le jour du lancement des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, le S&#233;nat rejetait hier la proposition de loi sur l'aide &#224; mourir, en vidant le texte de sa substance. Un rejet per&#231;u comme un ressaisissement, alors que la chambre haute avait entam&#233; l'examen de la proposition de loi Falorni sur un tout autre mode, celui de l'accommodement avec le principe d'aide &#224; mourir pour essayer de l'encadrer davantage. On est donc pass&#233; de l'accommodement au ressaisissement. N'exag&#233;rons pas la port&#233;e de l'action des s&#233;nateurs, l'Assembl&#233;e ayant le dernier mot sur le sujet. N&#233;anmoins, c'est un signe que l'aide &#224; mourir, la lev&#233;e de l'interdit de tuer, ne va pas de soi. Pour les partisans de l'euthanasie, le nouveau droit vise &#224; r&#233;pondre &#224; des situations dans lesquelles une personne juge que sa vie, hypoth&#233;qu&#233;e par la maladie voire la souffrance, ne vaut plus la peine d'&#234;tre v&#233;cue. Pour les opposants, ce droit est une illusion : c'est l'&#201;tat qui sera d&#233;tenteur du geste l&#233;tal, avec le risque que le d&#233;placement de la norme, autant dire son inversion, se traduira par une pression sociale inou&#239;e amenant les personnes &#233;ligibles au &#8220;b&#233;n&#233;fice&#8221; de la loi &#224; se sentir coupables de ne pas y recourir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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 <item xml:lang="fr">
		<title>Emission sur Radio Notre Dame - RCF &#171; En qu&#234;te de sens &#187;</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/emission-sur-radio-notre-dame-rcf-en-quete-de-sens</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serviceproinfo.fr/presse/article/emission-sur-radio-notre-dame-rcf-en-quete-de-sens</guid>
		<dc:date>2024-11-08T17:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que croit-on aujourd'hui au sujet de la mort ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Effectivement le titre du livre suppose qu'il y a aujourd'hui une id&#233;e commun&#233;ment r&#233;pandue selon laquelle la mort serait &#171; la fin d&#233;finitive de tout &#187; ! Donc, la mort signifierait l'abolition d&#233;finitive de la personne : il ne restera rien de vous apr&#232;s votre mort ! Rien qui vaille, rien du tout ! Donc l'essentiel de toute notre vie serait l&#224;, ici et maintenant. Il est fr&#233;quent de dire qu'autrefois, on pouvait vivre 50 ans plus l'&#233;ternit&#233;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que croit-on aujourd'hui au sujet de la mort ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement le titre du livre suppose qu'il y a aujourd'hui une id&#233;e commun&#233;ment r&#233;pandue selon laquelle la mort serait &#171; la fin d&#233;finitive de tout &#187; ! Donc, la mort signifierait l'abolition d&#233;finitive de la personne : il ne restera rien de vous apr&#232;s votre mort ! Rien qui vaille, rien du tout ! Donc l'essentiel de toute notre vie serait l&#224;, ici et maintenant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fr&#233;quent de dire qu'autrefois, on pouvait vivre 50 ans plus l'&#233;ternit&#233;, mais aujourd'hui c'est 80 ans et rien de plus. Il y avait une perspective d'un au-del&#224; de la mort alors qu'aujourd'hui, nous sommes face &#224; une compr&#233;hension de l'&#234;tre humain qui se r&#233;duit &#224; sa seule biologie, &#224; sa mat&#233;rialit&#233;. Il n'y a de vie que la vie organique et biologique. Il n'y a rien &#224; attendre dans la mort. Ce livre est d'abord une r&#233;ponse &#224; ce que j'observe comme une censure de l'&#233;ternit&#233; dans notre soci&#233;t&#233;. Une censure de l'&#233;ternit&#233; car il n'y a plus la possibilit&#233; de se projeter dans un au-del&#224; de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/pe_re-laurent-stalla-bourdillon---la-mort-n_est-pas-ce-que-vous-croyez-55282.png?1776786025' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;P&#232;re Laurent Stalla Bourdillon - La mort n'est pas ce que vous croyez
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Or si nous vivons, nous vivons bien s&#251;r pour nous accomplir en ce monde, mais avec l'intime et profonde conviction qu'il y a, en nous, quelque chose qui ne meurt pas ! C'est l&#224; tout l'enjeu de la r&#233;flexion ouverte aujourd'hui sur la question de la mort. S'il n'y a rien apr&#232;s cette vie , il n'y a pas d'enjeu particulier au fait de mourir puisque de toute fa&#231;on quitte &#224; mourir pour mourir, tout s'arr&#234;tera. On pourrait se dire &#171; un peu plus t&#244;t, un peu plus tard &#187;, qu'est-ce que &#231;a change ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette repr&#233;sentation de la mort dans notre soci&#233;t&#233; repose sur une autre repr&#233;sentation : celle de l'&#234;tre humain dans sa constitution. Qu'est-ce qu'un homme ? De quoi est-il fait ? Il a un corps que l'on voit. Est-ce que c'est tout ? Est-ce que la visibilit&#233; de son corps &#233;puise la signification de ce qu'il est ? Est-ce que le visible &#233;puise notre &#234;tre et dit le fond de notre &#234;tre ? Bien s&#251;r que non ! Quelque chose en nous qui r&#233;siste &#224; cette proposition. En effet, en toute personne humaine, quelque chose aspire &#224; durer. C'est comme une trace d'un appel &#224; la vie qui, en nous, n'a pas disparu. Nous sentons bien que nous sommes faits pour vivre. C'est pourquoi la perspective de la mort est occult&#233;e la plupart du temps. Elle contrevient &#224; ce pourquoi nous sommes faits. Nous sommes faits pour la vie, nous ne sommes pas faits pour la mort ! Mais h&#233;las de &#171; vie &#187;, il n'y a plus aujourd'hui que celle de vos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la s&#233;cularisation de la soci&#233;t&#233;, la vie humaine ne s'en visage plus comme un projet de Dieu sur les personnes. Cela conduit in&#233;luctablement &#224; une administration de la vie et de la mort, c'est-&#224;-dire &#224; une gestion administrative de la fin de la vie. Celui vers qui nous allons, Celui vers qui nous partons, Celui dont nous venons, Celui pour qui nous sommes faits a disparu ! Alors, les institutions m&#233;dicales se retrouvent &#224; devoir g&#233;rer de fa&#231;on administrative les derniers moments. Nous n'allons plus vers le P&#232;re c&#233;leste, ce qui nous obligerait &#224; accompagner les derniers moments comme un passage, sans les acc&#233;l&#233;rer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, c'est exactement le contraire que nous constatons aujourd'hui : on est tent&#233; d'administrer la fin. La grande question au sujet de la vie et de la mort, est : que signifie &#171; &#234;tre n&#233; &#187; dans un monde que l'on va quitter ? Quel sens a tout cela s'il nous faudra mourir ? Oui, il nous faudra mourir, c'est n&#233;cessaire ! C'est un immense paradoxe ! C'est une n&#233;cessit&#233; et pas seulement une fatalit&#233;. Une n&#233;cessit&#233; seulement si l'on comprend ce qui nous arrive dans la mort. &#171; N&#233;cessaire &#187; signifie que cela participe de l'accomplissement de notre existence. C'est absolument paradoxal. Personne ne pourrait entendre une chose pareille sans une r&#233;v&#233;lation sur ce qui se joue dans la mort ! M&#234;me si la mort vous prive de cette vie, qui vous dit qu'elle vous prive de LA vie ? A moins que nous soyons dans une confusion sur ce qu'est &#171; la vie &#187;. La &#171; vie &#187; telle qu'on l'entend aujourd'hui d&#233;signe la palpitation cardiaque. Mais la vie comme la mort ne sont pas ce que vous croyez ! La vie ne se r&#233;duit pas &#224; la palpitation cardiaque. C'est la cons&#233;quence de la tyrannie de la visibilit&#233; - o&#249; n'existe que ce que je vois qui existe. Mais cela palpitation cardiaque n'est que la vie organique ! Depuis quand - chez nous depuis une cinquantaine d'ann&#233;es - est-ce que la vie organique &#233;puise la vie de l'&#234;tre humain ? C'est que nous avons compl&#232;tement occult&#233; la signification de la vie psychique et spirituelle. C'est-&#224;-dire la vie de l'esprit ! Cette vie de l'esprit demeure et elle demeurera. Ce sont probablement des r&#233;alit&#233;s que nous allons red&#233;couvrir dans les ann&#233;es &#224; venir, notamment &#224; travers toutes ces exp&#233;riences o&#249; l'on interroge la permanence d'une conscience dans la mort. Notre corpor&#233;it&#233; humaine n'&#233;puise pas ce que nous sommes ! Nous sommes beaucoup plus qu'un simple organisme biologique ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit pour nous aujourd'hui de revisiter l'id&#233;e que nous nous faisons, de ce que peut signifier le fait d'&#234;tre n&#233; en ce monde. Apr&#232;s tout pourquoi ? Cette question est une grande question et il faut accepter de se la poser comme une &#233;nigme. Beno&#238;t XVI disait lui-m&#234;me que &#171; la vie est une question ouverte &#187;. C'est une question qui nous est pos&#233;e et une invitation &#224; formuler une r&#233;ponse. Pour les chr&#233;tiens, cette r&#233;ponse a &#233;t&#233; donn&#233;e dans la r&#233;surrection du Christ. Si nous lisons l'&#233;vangile jusqu'au bout - ce qui est quelque chose de difficile &#8211; nous allons entendre que J&#233;sus, le Christ est ressuscit&#233; ! Et il n'est pas ressuscit&#233; parce qu'il est le Christ, il est ressuscit&#233; parce qu'il s'est fait homme et r&#233;v&#232;le ce que peut la nature humaine ! En ressuscitant, il r&#233;v&#232;le ce que c'est qu'un homme dans sa forme terminale : c'est quelqu'un qui vit de la vie de Dieu ! Alors, nous sommes en chemin vers cette vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne parlons jamais de la mort aujourd'hui ! Il y a une forme de tabou car on pense que le sujet est morbide. Si vous en parlez, on va vous demander si &#231;a ne va pas ? On va vous demander pourquoi vous en parlez, si vous &#234;tes triste ? C'est un sujet qu'il faudrait essayer d'&#233;vacuer. Mais la mort ne dispara&#238;t pas parce que nous cessons d'en parler. Nous en parlons trop peu. Je suis tr&#232;s sensible au fait que les connaissances m&#233;dicales ont explos&#233; depuis cinquante ans. Notre connaissance quasi-exhaustive du corps nous fascine. C'est proprement fascinant ! Nous avons d'ailleurs l'illusion d'une ma&#238;trise et d'un contr&#244;le quasi parfait sur la vie de ce corps, de cet organisme. Avec toutes ces connaissances, il s'est produit une sorte de d&#233;lestage de la question de la signification, au profit des connaissances. Je distinguerai donc deux domaines : le domaine du conna&#238;tre et le domaine du comprendre. Conna&#238;tre comment fonctionne mon corps et comment on peut att&#233;nuer mes souffrances qui m'exposent &#224; un terme. Comprendre signifie trouver le sens de ma vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fr&#233;quent d'entendre dire qu'on &#171; meurt mal en France &#187;. &#171; Mal mourir &#187; c'est effectivement mourir dans des souffrances que nous redoutons tous et qu'il faut soulager. C'est tout l'effort attendu des soins palliatifs. Et puis, il y a &#171; mal mourir &#187; dans le sens de mal comprendre &#171; pourquoi je meurs &#187;. Cette absence de sens nous fait basculer vers l'absurdit&#233; de la vie et de la mort. Bien mourir, c'est finalement bien savoir, pourquoi je meurs et pourquoi je ne peux pas ne pas mourir ! Cela conduit &#224; revisiter la question m&#233;dicale et la question spirituelle et philosophique. La question spirituelle d'un point de vue chr&#233;tien, c'est l'Evangile, la Bonne Nouvelle ! J&#233;sus est venu pour mourir, il a pris notre nature humaine pour affronter et pour vivre ce que doit traverser notre nature humaine pour atteindre &#224; sa forme terminale et glorieuse. J&#233;sus r&#233;alise pr&#233;cis&#233;ment cette affirmation selon laquelle la mort n'est pas le dernier mot de votre vie ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on est s&#233;rieux en lisant l'Evangile alors nous comprenons qu'il existe un au-del&#224; de la mort, un autre &#233;tat du corps. Il y a une vie qui vient dans et par la mort ! Il faut &#233;couter cela avec une grande attention car c'est une promesse. Elle nous surprend parce qu'elle est inou&#239;e ! C'est quelque chose de redoutablement nouveau, et de proprement inou&#239; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque je n'ai pas de pouvoir sur mon corps et puisqu'un jour je vais devoir le perdre, je trouve n&#233;cessaire de dire et de redire tr&#232;s t&#244;t : &#171; le monde dans lequel vous &#234;tes n&#233; est un monde qui n'est pas fait pour qu'on y reste ! C'est un monde fait pour que nous y passions ! &#187; Si on me le dit assez t&#244;t, je n'irais pas me faire des illusions sur la mort de la mort en ce monde. Je n'irais vendre mes biens pour acheter la pilule qui m'emp&#234;che de mourir &#8230; Cela n'a aucun sens. D&#232;s notre naissance, nous sommes immerg&#233;s dans une soci&#233;t&#233; qui fait miroiter la perspective de vaincre la mort &#8211; alors que vous savez depuis le d&#233;but qu'un jour viendra sera le dernier jour ! Si vous savez assez t&#244;t que personne ne reste ici, cela ne vous fait plus peur parce que vous l'avez int&#233;gr&#233; consciemment. Or nous n'avons pas int&#233;gr&#233; cette dimension. Donc la mort parlons-en ! Oui parlons-en avant ! Tout &#234;tre humain vit de paroles. En chacun de nous se tient un verbe de vie. La parole nous fait vivre et la parole peut nous faire vivre jusqu'au dans ces moments ultimes. On ne finit jamais de s'&#233;noncer soi-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'acad&#233;micien Fran&#231;ois Cheng posait la question de la curiosit&#233;. Vous n'&#234;tes pas curieux de ce qui vient derri&#232;re ? Comment se fait-il que vous ne pas soyez curieux ? Nous sommes tous habit&#233;s par une par une &#233;nigme au fond de nous-m&#234;mes et nous essayons, &#224; travers nos exp&#233;riences de nous d&#233;couvrir nous-m&#234;mes, de nous d&#233;voiler &#224; nous-m&#234;mes. Nous avons besoin des autres pour savoir qui nous sommes car je suis toujours &#171; quelqu'un pour quelqu'un &#187;. Ce sont les autres qui m'aident &#224; acc&#233;der &#224; moi-m&#234;me. Et bien, si la mort vient interrompre ce chemin et si cela nous afflige, la promesse chr&#233;tienne contient la certitude de la r&#233;v&#233;lation d&#233;finitive de notre identit&#233;. Nous disons que &#171; nous allons dans &#171; la maison du P&#232;re &#187;. C'est une formule extr&#234;mement profonde. Cela veut dire nous allons entrer. Et dans cette maison, nous allons trouver un P&#232;re et des fr&#232;res et s&#339;urs. Le P&#232;re est Celui qui donne la vie, Celui dont nous sommes les enfants ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout comme lorsqu'un jour, nous avons &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;s et r&#233;jouis par quelque chose qui nous a saisi, rempli int&#233;rieurement et donner le sentiment d'exister, de m&#234;me nous verrons que nous existons pour Dieu. Comme le dit Saint Paul &#171; je conna&#238;trai comme je suis connu &#187;. C'est-&#224;-dire que Dieu me fera conna&#238;tre vraiment qui je suis pour Lui. Et ce moment-l&#224; s'appelle un bonheur infini ! Il faut aussi redire que la mort est une r&#233;alit&#233; d'une extr&#234;me violence. C'est la blessure la plus profonde qui puisse &#234;tre. Comment voulez-vous que nous puissions envisager que la vie soit heureuse, belle et bonne, si les &#234;tres que j'aime me sont arrach&#233;s, ou si je suis moi-m&#234;me arrach&#233; &#224; des personnes qui comptent sur moi ? Dieu nous promet de nous r&#233;unir. La conviction profonde qui anime la foi chr&#233;tienne, c'est que nous sommes faits pour vivre ensemble et pr&#233;cis&#233;ment c'est ce que Dieu r&#233;alise : nous r&#233;unir ! Donc laissons-Le et permettons Lui si tant est qu'il ait une place dans notre vie, de r&#233;aliser ce qu'il a l'intention de r&#233;aliser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#224; peu pr&#232;s convaincu que ceux qui nous pr&#233;c&#232;dent dans la lumi&#232;re, connaissent quelque chose d'une immense joie, d'une immense paix et que si nous leur demandions de revenir, pour rien au monde ils ne voudraient revenir. Il y a, dans le passage par la mort, la promesse d'un accomplissement et notre passage conduit &#224; un nouvel &#233;tat. Un &#233;tat qui nous transformera et nous comblera si nous savons nous remettre &#224; l'amour qui nous a appel&#233; et qui le premier nous a aim&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>&#171; On est entr&#233; dans une civilisation qui ne sait plus aspirer &#224; l'&#233;ternit&#233; &#187;</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/on-est-entre-dans-une-civilisation-qui-ne-sait-plus-aspirer-a-l-eternite</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serviceproinfo.fr/presse/article/on-est-entre-dans-une-civilisation-qui-ne-sait-plus-aspirer-a-l-eternite</guid>
		<dc:date>2024-11-01T11:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;ENTRETIEN. Y a-t-il une vie apr&#232;s la mort ? Oui, r&#233;pond le pr&#234;tre catholique Laurent Stalla-Bourdillon. C'est justement le sens de la Toussaint, comme le rappelle avec profondeur ce th&#233;ologien. &lt;br class='autobr' /&gt; Propos recueillis par J&#233;r&#244;me Cordelier Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon est l'un des th&#233;ologiens catholiques les plus aff&#251;t&#233;s du moment. Ancien aum&#244;nier des parlementaires, il est aujourd'hui directeur du Service pour les professionnels de l'information, au sein du dioc&#232;se de Paris. Il a donn&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/le-point-7ffbb.jpg?1776786025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;ENTRETIEN. Y a-t-il une vie apr&#232;s la mort ? Oui, r&#233;pond le pr&#234;tre catholique Laurent Stalla-Bourdillon. C'est justement le sens de la Toussaint, comme le rappelle avec profondeur ce th&#233;ologien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par J&#233;r&#244;me Cordelier&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon est l'un des th&#233;ologiens catholiques les plus aff&#251;t&#233;s du moment. Ancien aum&#244;nier des parlementaires, il est aujourd'hui directeur du Service pour les professionnels de l'information, au sein du dioc&#232;se de Paris. Il a donn&#233; r&#233;cemment une s&#233;rie de conf&#233;rences sur notre rapport &#224; la mort qui a attir&#233; du monde au Coll&#232;ge des Bernardins, o&#249; il enseigne depuis quinze ans. Il vient de publier le fruit de ses r&#233;flexions dans un petit livre stimulant, paru aux &#233;ditions Descl&#233;e de Brouwer, La mort n'est pas ce que vous croyez. Nous lui avons demand&#233; de nous &#233;clairer sur le sens chr&#233;tien de la Toussaint.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Point : Que signifie la Toussaint pour les chr&#233;tiens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon&lt;/strong&gt; : C'est une f&#234;te liturgique qui permet aux fid&#232;les chr&#233;tiens de se r&#233;jouir pour celles et ceux qui nous pr&#233;c&#232;dent dans l'&#233;ternit&#233; de Dieu, c'est-&#224;-dire celles et ceux qui, pour nous, sont entr&#233;s dans la pl&#233;nitude de la vie. Ce qui sous-entend en passant que nous sommes tous en chemin vers cette pl&#233;nitude. &#192; la Toussaint, les chr&#233;tiens c&#233;l&#232;brent l'action de la gr&#226;ce divine dans le c&#339;ur de ces personnes. Elles sont toutes c&#233;l&#233;br&#233;es en m&#234;me temps, car elles repr&#233;sentent une multitude qu'il ne nous est pas possible de d&#233;nombrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous suivons un calendrier qui, chaque jour, c&#233;l&#232;bre un ou plusieurs saints, et le 1&#7497;&#691; novembre, nous c&#233;l&#233;brons tous ceux que nous ne nommons pas habituellement, mais dont nous savons et nous croyons qu'ils vivent d&#233;sormais dans la lumi&#232;re de Dieu et, surtout, qu'ils interc&#232;dent pour nous aupr&#232;s de Lui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Le 2 novembre, l'&#201;glise prie pour tous les d&#233;funts qui sont en route vers l'&#233;ternit&#233;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout le monde pense qu'&#224; la Toussaint, nous f&#234;tons les morts. Et vous, vous parlez de f&#234;te de la vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion s'est install&#233;e dans le paysage parce que la comm&#233;moration des d&#233;funts a lieu le 2 novembre, &#224; savoir le lendemain. Comme le jour de la Toussaint est f&#233;ri&#233;, les gens s'en servent pour aller au cimeti&#232;re ; par association, il est ainsi devenu le moment o&#249; l'on f&#234;te les morts. En fait, nous f&#234;tons effectivement des morts, mais des morts qui sont vivants dans l'&#233;ternit&#233; bienheureuse. Le 2 novembre, l'&#201;glise prie pour tous les d&#233;funts qui sont en route vers l'&#233;ternit&#233;, parce qu'on ne pr&#233;sume pas qu'on entre imm&#233;diatement dans la vision de Dieu et la b&#233;atitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant que pr&#234;tre catholique, &#234;tes-vous d&#233;pit&#233; qu'Halloween soit aujourd'hui plus populaire que la Toussaint ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Halloween ne ressort d'aucune des traditions qui existent chez nous, en France et en Europe. Cette f&#234;te pr&#233;sente la facult&#233; d'aller explorer les domaines de l'inconnu, du myst&#233;rieux, c'est-&#224;-dire pr&#233;cis&#233;ment de l'au-del&#224;, de la mort, de la vie des esprits. Il y a toute une coloration un peu fun&#232;bre, voire macabre, qui entoure cette c&#233;l&#233;bration mais, h&#233;las, elle n'a de consistance que commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il difficile de parler de la mort aujourd'hui quand on est pr&#234;tre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort appara&#238;t pour nos contemporains comme la n&#233;gation de ce qu'est la vie organique. La mort vient sanctionner la vie corporelle, d&#233;truire et installer l'abolition d&#233;finitive de la personne. Le probl&#232;me est que notre soci&#233;t&#233; ne sait plus faire droit &#224; la vie spirituelle, &#224; la vie int&#233;rieure et &#224; ce qui, jadis, relevait de l'&#233;vidence. Aujourd'hui, on doit prouver ce qui ne meurt pas dans l'individu. Nous, chr&#233;tiens, croyons &#224; la permanence d'une instance spirituelle dans l'homme qui ne dispara&#238;t pas avec la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un clivage dans lequel notre soci&#233;t&#233; s'engouffre et tombe. Il n'y a que notre g&#233;n&#233;ration qui est capable de dire aujourd'hui que la mort emporte l'abolition d&#233;finitive de la personne, quand toutes les g&#233;n&#233;rations et toutes les civilisations se sont d&#233;velopp&#233;es dans la perspective d'un apr&#232;s, et dans l'id&#233;e que nous ne sommes pas n&#233;s simplement pour un certain temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, parler de la mort aujourd'hui, c'est affronter cette r&#233;alit&#233; dans les termes suivants : &#171; Dis-moi ce que tu comprends de la mort, je te dirais l'id&#233;e que tu te fais de ce qu'est une personne. Moi, je pense que &#8220;la mort n'est pas ce que vous croyez&#8221;, d'o&#249; le titre que j'ai donn&#233; &#224; mon livre. Vous &#234;tes plus que cela, il y a en vous quelque chose qui survit &#224; la mort du corps. &#187; C'est ce que nous appelons l'esp&#233;rance chr&#233;tienne, et que l'&#201;glise va c&#233;l&#233;brer l'ann&#233;e prochaine, dans le jubil&#233; 2025. Notre esp&#233;rance revient &#224; comprendre que si le Christ est ressuscit&#233;, cela signifie que la mort corporelle est vaincue. La marche est tr&#232;s difficile &#224; franchir, m&#234;me pour des chr&#233;tiens aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esp&#233;rance chr&#233;tienne porte l'id&#233;e que nous ne sommes pas des vivants qui vont vers la mort, mais que nous sommes des mortels en chemin vers la vie. Notre mort corporelle participe de ce processus. Voici la proposition chr&#233;tienne. Elle est fond&#233;e pour nous sur la r&#233;surrection du Christ, et elle nous lib&#232;re aussi des formes d'arbitraire ou d'imaginaire que tout un chacun peut essayer de se figurer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aujourd'hui tendance &#224; traiter de la r&#233;alit&#233; de la mort, paradoxalement, avec une forme de d&#233;sinvolture.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que dites-vous &#224; celles et ceux qui vivent cette trag&#233;die, pour qu'ils essaient de comprendre l'incompr&#233;hensible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne mesurons pas assez, &#224; mon sens, la r&#233;alit&#233; douloureuse que repr&#233;sente la mort, c'est-&#224;-dire l'arrachement du lien charnel que nous avons eu avec des personnes. Donnons nous la mesure de laisser descendre en nous la peine et le chagrin que peuvent constituer effectivement un tel drame, parce que le cours de l'existence s'interrompt et que nous sommes des &#234;tres tiss&#233;s de relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aujourd'hui tendance &#224; traiter de la r&#233;alit&#233; de la mort, paradoxalement, avec une forme de d&#233;sinvolture, comme si c'&#233;tait un mauvais moment &#224; passer. Mais je constate quand m&#234;me dans le tr&#233;fonds de l'&#226;me, de l'esprit de chacun la conviction que le d&#233;funt aim&#233; n'a pas disparu. Ce qu'affirme une soci&#233;t&#233; mat&#233;rialiste et globalement ath&#233;e, sinon nihiliste, d&#233;tonne par rapport &#224; l'intuition quasi native et naturelle que nous avons, selon laquelle quelque chose survivra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes tous fond&#233;s par le lien de l'amour et de l'affection &#224; croire que quand bien m&#234;me un &#234;tre cher a disparu, il n'a pas &#233;t&#233; an&#233;anti. &#192; partir de l&#224;, commence une qu&#234;te, et ensuite une esp&#233;rance. La joie de Dieu, c'est la r&#233;union des hommes, une communion dans laquelle nous sommes faits pour vivre. Donc, nous sommes s&#233;par&#233;s pour un peu de temps. Le proche qui meurt nous pr&#233;c&#232;de sur un chemin que nous prendrons &#224; notre tour. Nous sommes appel&#233;s &#224; nous retrouver dans une vie que l'&#201;glise catholique con&#231;oit comme une vie sur laquelle la mort n'a plus de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On pourra vous objecter qu'il s'agit l&#224; de belles paroles, que personne ne peut mat&#233;rialiser ce que vous affirmez&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez compl&#232;tement raison. Si le Christ n'est pas ressuscit&#233;, tout ce qu'annonce l'&#201;glise est vain. Et donc on peut refermer l'&#233;vangile. J'observe simplement que depuis deux mille ans, l'&#201;glise continue d'annoncer la promesse de la r&#233;surrection, c'est-&#224;-dire la possibilit&#233; d'exister dans un autre &#233;tat du corps, et que cela rejoint l'intuition profonde que nous portons tous dans le d&#233;sir de vivre. Parce que Dieu a mis un d&#233;sir de vivre en nous qui est en fait un d&#233;sir de Lui, qui est aussi un d&#233;sir d'&#234;tre ensemble et de ne pas nous quitter et de nous aimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une affirmation de la foi. Si le Christ n'est pas ressuscit&#233;, notre foi est vaine. Mais s'il est ressuscit&#233;, et je crois que c'est ce qu'il faut essayer d'entendre, c'est que nous avons la r&#233;v&#233;lation de quelque chose que nous ne pouvions pas soup&#231;onner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment peut-on parler d'esp&#233;rance encore aujourd'hui dans ce monde compl&#232;tement fractur&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'homme est abandonn&#233; &#224; lui-m&#234;me, il y a de quoi d&#233;sesp&#233;rer ou se r&#233;signer &#224; voir que le mal grandit. Si nous croyons que Dieu n'abandonne pas l'homme, que Dieu est pr&#233;sent au monde et &#224; nos vies, que c'est Lui qui tient la cl&#233; de l'issue de l'histoire, l'esp&#233;rance est permise. On est entr&#233; dans une civilisation qui ne sait plus aspirer &#224; l'&#233;ternit&#233;. Et moi, ce que je voudrais, c'est que cette aspiration d'&#233;ternit&#233; renaisse parce qu'elle est d&#233;j&#224; pr&#233;sente en nous. Il faut juste oser la lib&#233;rer de l'intime de nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La mort est-elle ce que vous croyez ?</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/la-mort-est-elle-ce-que-vous-croyez</link>
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		<dc:date>2024-10-30T10:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, qui vient de publier &#034;La mort n'est pas ce que vous croyez&#034; (DDB), &#233;voque en cette veille de la Toussaint la r&#233;alit&#233; de la mort, cet &#233;v&#233;nement certain qui n'efface pas la vie et celle de nos proches, mais la transforme. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors qu'un projet de loi ouvrant le droit &#224; l'euthanasie menace toujours notre pays, que se pr&#233;pare le Jubil&#233; 2025 sur le th&#232;me de l'esp&#233;rance, j'ai souhait&#233; encourager, &#224; travers un petit livre, &#224; revenir &#224; la pens&#233;e de la mort comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/aleteia-02dd0.jpg?1776786026' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, qui vient de publier &#034;La mort n'est pas ce que vous croyez&#034; (DDB), &#233;voque en cette veille de la Toussaint la r&#233;alit&#233; de la mort, cet &#233;v&#233;nement certain qui n'efface pas la vie et celle de nos proches, mais la transforme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors qu'un projet de loi ouvrant le droit &#224; l'euthanasie menace toujours notre pays, que se pr&#233;pare le Jubil&#233; 2025 sur le th&#232;me de l'esp&#233;rance, j'ai souhait&#233; encourager, &#224; travers un petit livre, &#224; revenir &#224; la pens&#233;e de la mort comme passage. La mort n'est donc pas que la fin de cette vie. Elle est sa transformation. La f&#234;te de la Toussaint le 1er novembre, puis le jour de pri&#232;re pour les d&#233;funts, le 2 novembre, orientent chaque ann&#233;e nos regards vers l'au-del&#224; de cette vie temporelle. Nous pensons &#224; ceux qui nous ont quitt&#233;, et si nous croyons en Dieu, nous les confions &#224; sa tendresse et &#224; sa Mis&#233;ricorde. Nous, qui sommes encore en route, nous invoquons aussi l'intercession des saints qui jouissent de la lumi&#232;re divine. L'&#201;glise proclame la r&#233;surrection des corps et refuse la censure de l'&#233;ternit&#233;. La question de la mort permet de retrouver le centre de gravit&#233; de la foi chr&#233;tienne : la r&#233;surrection comme naissance, nouvel engendrement d'entre les morts. J&#233;sus n'est-il pas &#034;le premier n&#233; d'entre les morts&#034; (Col, 1,18) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un &#233;v&#232;nement certain&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un fait inou&#239; : la mort n'est pas le dernier mot. Cette esp&#233;rance va retentir tout au long de l'ann&#233;e du Jubil&#233; 2025 ! Les chr&#233;tiens croient que l'amour dont Dieu aime la multitude sera aussi pour elle, source de vie ! Il nous faut apprendre &#224; penser notre mort, non comme un &#233;v&#232;nement possible, mais comme un &#233;v&#232;nement certain. Si nous allons bien tous mourir, cela doit surtout nous inviter &#224; r&#233;aliser ce qui peut encore grandir en nous. La possibilit&#233; que notre vie ne se r&#233;duise pas &#224; l'exp&#233;rience temporelle est devenue la chose la plus difficile &#224; croire aujourd'hui. Nous sommes peut-&#234;tre nous-m&#234;mes atteints par le doute quant &#224; la possibilit&#233; qu'il existe un autre &#233;tat du corps, l'&#233;tat de Ressuscit&#233; que d&#233;crivent les &#201;vangiles lorsque J&#233;sus revenu de la mort appara&#238;t &#224; ses ap&#244;tres. Mener le combat de la foi dans notre &#233;poque incr&#233;dule, c'est tenir fermement la promesse que le Christ a faite : &#034;Et moi je les ressusciterai au dernier jour&#034; (Jn 6,54).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a donc aucune abolition d&#233;finitive de la personne dans la mort, mais la perte de ce corps, sujet du temps qui le rendait visible, appel&#233; &#224; un autre &#233;tat. Ces propos, je le sais bien, sont contraires aux apparences, o&#249; tout se r&#233;duit &#224; de la cendre ou de la poussi&#232;re. La r&#233;surrection de J&#233;sus est une r&#233;v&#233;lation qui entra&#238;ne une r&#233;volution. Nous y prenons part &#224; travers le sacrement du bapt&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de vie sans relation&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La mort corporelle est le signe visible d'une r&#233;alit&#233; invisible. Elle donne &#224; voir sur le corps comme la trace d'un &#233;v&#233;nement spirituel qui atteint quelque chose d'invisible en nous : la relation de confiance avec Dieu. Il ne saurait y avoir de vie en dehors de cette relation. Telle est l'essence m&#234;me de l'humanit&#233;. Or cette derni&#232;re ne parvient plus &#224; se concevoir ainsi, tant elle se figure que la vie ne d&#233;pend de personne. Ne d&#233;pendre de rien ni de personne est la grave tromperie qui nous menace. L'autonomie absolue est non seulement impossible, mais elle est surtout dramatiquement triste. Jamais l'homme n'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour &#234;tre seul. Il est un &#234;tre reli&#233; et sa vie tient dans ses liens. La relation &#224; l'auteur de la vie est un bonheur r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Christ J&#233;sus est mort parce que Dieu nous aime.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En J&#233;sus ressuscit&#233;, notre propre nature est restaur&#233;e dans sa relation &#224; la source de tout ce qui existe, &#224; l'Amour qui donne la vie. Le Christ J&#233;sus est mort parce que Dieu nous aime. Par sa mort, il a d&#233;voil&#233; le pouvoir de l'amour, de la volont&#233; divine de nous faire vivre. Mais vivre avec Lui et en Lui. L'&#233;tat nouveau de son corps ressuscit&#233; est l'expression d'une relation au P&#232;re que rien ne peut plus alt&#233;rer. Cette relation au P&#232;re est le Royaume m&#234;me que connaissent tous les saints. J&#233;sus avait exhort&#233; ses disciples &#224; la confiance : &#034;Sois sans crainte, petit troupeau, le P&#232;re s'est complu &#224; vous donner le Royaume&#034; (Lc 12,32).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;ponse de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;sus s'est endormi dans la mort, qui s'apparente &#224; un sommeil. La liturgie de l'&#201;glise catholique fait entendre cette &#233;vocation de la mort comme un sommeil dans la seconde pri&#232;re eucharistique de la messe : &#034;Souviens-toi aussi de nos fr&#232;res qui se sont endormis dans l'esp&#233;rance de la r&#233;surrection, et de tous les hommes qui ont quitt&#233; cette vie : re&#231;ois-les dans ta lumi&#232;re, aupr&#232;s de toi.&#034; Ce sommeil pr&#233;lude &#224; un r&#233;veil, &#224; un rel&#232;vement, qu'exprime le mot de &#034;r&#233;surrection&#034;. Ce r&#233;veil est l'effet en l'&#226;me de l'engendrement par l'Esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La r&#233;surrection est donc la r&#233;ponse de Dieu &#224; l'aspiration de l'&#226;me, et elle ach&#232;ve ainsi la b&#233;atitude de l'&#234;tre humain. &#233;crit le th&#233;ologien Jean Mouroux. [&#8230;] [L'&#226;me] conna&#238;t comme elle est connue ; elle aime comme elle est aim&#233;e ; elle r&#233;alise en perfection l'image &#233;ternelle qu'elle &#233;tait devant Dieu. Par suite, lorsque Dieu lui fait reprendre son corps, elle est, par gr&#226;ce, capable de le transformer et de l'adapter &#224; sa vie nouvelle ; elle se poss&#232;de d'une fa&#231;on si totale qu'elle peut le poss&#233;der totalement, et tout est l&#224;&#034; (Le Sens chr&#233;tien de l'homme). J&#233;sus a donn&#233; &#224; la mort un sens nouveau. &#034;Dans la mort, pr&#233;cise le Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique, Dieu appelle l'homme vers Lui&#034; (CEC, 1011). C'est ainsi que sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus a pu affirmer : &#034;Je ne meurs pas, j'entre dans la vie.&#034; Entrons dans l'esp&#233;rance et belle et saine f&#234;te de la Toussaint !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.laprocure.com/product/1634176/stalla-bourdillon-laurent-la-mort-n-est-pas-ce-que-vous-croyez-la-joie-d-esperer?srsltid=AfmBOopWnkno438fwi_QLgbnEjgCHHFNvILH5zCcs0lZMKZcBiYX03LQ%3Fae%3D5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La mort n'est pas ce que vous croyez, Laurent Stalla-Bourdillon, Descl&#233;e De Brouwer, octobre 2024, 260 pages, 16,90 euros.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Le droit &#224; l'euthanasie se transformera t&#244;t ou tard en droit &#224; euthanasier</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/le-droit-a-l-euthanasie-se-transformera-tot-ou-tard-en-droit-a-euthanasier</link>
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		<dc:date>2024-03-15T16:00:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Laurent Stalla-Bourdillon, pr&#234;tre-enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, &#034;&#234;tre suicid&#233;&#034; par un professionnel de sant&#233; ou par un parent est humainement inconcevable. T&#244;t ou tard, ce droit &#224; l'euthanasie se transformerait en droit &#224; euthanasier. &lt;br class='autobr' /&gt; Selon certaines personnes, la cause de l'euthanasie serait pour notre &#233;poque ce que fut le combat pour l'IVG en 1975 : &#171; Les forces qui s'opposent au droit &#224; une aide m&#233;dicale &#224; mourir rappellent celles qui, il y a cinquante ans, s'opposaient &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton217-dae12.png?1776786026' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Laurent Stalla-Bourdillon, pr&#234;tre-enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, &#034;&#234;tre suicid&#233;&#034; par un professionnel de sant&#233; ou par un parent est humainement inconcevable. T&#244;t ou tard, ce droit &#224; l'euthanasie se transformerait en droit &#224; euthanasier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon certaines personnes, la cause de l'euthanasie serait pour notre &#233;poque ce que fut le combat pour l'IVG en 1975 : &#171; Les forces qui s'opposent au droit &#224; une aide m&#233;dicale &#224; mourir rappellent celles qui, il y a cinquante ans, s'opposaient &#224; l'IVG &#187; lit-on dans une tribune publi&#233;e dans Le Monde. C'est en partie vrai puisque donner la mort devient une fois de plus la solution. &#171; Ce qui est annonc&#233; ne conduit pas notre pays vers plus de vie, mais vers la mort comme solution &#224; la vie &#187; r&#233;agissait le pr&#233;sident de la Conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques de France, Mgr &#201;ric de Moulins-Beaufort. Il s'agit d'abr&#233;ger la vie d'une personne malade et de supprimer la vie d'un enfant &#224; na&#238;tre. Au terme ou au commencement, la vie physique d'une personne humaine est pourtant bien plus qu'une question de biologie. C'est pour toute la communaut&#233; humaine, une question spirituelle ! C'est &#224; cette condition d'ailleurs que l'on prot&#232;ge r&#233;ellement notre commune humanit&#233; ! L&#224; o&#249; l'IVG est promue sur le mode contraceptif, l'euthanasie est pouss&#233;e sur le mode th&#233;rapeutique. Faudra-t-il demain, lorsque toutes les clauses restrictives auront saut&#233;, inscrire aussi le droit de mourir dans la Constitution fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des formulations mensong&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien mourir en France ne pourra jamais passer par l'av&#232;nement d'un &#171; art m&#233;dical de tuer &#187;. Si l'euthanasie est &#224; ce stade interdite, c'est qu'elle demeure un meurtre. L'euthanasie, comme telle est r&#233;prim&#233;e sur la base de l'article 221-1 du Code p&#233;nal, &#171; le fait de donner volontairement la mort &#224; autrui constitue un meurtre &#187;. &#192; ce jour, les circonstances et l'&#233;tat de la victime consentante, att&#233;nuent la peine d'une justice alors cl&#233;mente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euthanasie avance en rampant dans notre pays. Elle se fait &#224; pr&#233;sent entendre explicitement dans le discours du pr&#233;sident Emmanuel Macron, qui tente en vain de la cacher derri&#232;re des formulations mensong&#232;res et des confusions lexicales. &#171; L'aide &#224; mourir &#187; est un concept &#233;trange. C'est malgr&#233; tout &#171; faire mourir &#187;. C'est donner la mort. Quelle que soit la mani&#232;re habile de le dire, cela revient &#224; tuer. Pourquoi &#171; cette manie de tordre les mots, comme pour dissimuler un malaise et faire passer reculs &#233;thiques et r&#233;gressions sociales pour des avanc&#233;es &#187; s'insurge Aymeric Christensen, le directeur de La Vie. Tuer n'est pas un soin et encore moins de la fraternit&#233;. Pourquoi ces euph&#233;mismes ? &#171; Appeler &#8220;loi de fraternit&#233;&#8221; un texte qui ouvre le suicide assist&#233; et l'euthanasie est une tromperie &#187; estime encore les &#233;v&#234;ques de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort comme affligeante d&#233;responsabilisation&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains comme le philosophe Fr&#233;d&#233;ric Worms croient encore &#171; qu'il y a des souffrances qui sont pires que la mort &#187;. Les demandes d'en finir ne seraient pas des demandes de mort ? Alors pourquoi la donner ? Notre &#233;poque ne prend plus la mesure du caract&#232;re irr&#233;versible et irr&#233;vocable de la mort. Elle fait mine d'ignorer qu'il n'y a rien de pire que la mort. Son pouvoir d'an&#233;antissement n'est pas &#224; prendre de haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort comme solution est une consternante proposition. Elle signe une affligeante d&#233;responsabilisation. Il est d&#233;solant de vouloir passer sous silence les cons&#233;quences d'un tel changement de paradigme. Il provoque l'&#233;branlement le plus puissant des fondations d'un pays et d'une civilisation. Nous n'en sommes pas &#224; notre coup d'essai. Voici &#171; le combat interminable que livre la modernit&#233; contre l'ancienne morale chr&#233;tienne.[&#8230;] Nous nous trouvons dans l'ambiance du &#8220;pas de libert&#233; aux ennemis de la libert&#233;&#8221;. [&#8230;] Le d&#233;bat est clos ; fermez le ban ; on ne discute plus de ce sujet, on ne tol&#232;re plus le d&#233;bat. C'est une d&#233;cision d'intol&#233;rance &#187; &#233;crivait Chantal Delsol il y a un an d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un droit qui engage les autres&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le respect de la volont&#233; d'un malade ne saurait primer d'autres consid&#233;rations. Personne n'acc&#232;de &#224; un droit qui n'engage pas aussi les autres et finalement toute la soci&#233;t&#233; ! Nous sommes &#224; pr&#233;sent devant le libertarisme du pr&#233;sident de la R&#233;publique qui ne semble avoir que la mort &#224; offrir comme solution&#8230; &#171; L'injonction r&#233;currente au &#8220;d&#233;bat apais&#233;&#8221; n'est rien d'autre que la revendication de l&#233;gif&#233;rer sans contradiction, surtout si les seuls chez qui on traque l'absence de mod&#233;ration sont les opposants &#224; un &#8220;progr&#232;s&#8221; lib&#233;ral autoproclam&#233; &#187; &#233;crit Aymeric Christensen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondre &#224; la demande des malades en provoquant directement leur mort est ce dont il faut savoir s'interdire. Si la m&#233;decine ne peut plus rien, que peut encore l'accompagnement humain ? Avons-nous renonc&#233; ? Voit-on seulement ce que cela signifie ? Nous nous emparons d'un droit que nous n'avons pas, sauf dans un processus de d&#233;-civilisation, lequel se d&#233;voile aussi dans le primat de l'&#233;conomie sur la vie, avec cette qu&#234;te &#233;perdue d'&#233;conomies de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;gression&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et si dans le secret d'une instance m&#233;dicale, les m&#233;decins se concertent pour accompagner le terme de la vie d'une personne malade, en quoi cela concerne-t-il le droit ? Leur conscience professionnelle et humaine est d&#233;j&#224; asserment&#233;e et c'est &#224; elles seules que nous remettons nos existences. Nous n'avons d&#233;j&#224; que trop immisc&#233; le droit dans ce qu'il ne conna&#238;t pas : la destin&#233;e de l'homme et cet instant supr&#234;me o&#249; se recueille le dernier souffle. Veut-on ouvrir un droit-cr&#233;ance &#224; la mort permettant &#224; chacun d'en ma&#238;triser l'heure ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le droit &#224; l'euthanasie se transformera t&#244;t ou tard en droit &#224; euthanasier&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La fabrique de l'opinion en ce domaine restera dans les annales. Qui peut dire ce qui est en jeu dans une vie pour s'autoriser &#224; lui donner la mort ? Aucune des conditions requises pour acc&#233;der &#224; ce droit ne pourront rassurer tant le principe supr&#234;me de ne pas tuer est enfonc&#233; et transgress&#233;. La l&#233;galisation des injections l&#233;tales serait une mesure progressiste, alors que c'est &#224; l'&#233;vidence une r&#233;gression. Le droit &#224; l'euthanasie se transformera t&#244;t ou tard en droit &#224; euthanasier. Une loi suscite une dynamique de pression et le recours au suicide assist&#233; deviendra la seule solution pour les plus d&#233;munis et les plus fragiles. Qui r&#233;sistera &#224; la pression de ce droit qui vous offre la sortie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'absurde du n&#233;ant&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette loi ouvrant un droit &#224; l'aide &#224; mourir ne sort pas de nulle part. Elle survient dans des soci&#233;t&#233;s lib&#233;rales qui ont perdu le sens de la nature humaine, du devenir de la personne jusque dans la mort m&#234;me. La mort participait d'un accomplissement et appartenait &#224; la destin&#233;e humaine, l&#224; o&#249; r&#233;duite &#224; l'absurde du n&#233;ant, elle devrait revenir au seul pouvoir des hommes. Ni la R&#233;publique, ni le gouvernement n'ont de l&#233;gitimit&#233; ou de mandat pour accorder un &#171; droit cr&#233;ance &#187;, permettant &#224; chacun de ma&#238;triser sa propre mort. Ce ne sera jamais en faisant mourir que nous vaincrons le &#171; mal mourir &#187; dont les pouvoirs l&#233;gislatifs et ex&#233;cutifs sont responsables. Ils n'ont aucunement pr&#233;par&#233; les dispositifs attendus pour pouvoir finir sa vie dans la dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les consciences sont captives d'un funeste progr&#232;s qui pousse l'homme vers la tombe, vers la cendre&#8230; Non pas autant que vers l'&#233;trange mais rassurante confirmation de son propre n&#233;ant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title> J'&#233;tais l'invit&#233; de l'&#233;mission &#034;Le Grand T&#233;moin&#034; sur Radio Notre-Dame</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/j-etais-l-invite-de-l-emission-le-grand-temoin-sur-radio-notre-dame</link>
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		<dc:date>2023-12-14T14:31:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information</dc:subject>
		<dc:subject>num&#233;rique et communication digitale</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux religions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mercredi 13 d&#233;cembre, j'&#233;tais l'invit&#233; de l'&#233;mission &#034;Le Grand T&#233;moin&#034;. Lors de cette &#233;mission, nous avons abord&#233; la question de l'&#233;volution du monde de l'information et de ses effets sur nos vies. Posons un diagnostic sur le d&#233;veloppement des technologies, des r&#233;seaux sociaux, et l'arriv&#233;e de l'intelligence artificielle : il me parait important de souligner la surexposition m&#233;diatique de la vie politique et la difficult&#233; de proposer une r&#233;flexion politique approfondie face &#224; cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/reflexions-critiques-sur-les-systemes-d-information" rel="tag"&gt;r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/numerique-et-communication-digitale" rel="tag"&gt;num&#233;rique et communication digitale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/formation-aux-medias" rel="tag"&gt;formation aux m&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/formation-aux-religions" rel="tag"&gt;formation aux religions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton206-ef8bb.jpg?1776786026' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 13 d&#233;cembre, j'&#233;tais l'invit&#233; de l'&#233;mission &#034;Le Grand T&#233;moin&#034;. Lors de cette &#233;mission, nous avons abord&#233; la question de l'&#233;volution du monde de l'information et de ses effets sur nos vies. Posons un diagnostic sur le d&#233;veloppement des technologies, des r&#233;seaux sociaux, et l'arriv&#233;e de l'intelligence artificielle : il me parait important de souligner la surexposition m&#233;diatique de la vie politique et la difficult&#233; de proposer une r&#233;flexion politique approfondie face &#224; cette m&#233;diatisation. Il en va de la responsabilit&#233; des citoyens de s'attacher &#224; une r&#233;flexion personnelle pour &#233;chapper au seul registre &#233;motionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;galement abord&#233; le d&#233;fi pour l'&#201;glise de participer ou pas &#224; la fabrique de l'opinion sans d&#233;pendre des m&#233;dias. J'ai exprim&#233; des inqui&#233;tudes quant &#224; l'influence croissante des technologies, soulignant la n&#233;cessit&#233; de pr&#233;server la singularit&#233; des discours face au lissage m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai encore &#233;voqu&#233; la diff&#233;rence fondamentale entre l'homme et la machine, mettant en avant la qu&#234;te de v&#233;rit&#233;, la responsabilit&#233; individuelle et le lien entre la respiration corporelle et l'inspiration des pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous avons &#233;voqu&#233; l'importance des r&#233;cits religieux dans la compr&#233;hension de l'identit&#233; individuelle, dans la construction d'une soci&#233;t&#233; et le destin de ses membres. Il me parait primordial de souligner le r&#244;le protecteur des r&#233;cits dans nos vies, particuli&#232;rement les r&#233;cits bibliques et &#233;vang&#233;liques. Ce sont des r&#233;cits qui donnent du sens et nous prot&#232;gent du non-sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#233;mation ou inhumation : quelle diff&#233;rence dans le rapport &#224; la mort et au deuil ?</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/cremation-ou-inhumation-quelle-difference-dans-le-rapport-a-la-mort-et-au-deuil</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serviceproinfo.fr/presse/article/cremation-ou-inhumation-quelle-difference-dans-le-rapport-a-la-mort-et-au-deuil</guid>
		<dc:date>2023-11-02T10:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 40 ans, le nombre de cr&#233;mations est pass&#233; de 1 % des d&#233;c&#232;s en 1980 &#224; 40,46% selon les derniers chiffres de la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise de la cr&#233;mation. Une hausse du recours &#224; la cr&#233;mation confirm&#233;e par un sondage paru le 31 octobre, qui interroge en ce Jour des morts : que dit ce changement de mode de s&#233;pulture de notre rapport &#224; la mort et au deuil ? Au moins un Fran&#231;ais sur deux souhaite &#234;tre incin&#233;r&#233;. C'est le r&#233;sultat d'un sondage OpinionWay paru mardi 31 octobre et command&#233; par le SPI, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/presse/" rel="directory"&gt;Presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton198-f7428.jpg?1776786026' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 40 ans, le nombre de cr&#233;mations est pass&#233; de 1 % des d&#233;c&#232;s en 1980 &#224; 40,46% selon les derniers chiffres de la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise de la cr&#233;mation. Une hausse du recours &#224; la cr&#233;mation confirm&#233;e par un sondage paru le 31 octobre, qui interroge en ce Jour des morts : que dit ce changement de mode de s&#233;pulture de notre rapport &#224; la mort et au deuil ?&lt;/p&gt;
&lt;iframe allowfullscreen width=100% height=140px src=&#034;https://www.rcf.fr/actualite/lactu-chretienne/embed?episodeId=418935&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Au moins un Fran&#231;ais sur deux souhaite &#234;tre incin&#233;r&#233;. C'est le r&#233;sultat d'un sondage OpinionWay paru mardi 31 octobre et command&#233; par le SPI, le Service pour les professionnels de l'information du dioc&#232;se de Paris. Concr&#232;tement ils sont 45% des quelque 1000 personnes sond&#233;es &#224; souhaiter &#234;tre incin&#233;r&#233;, quand 19% souhaitent &#234;tre inhum&#233; et 34% h&#233;sitent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons du choix de la cr&#233;mation en guise de mode de s&#233;pulture sont diverses : on peut citer notamment le souhait de ne pas &#234;tre une charge pour la famille (53%), l'impression que c'est plus simple (43%), le souhait que ses cendres soient dispers&#233;es (30%) ou encore parce que cela co&#251;te moins cher (27%). En r&#233;alit&#233;, le prix de la cr&#233;mation et de l'inhumation se rapprochent. Il faut compter en moyenne pr&#232;s de 4000&#8364; pour chaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du SPI, les r&#233;sultats du sondage d&#233;montrent surtout une &#233;volution du rapport &#224; la mort : &#171; les Fran&#231;ais ne voient pas ce qui peut &#234;tre en jeu, simplement parce qu'il y a de moins en moins la perspective d'une vie apr&#232;s la mort &#187;. En effet, selon l'&#233;tude un Fran&#231;ais sur deux croit qu'il y a une vie apr&#232;s la mort, mais 30% des sond&#233;s admettent en douter parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un recul du recours &#224; l'inhumation, y compris chez les chr&#233;tiens (47% des catholiques interrog&#233;s souhaitent &#234;tre incin&#233;r&#233;s), que regrette Laurent Stalla-Bourdillon tant l'inhumation rev&#234;t pour lui un sens profond. &#171; On a perdu de vue ce que pouvait signifier, et de beaut&#233; et de sens, l'inhumation du corps dans un cercueil et dans une tombe, affirme-t-il, insistant sur la symbolique de la terre qui &#171; va recevoir, conserver et d&#233;voiler quelque chose de myst&#233;rieusement cach&#233; &#187;, au contraire de la cr&#233;mation qui va acc&#233;l&#233;rer ce processus. Surtout, il rappelle que c'est &#171; de cette fa&#231;on-l&#224; que le christ lui-m&#234;me a &#233;t&#233; mis au tombeau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sens pastoral plus que th&#233;ologique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1963, l'Eglise tol&#232;re la cr&#233;mation, estimant que ce mode de s&#233;pulture &#171; n'est pas contraire en soi &#224; la religion chr&#233;tienne et que cela n'a pas de cons&#233;quence pour la promesse de la r&#233;surrection &#187;, r&#233;sume le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Mais &#171; ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de contrindication d'un point de vue th&#233;ologique, qu'il ne faut pas essayer de rendre signifiant pastoralement &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inhumation aurait &#224; ses yeux plus de vertus pour les vivants. Elle pr&#233;senterait une &#171; forme de ritualit&#233; pour essayer de nourrir ou d'entretenir l'esp&#233;rance qui habite les chr&#233;tiens &#187;. Une esp&#233;rance qui lui semble plus &#233;vidente sur une tombe, que face &#224; une urne dans un columbarium. L'int&#233;r&#234;t de la cr&#233;mation est donc davantage une histoire de rite et de deuil pour ceux qui restent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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