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	<title>Service pour les professionnels de l'information---- </title>
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	<description>Le service pour les professionnels de l'information (SPI) est dirig&#233; par le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Ce service est destin&#233; &#224; tous les acteurs du monde des m&#233;dias : journalistes, radios, presses, t&#233;l&#233;visions, r&#233;seaux sociaux et &#233;coles de journalisme, enseignants et chercheurs. Aucune affiliation religieuse n'est requise pour prendre part &#224; ses activit&#233;s.</description>
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		<title>Service pour les professionnels de l'information</title>
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		<title>Quand la mort devient une politique publique</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/quand-la-mort-devient-une-politique-publique</link>
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		<dc:date>2026-04-27T08:08:32Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cet entretien, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aum&#244;nier des parlementaires et directeur du Service pour les Professionnels de l'Information, d&#233;veloppe une critique s&#233;v&#232;re de la l&#233;galisation de l'euthanasie, qu'il qualifie de &#171; politique publique &#187; visant &#224; transformer la gestion de la fin de vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Laurent Stalla Bourdillon d&#233;nonce une forme d'id&#233;ologie &#233;tatique o&#249; l'euthanasie devient une norme impos&#233;e, risquant de fragiliser les fondements &#233;thiques de la soci&#233;t&#233; et de nier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/tocsin-00060.jpg?1777277796' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cet entretien, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aum&#244;nier des parlementaires et directeur du Service pour les Professionnels de l'Information, d&#233;veloppe une critique s&#233;v&#232;re de la l&#233;galisation de l'euthanasie, qu'il qualifie de &#171; politique publique &#187; visant &#224; transformer la gestion de la fin de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Stalla Bourdillon d&#233;nonce une forme d'id&#233;ologie &#233;tatique o&#249; l'euthanasie devient une norme impos&#233;e, risquant de fragiliser les fondements &#233;thiques de la soci&#233;t&#233; et de nier la dimension spirituelle de l'existence humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision utilitariste de l'homme, o&#249; l'individu est r&#233;duit &#224; sa simple dimension biologique, occultant ainsi la transcendance et la dignit&#233; intrins&#232;que de chaque vie, m&#234;me dans la souffrance remet en cause la nature humaine. P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon rappelle que le r&#244;le de la politique devrait &#234;tre de garantir les conditions du plein d&#233;veloppement de l'humain et de favoriser le soin mutuel au sein du corps social, plut&#244;t que de l&#233;gif&#233;rer sur le &#171; consentement &#224; la mort &#187;. Surtout, il est urgent de s'inqui&#233;ter de la requalification de l'euthanasie en &#171; mort naturelle &#187; par certains textes l&#233;gislatifs, y voyant une manipulation s&#233;mantique dangereuse pour la lucidit&#233; du d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette analyse, le p&#232;re Stalla-Bourdillon plaide pour une red&#233;couverte de la mort comme passage plut&#244;t que comme simple fin, appelant la soci&#233;t&#233; &#224; la responsabilit&#233; collective face &#224; la vuln&#233;rabilit&#233;, plut&#244;t qu'&#224; une r&#233;ponse technocratique ou individuelle de suppression de la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'humanit&#233; au d&#233;fi de son unit&#233;</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/l-humanite-au-defi-de-son-unite</link>
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		<dc:date>2026-03-17T07:15:46Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voici un bref extrait de la conf&#233;rence donn&#233;e le jeudi 5 mars 2026, &#224; la basilique de Fourvi&#232;re. &#171; Je voudrais vous partager un extrait de la lettre encyclique du Pape Fran&#231;ois, &#171; Fratelli tutti &#187; sur la fraternit&#233; et l'amiti&#233; sociale. Lorsque le pape Fran&#231;ois porte son attention sur la famille humaine aujourd'hui, il a en t&#234;te une r&#233;alit&#233; assez spectaculaire : nous sommes aujourd'hui sur terre, une famille humaine compos&#233;e de 8,2 milliards de fr&#232;res et s&#339;urs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette famille humaine &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/careme-613d4.jpg?1776753194' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici un bref extrait de la conf&#233;rence donn&#233;e le jeudi 5 mars 2026, &#224; la basilique de Fourvi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je voudrais vous partager un extrait de la lettre encyclique du Pape Fran&#231;ois, &#171; Fratelli tutti &#187; sur la fraternit&#233; et l'amiti&#233; sociale. Lorsque le pape Fran&#231;ois porte son attention sur la famille humaine aujourd'hui, il a en t&#234;te une r&#233;alit&#233; assez spectaculaire : nous sommes aujourd'hui sur terre, une famille humaine compos&#233;e de 8,2 milliards de fr&#232;res et s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette famille humaine &#233;tait compos&#233;e en 1970 de 3,7 milliards de membres. En 2010, soit 40 ans plus tard, la famille humaine &#233;tait compos&#233;e de 7,4 milliards de personnes. 1970-2010, la population mondiale a &#233;t&#233; multipli&#233;e par deux en l'espace de 40 ans. Cela ne s'&#233;tait jamais produit dans l'histoire et cela ne se reproduira plus jamais. En effet, dans les 40 prochaines ann&#233;es, la population mondiale va augmenter de moiti&#233;, elle ne va pas doubler. Le fait que la population mondiale ait doubl&#233; en l'espace de 40 ans est une situation absolument unique. Toutes les &#233;poques sont uniques mais notre g&#233;n&#233;ration vit quelque chose de sp&#233;cifique, parce qu'en l'espace d'un clignement d'&#339;il - 40 ans sont vite pass&#233;s - il faut apprendre &#224; tout partager : l'espace, les ressources, l'eau, les r&#233;coltes, les min&#233;raux&#8230; C'est &#224; dire combien l'humanit&#233; au XXI&#232;me si&#232;cle est au d&#233;fi de son unit&#233; ! Ce que le Pape nous dit, c'est que nous avons un avenir commun et cet avenir nous devons choisir de le vivre selon un mode de fraternit&#233;, de partage. Personne ne peut penser son bonheur sur le dos des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous propose encore un bref extrait du num&#233;ro 17 de Fratelli tutti. Fran&#231;ois &#233;crit : &#171; il est pr&#233;visible que face &#224; l'&#233;puisement de certaines ressources se cr&#233;ent progressivement un sc&#233;nario favorable &#224; de nouvelles guerres d&#233;guis&#233;es, en revendication noble. &#187; Il avait du flair ! La question est l&#224;, c'est l'actualit&#233; quotidienne. Comment arriverons-nous &#224; partager ce qui est de l'ordre du bien commun pour l'humanit&#233; ? Il ajoutait au num&#233;ro 43 : &#171; les relations virtuelles, les relations technologiques qui dispensent de l'effort de cultiver une amiti&#233;, une r&#233;ciprocit&#233; stable ou m&#234;me un consensus se renfor&#231;ant &#224; la faveur du temps, ne sont sociales qu'en apparence. Elles ne construisent pas vraiment un &#171; nous &#187; mais d'ordinaire dissimule et amplifie le m&#234;me individualisme qui se manifeste dans la x&#233;nophobie et le m&#233;pris des faibles. La connexion num&#233;rique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l'humanit&#233;. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors &lt;a href=&#034;https://www.serviceproinfo.fr/IMG/pdf/a5_rovo_care_me_fourvie_re_2026.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'horizon de ce car&#234;me&lt;/a&gt;, nous recevons ensemble l'invitation &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qui fait l'unit&#233; de l'humanit&#233;. Quand nous voyons le monde aujourd'hui, nous chr&#233;tiens, avons la responsabilit&#233; de vouloir, de penser et de nous mettre au service de son unit&#233;. A quoi verrons-nous des chr&#233;tiens demain ? A leur service de l'unit&#233; de la famille humaine, car souvenez-vous toujours, que la joie de Dieu est dans la communion des hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le vertige de la bio&#233;thique</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/le-vertige-de-la-bioethique</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'ouverture des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, la liste des th&#232;mes propos&#233;s donne le vertige, non seulement par leur technicit&#233;, mais parce qu'ils dessinent en creux une certaine id&#233;e de l'&#234;tre humain : il y appara&#238;t d'abord comme un assemblage de donn&#233;es g&#233;n&#233;tiques, de r&#233;seaux neuronaux, d'organes &#233;changeables, de fonctions reproductives, de flux d'informations et de param&#232;tres environnementaux. Or il est philosophiquement impossible de r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement sur l'humain en faisant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/" rel="directory"&gt;Analyse - d&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/etatsgeneraux-c27e7.jpg?1776964041' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'ouverture des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique, la liste des th&#232;mes propos&#233;s donne le vertige, non seulement par leur technicit&#233;, mais parce qu'ils dessinent en creux une certaine id&#233;e de l'&#234;tre humain : il y appara&#238;t d'abord comme un assemblage de donn&#233;es g&#233;n&#233;tiques, de r&#233;seaux neuronaux, d'organes &#233;changeables, de fonctions reproductives, de flux d'informations et de param&#232;tres environnementaux. Or il est philosophiquement impossible de r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement sur l'humain en faisant l'&#233;conomie d'une juste connaissance de sa nature. Si nous ne savons plus ce qu'est un homme &#8211; un sujet libre, responsable, irr&#233;ductible &#224; ses composantes biologiques &#8211; nous ne pouvons que l'ab&#238;mer : nous le traitons comme un mat&#233;riau disponible, un support d'innovations, un objet de gestion ou de commerce. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans une anthropologie claire qui fonde la dignit&#233; humaine, les meilleures intentions scientifiques se retournent en violence symbolique ou r&#233;elle, parce qu'aucune limite intelligible ne vient dire : &#8220;ici, on ne touche plus &#224; la personne, on ne touche plus &#224; son corps&#8221;. Mais qui nous dira ce qu'est vraiment l'humain ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'enjeu central des religions et l'immense service qu'elles rendent &#224; nos soci&#233;t&#233;s. L'objet du Christianisme est pr&#233;cis&#233;ment la nature de l'&#234;tre humain d&#233;voil&#233;e dans sa forme terminale, dans son devenir parfaitement accomplie : nous parlons alors de d&#233;ification ou de divinisation. Seule la place de Dieu dans les consciences, soustrait l'homme au pouvoir de l'homme. Sans accueil d'une anthropologie r&#233;v&#233;l&#233;e, Dieu r&#233;v&#233;lant le myst&#232;re de l'homme, les sciences de l'homme, livr&#233;es &#224; elles&#8209;m&#234;mes, n'aboutissent pas spontan&#233;ment &#224; plus d'humanit&#233;. Elles ont besoin d'&#234;tre &#233;clair&#233;es par une r&#233;flexion sur ce qui fait qu'un &#234;tre n'est jamais seulement un moyen, mais toujours une fin. La fin de l'homme est la communion &#224; la vie de Dieu. Faute de cette boussole, les d&#233;bats bio&#233;thiques risquent de n'&#234;tre que la mise en sc&#232;ne d'un d&#233;placement progressif du curseur, toujours dans le m&#234;me sens : celui d'un humain r&#233;duit &#224; la mat&#233;rialit&#233; de son corps, priv&#233; d'&#226;me et livr&#233;, pi&#232;ce par pi&#232;ce, aux logiques du march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#234;tre humain est vuln&#233;rable deux fois. Il l'est d'abord dans la fragilit&#233; &#233;vidente de son corps, expos&#233; &#224; la maladie, &#224; la douleur, au temps. Mais il l'est plus encore dans la fragilit&#233; de l'id&#233;e qu'il se fait de lui&#8209;m&#234;me : selon que l'homme se pense comme un simple produit de forces anonymes ou comme un &#234;tre appel&#233; par un Autre &#224; l'&#233;ternit&#233;, il n'accorde pas &#224; sa propre vie &#8211; ni &#224; celle d'autrui &#8211; la m&#234;me valeur. Si rien ne garantit, au&#8209;del&#224; de nos opinions changeantes, que chaque personne est voulue et aim&#233;e par Dieu, alors la limite entre respect et utilisation devient floue, r&#233;visable au gr&#233; des int&#233;r&#234;ts scientifiques, &#233;conomiques ou politiques. La R&#233;v&#233;lation, en affirmant la vocation divine de l'&#234;tre humain, pose un principe de r&#233;sistance int&#233;rieure : nul, f&#251;t&#8209;il le plus sage des savants, n'a le droit de traiter l'humain comme une mati&#232;re premi&#232;re pour ses projets cr&#233;ateurs, parce que chaque personne est d&#233;j&#224; l'&#339;uvre d'un Cr&#233;ateur qui l'appelle par son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici les th&#232;mes des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la bio&#233;thique en 2026 :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Examens g&#233;n&#233;tiques et m&#233;decine g&#233;nomique (notamment la question de l'autorisation ou non des tests g&#233;n&#233;tiques en acc&#232;s libre).&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Neurosciences&lt;br class='autobr' /&gt;
(impacts des avanc&#233;es scientifiques sur le cerveau, cognition, comportement).&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Cellules souches et organo&#239;des (recherche, usages m&#233;dicaux, limites &#233;thiques).&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Transplantations d'organes et x&#233;nogreffes (r&#233;ponse &#224; la p&#233;nurie d'organes, greffes issues d'animaux).&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Procr&#233;ation (PMA post mortem, ROPA - R&#233;ception des Ovocytes de la Partenaire - dans les couples de femmes, gestation pour autrui, diagnostic pr&#233;implantatoire).&lt;br class='autobr' /&gt;
6. Num&#233;rique, intelligence artificielle et sant&#233; (place de l'humain dans la d&#233;cision m&#233;dicale, protection des donn&#233;es, transparence et confiance).&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Sant&#233;, environnement et climat (liens entre conditions environnementales, changement climatique et sant&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Sobri&#233;t&#233; en m&#233;decine (nouveau th&#232;me) (pertinence des soins, &#233;quilibre entre b&#233;n&#233;fice individuel et int&#233;r&#234;t collectif, usage responsable des ressources).&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Pr&#233;vention en sant&#233; (nouveau th&#232;me) (priorit&#233; donn&#233;e &#224; la pr&#233;vention plut&#244;t qu'au seul traitement).&lt;br class='autobr' /&gt;
10. Sant&#233; en Outre-mer (nouveau th&#232;me) (sp&#233;cificit&#233;s sanitaires, in&#233;galit&#233;s territoriales, acc&#232;s aux soins).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui est techniquement possible est-il recevable du point de vue &#233;thique ? Comment prot&#233;ger l'Homme en comprenant qu'il n'est pas un bien que l'on transforme ? Quel monde &#233;difions-nous ? Aussi bien pour nous que pour les g&#233;n&#233;rations &#224; venir ? Les questions soulev&#233;es par la r&#233;vision des lois de bio&#233;thique sont tr&#232;s complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://eglise.catholique.fr/les-podcasts-de-la-conference-des-eveques-de-france/podcasts-eglise-bioethique/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voici un lien vers les podcasts et le fiches de la Conf&#233;rence des Ev&#234;ques de France sur ces enjeux si importants : https://eglise.catholique.fr/les-podcasts-de-la-conference-des-eveques-de-france/podcasts-eglise-bioethique/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais l'humanit&#233; est au d&#233;fi de la v&#233;rit&#233; de sa signification, de sa dignit&#233;, de sa protection et de son unit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La souverainet&#233; sur la mort comme point de bascule</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/la-souverainete-sur-la-mort-comme-point-de-bascule</link>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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&lt;p&gt;Vertige. Tel est le mot qui s'impose lorsque l'on prend la mesure des cons&#233;quences profondes de la l&#233;galisation de l'euthanasie en France. L'intention peut sembler noble : soulager les souffrances. Mais la rupture qu'elle introduit est irr&#233;versible. Car derri&#232;re les revendications d'un nouveau &#8220;droit&#8221;, se cache une bascule anthropologique majeure : l'&#201;tat dispose d&#233;sormais du pouvoir l&#233;gal de donner la mort. Ce glissement transforme l'&#201;tat protecteur de la vie, en gestionnaire de la mort. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vertige. Tel est le mot qui s'impose lorsque l'on prend la mesure des cons&#233;quences profondes de la l&#233;galisation de l'euthanasie en France. L'intention peut sembler noble : soulager les souffrances. Mais la rupture qu'elle introduit est irr&#233;versible. Car derri&#232;re les revendications d'un nouveau &#8220;droit&#8221;, se cache une bascule anthropologique majeure : l'&#201;tat dispose d&#233;sormais du pouvoir l&#233;gal de donner la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce glissement transforme l'&#201;tat protecteur de la vie, en gestionnaire de la mort. La vie humaine cesse d'&#234;tre un bien intangible. Elle devient conditionnelle, soumise &#224; des crit&#232;res aujourd'hui m&#233;dicaux, et non plus prot&#233;g&#233;e par un principe sup&#233;rieur d'inviolabilit&#233;. &#192; partir du moment o&#249; l'on admet que certaines vies peuvent &#234;tre abr&#233;g&#233;es, d'autres pourront &#234;tre jug&#233;es indignes de vivre. Ce vote des d&#233;put&#233;s fran&#231;ais est l'expression ultime d'une anthropologie r&#233;ductrice, purement mat&#233;rialiste, qui croit servir la libert&#233; en abolissant la douleur par la mort. Cette br&#232;che ouverte sera lourde de cons&#233;quences.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'interdit de tuer n'est pas un vestige religieux, mais le socle de toute soci&#233;t&#233; civilis&#233;e. Il prot&#233;geait d'abord les plus vuln&#233;rables, les personnes malades, les personnes &#226;g&#233;es, les personnes handicap&#233;es ou d&#233;pressives contre la pression implicite de devoir dispara&#238;tre &#8220;raisonnablement&#8221;. Transgresser cet interdit conduit &#224; abandonner la protection inconditionnelle de la vie, pour entrer dans une logique de s&#233;lection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, nous nous souviendrons que les d&#233;put&#233;s ont vot&#233; cette loi au lendemain de la publication d'un rapport sur l'entrisme islamiste. Deux faits en apparence sans lien, mais li&#233;s par une m&#234;me logique : la l&#233;gitimation de la mort administr&#233;e par une autorit&#233;. Si la France l&#233;galise la suppression de la vie de personnes innocentes au nom de leur souffrance, sur quelle base solide pourra-t-elle condamner des r&#233;gimes qui suppriment des vies au nom de la puret&#233; morale ou religieuse ? Ce que redoutait Robert Badinter&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'&#233;tait pas seulement le retour de la peine de mort, mais la r&#233;introduction du principe m&#234;me de la mort l&#233;gale inflig&#233;e par l'&#201;tat. Un pouvoir qu'il ne devrait jamais, jamais poss&#233;der : le pouvoir de trancher entre les vies qui m&#233;ritent d'&#234;tre v&#233;cues et celles qu'il serait l&#233;gitime d'abr&#233;ger. Ce que l'euthanasie inaugure est une extension silencieuse du champ de la mort administr&#233;e et autoris&#233;e, dont nul ne peut dire jusqu'o&#249; elle ira.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; le paradoxe tragique : au nom d'une autonomie exalt&#233;e, d'une libert&#233; de disposer de son corps, nous appelons sans le vouloir le retour d'autres idoles bien plus brutales. Ce que nous justifions ici par la libert&#233; individuelle, d'autres le justifieront demain au nom de leurs principes religieux ou d'un id&#233;al collectif. Une soci&#233;t&#233; qui banalise la mort et la donne, pr&#233;pare le terrain pour celle qui imposera la mort comme solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos parlementaires, souvent hypnotis&#233;s par le d&#233;sir de plaire en accordant des droits nouveaux, manquent de lucidit&#233; sur la r&#233;alit&#233; de la nature spirituelle de l'&#234;tre humain. Sans conscience claire de la profondeur r&#233;elle et spirituelle de la personne, ils semblent croire qu'en mettant fin &#224; la vie du corps, on d&#233;livre des souffrances. Rien n'est moins garanti. En effet, l'&#234;tre humain n'est pas qu'un corps. Il est dou&#233; d'une &#226;me unique, immortelle et irr&#233;ductible &#224; la mati&#232;re du corps. &#192; la mort, on ne perd que son corps. Jamais son histoire. Car tout ce qui nous a fait demeure : le bien comme le mal, la v&#233;rit&#233; comme le mensonge, lumi&#232;re et t&#233;n&#232;bres coexistent en chacun de nous. La mort fait advenir une s&#233;paration, celle de l'&#226;me et du corps. Si le corps meurt en effet, l'&#226;me humaine demeure indestructible. Or, l'&#226;me a &#233;t&#233; sciemment &#233;limin&#233;e de tous les discours pour mieux livrer les corps au pouvoir de la soci&#233;t&#233;. L'&#226;me est simplement cette instance qui nous permet de dire &#171; je &#187;. Ce &#171; je &#187; ne meurt jamais ! Notre soci&#233;t&#233; s'est d&#233;lest&#233;e de la v&#233;rit&#233; la plus essentielle et commune &#224; toutes les civilisations. L'&#226;me, s&#233;par&#233;e du corps, entre dans sa destin&#233;e &#233;ternelle. Elle devient incapable de progresser ou de r&#233;gresser. Elle est comme fig&#233;e dans un &#233;tat &#224; l'instant de la mort. &lt;br class='autobr' /&gt;
La n&#233;gation de cette v&#233;rit&#233; m&#233;taphysique est dramatique. Les d&#233;put&#233;s semblent ignorer qu'une souffrance plus aigu&#235; peut demeurer en l'&#226;me, celle du d&#233;sespoir, du rejet de la Bont&#233; qui nous a offert le cadeau de la vie en ce monde. Qui peut, en v&#233;rit&#233;, pr&#233;sumer de sa capacit&#233; &#224; affronter ce face-&#224;-face ultime sans &#234;tre terrass&#233; d'orgueil ? Voil&#224; pourquoi il est si redoutable d'en h&#226;ter l'instant. Il semble bien que nos d&#233;put&#233;s soient les seuls &#224; ne plus craindre la mort et ce qu'elle provoque. Il y a sur ces questions un interdit, qu'il faut d&#233;noncer. Une confusion qu'il faut clarifier : une v&#233;rit&#233; philosophique et m&#233;taphysique n'est pas d'abord religieuse. Par peur de la seconde, on en &#233;carte la premi&#232;re. Derri&#232;re l'affirmation de la libert&#233; de disposer de soi, c'est en v&#233;rit&#233; une d&#233;faite de la raison et une trahison de la dignit&#233; humaine. H&#226;ter la mort, c'est jouer avec un myst&#232;re que nul ne ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;p&#233;nalisation de l'euthanasie fait du &#171; meurtre &#187;, d&#233;fini par le Code p&#233;nal comme &#171; le fait de donner volontairement la mort &#224; autrui &#187;, une proc&#233;dure d&#233;sormais l&#233;gitime dans certains cas. Car l'euthanasie, ne nous y trompons pas, n'est rien d'autre qu'une forme d'auto-condamnation du malade, d&#233;guis&#233;e en lib&#233;ration. C'est le malade qui, dans sa souffrance extr&#234;me, demande &#224; subir une peine pour &#234;tre d&#233;livr&#233; d'un poids dont personne n'est objectivement coupable. Et l'&#201;tat, au lieu de prot&#233;ger, ex&#233;cute sa demande. Ce geste, f&#251;t-il encadr&#233;, demeure la r&#233;plique, en miroir, de ce que des r&#233;gimes autoritaires pratiquent depuis des si&#232;cles : donner la mort, avec justification. Il faut &#233;largir la focale pour prendre la mesure de notre d&#233;rive ! L'&#201;tat n'a pas le droit de tuer. Il ne l'a jamais eu. Et il ne l'aura jamais sans trahir ce qu'est une civilisation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euthanasie est une loi qui conjugue les trois vents mauvais de notre &#233;poque : le vent de l'indiff&#233;rentisme &#224; l'&#233;gard de la r&#233;alit&#233; de la mort ; le vent du mat&#233;rialisme qui r&#233;duit l'homme &#224; son corps ; le vent de l'individualisme qui fait primer la libert&#233; individuelle sur le bien de tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est encore temps de refuser cette d&#233;faite morale. Notre civilisation n'a pas besoin de l&#233;galiser la mort : elle a besoin de retrouver le sens de la vie. Il n'y a de vraie r&#233;demption que dans l'accueil lucide et courageux de l'existence, jusque dans l'&#233;preuve. Il faut choisir entre une soci&#233;t&#233; fond&#233;e sur le respect de toute personne, aim&#233;e et soutenue jusqu'au terme in&#233;luctable &#224; son heure, ou une soci&#233;t&#233; livr&#233;e &#224; l'arbitraire de la mort l&#233;gitime. La ligne de fracture est l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/actualite-france/nul-ne-peut-retirer-la-vie-a-autrui-dans-une-democratie-quand-robert-badinter-s-opposait-a-l-euthanasie-20240209&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/actualite-france/nul-ne-peut-retirer-la-vie-a-autrui-dans-une-democratie-quand-robert-badinter-s-opposait-a-l-euthanasie-20240209&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'euthanasie, une religion qui ne dit pas son nom</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assist&#233; rel&#232;ve-t-elle d'une religion d&#233;guis&#233;e ? Parce qu'elle impose &#224; toute la soci&#233;t&#233; une vision du monde qui a tous les attributs d'une croyance dogmatique. L'euthanasie n'est pas une loi neutre : c'est un outil de formatage id&#233;ologique. Elle enr&#233;gimente la soci&#233;t&#233; sous l'autorit&#233; d'une doctrine dissimul&#233;e, mais rigoureusement &#233;troite &#8212; celle d'un mat&#233;rialisme int&#233;gral &#233;rig&#233; en v&#233;rit&#233; officielle. Son postulat fondamental, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---1-8-7f38c.jpg?1776964072' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi la proposition de loi sur l'euthanasie et le suicide assist&#233; rel&#232;ve-t-elle d'une religion d&#233;guis&#233;e ? Parce qu'elle impose &#224; toute la soci&#233;t&#233; une vision du monde qui a tous les attributs d'une croyance dogmatique. L'euthanasie n'est pas une loi neutre : c'est un outil de formatage id&#233;ologique. Elle enr&#233;gimente la soci&#233;t&#233; sous l'autorit&#233; d'une doctrine dissimul&#233;e, mais rigoureusement &#233;troite &#8212; celle d'un mat&#233;rialisme int&#233;gral &#233;rig&#233; en v&#233;rit&#233; officielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son postulat fondamental, jamais d&#233;battu, jamais nomm&#233;, est celui-ci : l'&#234;tre humain se r&#233;duit &#224; son corps. Rien d'autre n'existe que ce que l'on peut mesurer, peser, constater. L'esprit ? L'&#226;me ? L'&#233;ternit&#233; ? Balay&#233;s d'un revers de main. Ceux qui voteront cette loi ne sont pas les champions de la neutralit&#233; la&#239;que qu'ils pr&#233;tendent &#234;tre. Ils sont les pr&#233;dicateurs d'une nouvelle foi, celle du n&#233;ant. Une foi qui ne dit pas son nom, mais qui impose sa liturgie : l'&#233;limination du souffrant au nom de la compassion. Car dans cette anthropologie-l&#224;, la souffrance est un mal pire que la mort. Ce sont les nouveaux r&#233;dempteurs de la condition humaine : ils soulagent en supprimant les personnes ! D&#232;s lors, faire mourir devient un soin, un geste d'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vision ultra-mat&#233;rialiste de l'&#234;tre humain et nihiliste quant &#224; son destin entre frontalement en opposition avec toutes les sagesses spirituelles de l'humanit&#233;. Car selon celles-ci, l'homme n'est jamais seulement un corps, mais un &#234;tre spirituel, une &#226;me incarn&#233;e. La mort physique ne signifie jamais l'an&#233;antissement d&#233;finitif de la personne. Elle marque une s&#233;paration : l'&#226;me s&#233;par&#233;e de son corps &#224; l'instant de la mort, continue d'exister. Ce que cette loi impose, au fond, c'est une foi n&#233;gative : croire qu'il ne reste rien de la personne apr&#232;s la mort. Sans cette conviction absolue, personne ne s'autoriserait &#224; supprimer un corps sans s'interroger sur l'&#233;tat de l'&#226;me qu'il abrite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'euthanasie ne se r&#233;sume pas &#224; l'ouverture d'un droit nouveau &#8212; celui de se supprimer avec l'assistance d'un m&#233;decin &#8212;, elle institue une philosophie nihiliste et une religion civile qui condamne silencieusement quiconque croit que l'&#226;me survit au corps. Car la v&#233;rit&#233; est brutale : personne ne sait si celui qui meurt est r&#233;ellement en &#233;tat de mourir. Disposer de sa mort ne pr&#233;sume pas de sa capacit&#233; r&#233;elle d'affronter la mort. Disposer de la vie de son corps ne pr&#233;sume pas la capacit&#233; d'assurer la f&#233;licit&#233; de son &#226;me. Pourquoi ? Parce qu'&#224; l'instant pr&#233;cis de la mort, l'&#226;me perd son lien au corps. Elle entre dans son &#233;tat d&#233;finitif : elle ne peut plus ni progresser, ni se d&#233;tourner. Elle ne peut plus m&#233;riter ou d&#233;m&#233;riter. Elle est alors instantan&#233;ment jug&#233;e, &#224; la lumi&#232;re de toute sa vie incarn&#233;e, avec ses &#233;lans de bont&#233; et ses &#233;garements dans le mal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle re&#231;oit, &#224; l'heure de sa mort, sa destin&#233;e &#233;ternelle : soit pour entrer dans la lumi&#232;re de la bont&#233; parfaite &#8212; que les croyants nomment &#8220;Dieu&#8221; &#8212;, soit pour une purification n&#233;cessaire afin d'y parvenir, soit pour une obscurit&#233; irr&#233;versible. Cette derni&#232;re issue n'est pas une cruaut&#233; divine, mais la cons&#233;quence du respect absolu de la libert&#233; humaine. Car si l'&#226;me refuse en conscience sa vocation &#224; l'union &#224; la lumineuse V&#233;rit&#233;, rien, pas m&#234;me Dieu, ne viendra la forcer. Elle devra alors affronter ce qu'aucune conscience ne peut fuir : la r&#233;alit&#233; de l'amour qui l'a appel&#233;e &#224; l'existence, qui l'a port&#233;e et aim&#233;e&#8212; et qui fonde le sens m&#234;me de l'existence humaine. L'euthanasie n'est possible que parce qu'elle affirme la totale souverainet&#233; de l'&#234;tre humain sur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or rien, absolument rien, ne permet d'assurer que celui qui meurt &#8212; m&#234;me par choix &#8212; ne souffre pas plus encore, spirituellement, au moment m&#234;me de sa mort. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela que nul ne peut jamais choisir l'heure de sa propre mort sans une insupportable pr&#233;somption. Et c'est pour cela que personne ne peut se croire lucide sur l'&#233;tat r&#233;el de son &#226;me au seuil de l'&#233;ternit&#233;. Mais les partisans de l'euthanasie n'en ont cure : pour eux, l'&#226;me n'existe pas, la vie spirituelle est une illusion, seul le corps compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'euthanasie, en r&#233;alit&#233;, n'est pas une loi : c'est un dogme. Un dogme religieux, impos&#233; &#224; tous, dans un culte savamment organis&#233; autour du n&#233;ant de l'&#226;me. Voici la religion la&#239;que, pouss&#233;e par des fr&#232;res illumin&#233;s, censurant toute libert&#233; de conscience, avec son tribunal de la pens&#233;e qui impose des peines de prisons aux r&#233;fractaires. Quand les parlementaires violent ainsi le principe de neutralit&#233; qu'exige la la&#239;cit&#233;, il n'y a plus lieu de s'&#233;tonner que les fondamentalismes r&#233;apparaissent dans l'espace public. Le respect authentique de la la&#239;cit&#233; aurait exig&#233; que les parlementaires ne l&#233;gif&#232;rent pas en niant la dimension spirituelle de l'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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 <item xml:lang="fr">
		<title>Le droit de mourir ? Non, le droit de ne plus jamais avoir aucun droit</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/tribune/article/le-droit-de-mourir-non-le-droit-de-ne-plus-jamais-avoir-aucun-droit</link>
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		<dc:date>2025-05-20T06:10:48Z</dc:date>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---4-7a630.jpg?1776832745' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la l&#233;galisation de l'euthanasie et du suicide assist&#233;, comme s'il s'agissait l&#224; d'un nouveau progr&#232;s social, d'un droit moderne enfin accord&#233; aux personnes en fin de vie. La rh&#233;torique bien huil&#233;e du &#171; nouveau droit &#187; est r&#233;p&#233;t&#233;e comme un mantra : droit individuel, droit de choisir sa fin, droit &#224; une mort &#171; digne &#187;&#8230; Et pour faire bonne mesure, on ajoute que ce nouveau droit n'enl&#232;verait rien &#224; personne. Il serait neutre, paisible, presque bienveillant. Bref, la mort sans dommages collat&#233;raux. Mais c'est l&#224; que le grotesque le dispute au cynisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car enfin, quel est ce &#171; droit &#187; qui, pour s'exercer, exige l'an&#233;antissement de celui qui en b&#233;n&#233;ficie ? C'est une r&#232;gle &#233;l&#233;mentaire du droit que toute libert&#233; nouvelle vient s'ajouter &#224; l'ensemble des droits existants, dans une logique d'&#233;largissement de l'autonomie, de la responsabilit&#233;, de la participation &#224; la vie commune. Or ici, ce &#171; droit &#187; ne s'ajoute &#224; rien : il d&#233;truit tout. Absolument tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pr&#233;tendu droit &#224; mourir, une fois exerc&#233;, an&#233;antit le sujet m&#234;me de tous les droits. C'est une imposture conceptuelle, un contresens logique, une absurdit&#233; juridique. Imagine-t-on un instant un d&#233;put&#233; oser d&#233;fendre un &#171; droit &#224; l'esclavage &#187; librement consenti, ou un &#171; droit &#224; dispara&#238;tre civilement &#187; ? Non, parce que de tels actes suppriment le sujet de droit lui-m&#234;me, et rendent caduque toute possibilit&#233; d'exercice des droits. La mort, rappelons-le, est l'imm&#233;diate parution devant l'amour de son Cr&#233;ateur. La mort n'est pas un &#233;tat de la libert&#233;, c'est l'abolition d&#233;finitive de toute libert&#233;. Et pourtant, c'est exactement ce que certains s'acharnent &#224; faire passer pour un progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils veulent faire croire qu'il s'agit d'un combat soci&#233;tal, &#224; l'image de ceux men&#233;s autrefois pour &#233;largir l'acc&#232;s &#224; certains droits (PMA, mariage, etc.). Mais ici, la logique n'est plus cumulative, elle est dissolutive. Ce que l'on propose au nom du droit, c'est le renoncement pur et simple au seul socle commun de tous les droits : l'existence. Ce n'est plus du droit, c'est la n&#233;gation radicale de la condition de sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il faut le dire avec force : ce &#8220;droit&#8221; est la caricature tragique du droit, un droit qui n'&#233;mancipe pas, mais qui supprime le titulaire de toute &#233;mancipation possible. Un droit qui ne prot&#232;ge pas la vie, mais qui institutionnalise la rupture du lien humain, social, politique, spirituel. Cette loi serait la plus spectaculaire des r&#233;gressions d&#233;mocratiques, car elle consacre une vision de l'homme qui ne vaut que tant qu'il est utile, autonome, performant, et qui, d&#232;s qu'il faiblit, peut &#234;tre &#8220;librement&#8221; effac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait, je crois, le souligner sans d&#233;tour : les discours que l'on entendra encore dans les jours &#224; venir contreviennent non seulement au sens commun, mais &#224; la r&#233;alit&#233; la plus fondamentale : la vie humaine, aussi diminu&#233;e soit-elle, reste le fondement de tous les droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner &#224; la mort un statut juridique de libert&#233; personnelle, c'est renverser la civilisation au profit du n&#233;ant, c'est &#233;riger la sortie de l'humanit&#233; en option politique. Et cela, franchement, est la derni&#232;re des choses &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand le l&#233;gislateur r&#233;&#233;crit le dictionnaire, la v&#233;rit&#233; chancelle</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/quand-le-legislateur-reecrit-le-dictionnaire-la-verite-chancelle</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>son</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il est des d&#233;cisions politiques qui ne modifient pas seulement la loi, mais qui &#233;branlent les fondements m&#234;mes de la v&#233;rit&#233; commune. L'une d'elles vient d'&#234;tre prise en France : le projet de loi sur la fin de vie affirme d&#233;sormais qu'une personne ayant recours &#224; l'euthanasie est d&#233;clar&#233;e morte de mort naturelle. Cette formulation n'est pas anodine. Elle est, au sens propre du mot, une tromperie linguistique. Car faire mourir &#8211; m&#234;me avec consentement &#8211; n'a jamais &#233;t&#233; une mort naturelle, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/mortnaturelle-3d6b6.jpg?1776964072' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des d&#233;cisions politiques qui ne modifient pas seulement la loi, mais qui &#233;branlent les fondements m&#234;mes de la v&#233;rit&#233; commune. L'une d'elles vient d'&#234;tre prise en France : le projet de loi sur la fin de vie affirme d&#233;sormais qu'une personne ayant recours &#224; l'euthanasie est d&#233;clar&#233;e morte de mort naturelle. Cette formulation n'est pas anodine. Elle est, au sens propre du mot, une tromperie linguistique. Car faire mourir &#8211; m&#234;me avec consentement &#8211; n'a jamais &#233;t&#233; une mort naturelle, mais une action humaine volontaire, provoqu&#233;e, d&#233;cid&#233;e. En proclamant le contraire, le l&#233;gislateur change le sens des mots pour imposer une id&#233;ologie, quitte &#224; d&#233;faire le r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une novlangue moderne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George Orwell avait vu juste. Dans son &#339;uvre proph&#233;tique &#171; 1984 &#187;, il montrait que la dictature commence par la manipulation du langage. On ne d&#233;truit pas seulement la libert&#233; en surveillant ou en punissant. On la d&#233;truit aussi en tordant les mots, en inversant les significations. Il appelait cela la &#171; novlangue &#187; : ce langage nouveau est con&#231;u pour faire passer le mensonge pour v&#233;ridique, l'assassinat pour respectable, et conf&#233;rer &#224; ce qui n'est que du vent une apparence de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il ne faudrait plus dire &#171; faire mourir &#187;, mais &#171; aider &#224; mourir &#187;. On ne dira plus euthanasie, mais accompagnement ultime. Et d&#233;sormais, une mort provoqu&#233;e n'est plus une mort provoqu&#233;e. Elle devient une mort naturelle par d&#233;cret. La l&#233;galit&#233; red&#233;finit le r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;sastre social du mensonge officiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce glissement s&#233;mantique n'est pas une simple controverse technique. Il d&#233;sarme la pens&#233;e et &#233;teint l'esprit. Il trouble la conscience et d&#233;truit la confiance. Une soci&#233;t&#233; ne peut pas vivre sans un socle minimal de mots qui expriment clairement ce qui est. Si faire mourir devient &#8220;naturel&#8221;, alors toute chose peut devenir son contraire. Demain, qui dira o&#249; est la limite entre un soin et un acte l&#233;tal ? Qui dira la limite entre la v&#233;rit&#233; et la fiction utile ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changer les mots pour changer les consciences, c'est pr&#233;parer une soci&#233;t&#233; o&#249; l'on ne peut plus penser librement, parce que les mots auront perdu leur raison d'&#234;tre. Ainsi &#171; est r&#233;put&#233;e d&#233;c&#233;d&#233;e de mort naturelle la personne dont la mort r&#233;sulte d'une aide &#224; mourir conform&#233;ment aux articles L. 1111 12 1 &#224; L. 1111 12 14 du pr&#233;sent code. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire mourir le malade et la m&#233;moire des autres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en nous penchant sur l'expos&#233; de cet amendement que le mal-&#234;tre saute aux yeux. Il stipule en effet &#171; qu'il ne serait pas souhaitable que ses h&#233;ritiers ou ayant droits aient &#224; subir des cons&#233;quences sur les engagements contractuels ou actes de la vie courante d&#233;coulant de son d&#233;c&#232;s, parce que la cause de la mort serait juridiquement consid&#233;r&#233;e comme non naturelle ou comme un suicide, alors qu'il s'agit d'une cons&#233;quence de l'affection. &#187; Orwell avait pr&#233;venu : &#171; L'oppression s'est toujours appuy&#233;e sur l'oubli &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'euthanasie n'est pas la cons&#233;quence d'une affection. Elle est le r&#233;sultat d'une action humaine. Puisque l'homme est mortel toute mort, m&#234;me donn&#233;e, sera jug&#233;e naturelle. L&#224;, dans l'oubli du sens, se trouve le danger. Avec l'oubli du r&#233;el, c'est l'oubli de l'homme que l'on installe. C'est pourquoi cette formulation repr&#233;sente une n&#233;gation de l'esprit. On dissout la capacit&#233; de penser pour mieux disposer des corps. L&#224; se trouve le danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une urgence pour les consciences libres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une France d&#233;j&#224; marqu&#233;e par une profonde s&#233;cularisation, ce type de manipulation linguistique anesth&#233;sie davantage encore la conscience morale. S'il n'est plus possible de se fier dans les mots du droit, il n'y aura plus de dialogue, plus de r&#233;flexion, ni de transmission. La politique, alors, devient un th&#233;&#226;tre. Le langage, une arme. Et l'humain, un objet administratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas ici de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais de prot&#233;ger le langage comme bien commun, de d&#233;fendre la clart&#233; contre le brouillard, la pr&#233;cision contre les slogans. R&#233;sister &#224; ce glissement n'est pas une affaire d'opinion. C'est un devoir de lucidit&#233; et de courage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arllfb.be/ebibliotheque/impromptus/impromptu047.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.arllfb.be/ebibliotheque/impromptus/impromptu047.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Retrouver ses esprits </title>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		<dc:subject>formation aux religions</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le &#171; mercredi des Cendres &#187; marque le d&#233;but du car&#234;me. Pourquoi un mercredi ? Le temps du car&#234;me totalise 40 jours. Symboliquement le chiffre 40 est tr&#232;s fort. Il exprime un passage, une travers&#233;e et symbolise donc une transformation. Il &#233;voque le chemin de 40 ans du peuple des Fils d'Isra&#235;l vers la Terre promise, les 40 jours de J&#233;sus au d&#233;sert. Etant donn&#233; qu'il y a 6 semaines jusqu'au samedi Saint et qu'on ne compte pas les dimanches comme des jours de je&#251;nes et de p&#233;nitence, il fallait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/croix-b983e.jpg?1776964000' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; mercredi des Cendres &#187; marque le d&#233;but du car&#234;me. Pourquoi un mercredi ? Le temps du car&#234;me totalise 40 jours. Symboliquement le chiffre 40 est tr&#232;s fort. Il exprime un passage, une travers&#233;e et symbolise donc une transformation. Il &#233;voque le chemin de 40 ans du peuple des Fils d'Isra&#235;l vers la Terre promise, les 40 jours de J&#233;sus au d&#233;sert. Etant donn&#233; qu'il y a 6 semaines jusqu'au samedi Saint et qu'on ne compte pas les dimanches comme des jours de je&#251;nes et de p&#233;nitence, il fallait ajouter 4 jours, c'est donc le mercredi avant le premier dimanche de car&#234;me, que l'on commence le car&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les turbulences de la politique internationale et les acc&#233;l&#233;rations de l'Intelligence artificielle, notre soci&#233;t&#233; entre dans un &#233;tat de sid&#233;ration et peut-&#234;tre d'angoisse face &#224; l'incertitude qui assombrit l'avenir. C'est le moment de faire une pause et de reprendre son souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pause ! Tel est pr&#233;cis&#233;ment le sens du car&#234;me qui d&#233;bute par un rite tr&#232;s particulier : on vient recevoir les cendres sur sa t&#234;te ou sur son front. Tout le monde peut le faire. Il suffit d'avoir envie de revivre avec J&#233;sus, d'avoir envie de marcher vers P&#226;ques, envie de rena&#238;tre int&#233;rieurement &#224; la joie. C'est en commen&#231;ant par reconnaitre notre p&#233;ch&#233;, nos faiblesses que d&#233;bute ce chemin vers la joie. C'est l'envie d'&#234;tre ressuscit&#233; par J&#233;sus, d'&#234;tre pardonn&#233;, r&#233;concili&#233;, purifi&#233; et de retrouver ce Souffle divin qui se manifestera &#224; la f&#234;te de la Pentec&#244;te, &#224; la fin du temps de P&#226;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Souffle divin est celui de l'Esprit-Saint qui nous rend la vie de Dieu. La symbolique de se faire imposer des cendres sur le front, en g&#233;n&#233;ral avec une forme de croix, aide &#224; reconna&#238;tre la pauvret&#233; de notre condition humaine sans Dieu. Sans Dieu : on meurt, on est comme de la cendre ! &#171; &lt;i&gt;Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent &#224; leur poussi&#232;re&lt;/i&gt; &#187; dit le Psaume 103,29. C'est aussi un signe de deuil et de p&#233;nitence dans tout l'Ancien Testament. Il est tr&#232;s fr&#233;quent de se couvrir la t&#234;te de cendre. On s'assoit dans la cendre pour signifier qu'on reconna&#238;t son p&#233;ch&#233; et qu'&#224; cause du p&#233;ch&#233;, on s'&#233;loigne de Dieu. Or Dieu n'est que vie et si l'on s'&#233;loigne de Dieu alors on s'&#233;loigne de la vie : on est comme de la cendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cendre renvoie aussi &#224; la poussi&#232;re du commencement. En particulier dans la formule : &#171; &lt;i&gt;souviens-toi que tu es poussi&#232;re et que tu retourneras en poussi&#232;re&lt;/i&gt; &#187;. Cette formule vient du livre de la Gen&#232;se. Elle signifie qu'&#224; l'origine, l'humanit&#233; est cr&#233;&#233;e &#224; partir de la poussi&#232;re du sol et que le Souffle de Dieu lui a donn&#233; vie. La poussi&#232;re de la terre se dit &#171; &lt;i&gt;Adama&lt;/i&gt; &#187; en h&#233;breu. Elle re&#231;oit son nom de celui qui vient, &#171; &lt;i&gt;Adam&lt;/i&gt; &#187; dou&#233; du souffle divin. Dieu a insuffl&#233; dans ses narines un souffle de vie et l'Adam qui &#233;tait fait de terre devient une personne humaine vivante (on parle d'insufflation).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'origine de ce rite &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi des cendres appara&#238;t au VI&#232;me si&#232;cle, mais c'est au X&#232;me si&#232;cle dans les pays rh&#233;nans que l'on a voulu donner une expression sensible au texte liturgique en instituant le rituel de l'imposition des cendres. Ce geste accompagnait un chant latin &#233;voquant la mont&#233;e vers Dieu en se couvrant de cendres : Immutemur habitu in cinere et cilicio (&#171; &lt;i&gt;Changeons de conduite, sous la cendre et le cilice&lt;/i&gt; &#187;). A partir de cet usage dans les pays rh&#233;nans, le rite s'est propag&#233; en Gaule d'abord au XI&#232;me si&#232;cle, puis en Italie au XII&#232;me. Le premier Pape qui a utilis&#233; ce rite pour lui-m&#234;me est Innocent III au d&#233;but du XIII&#232;me si&#232;cle. La coutume dans nos pays occidentaux consiste &#224; br&#251;ler les rameaux utilis&#233;s lors de la derni&#232;re f&#234;te des Rameaux, le dimanche avant P&#226;ques, et d'en fabriquer les cendres pour le car&#234;me qui va s'ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu du car&#234;me consiste &#224; red&#233;couvrir &#224; qui s'en remettre, &#224; qui faire confiance la travers&#233;e de notre vie ? Il s'agit de trouver la bonne inspiration qui nous vient de l'Esprit de Dieu. Il rappelle que l'humanit&#233; n'est pas abandonn&#233;e &#224; sa solitude, &#224; ses errances et au mal qui la tient. Il enseigne que le sens de l'existence consiste avant tout &#224; faire du bien et &#224; faire le bien, en manifestant de l'amour, en faisant preuve d'amour et de v&#233;rit&#233;. Toute autre ambition, si l'on y songe, se r&#233;v&#232;lera aussi vaine qu'&#233;puisante. Puisse ce temps spirituel &#234;tre une source de renouveau et d'esp&#233;rance pour toute la famille humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ce que raconte la consommation de stup&#233;fiants</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/analyse-decryptage/article/ce-que-raconte-la-consommation-de-stupefiants</link>
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		<dc:date>2025-01-20T21:47:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2025 &#224; l'&#233;vidence semble charni&#232;re : le premier quart de si&#232;cle d&#233;pose sous nos yeux, des guerres physiques avec leurs bombardements, des guerres de l'information avec leurs tranch&#233;es d'opinions, des guerres &#233;conomiques avec de nouvelles alliances, sans parler de la guerre technologique pour le contr&#244;le de puces et de terres rares. En somme, est-il encore possible de se voiler la face ? Les tensions sont partout et l'humanit&#233; est au d&#233;fi de son unit&#233;. Le d&#233;fi environnemental s'ajoute (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/ok-3-0bc1e.jpg?1776964072' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2025 &#224; l'&#233;vidence semble charni&#232;re : le premier quart de si&#232;cle d&#233;pose sous nos yeux, des guerres physiques avec leurs bombardements, des guerres de l'information avec leurs tranch&#233;es d'opinions, des guerres &#233;conomiques avec de nouvelles alliances, sans parler de la guerre technologique pour le contr&#244;le de puces et de terres rares. En somme, est-il encore possible de se voiler la face ? Les tensions sont partout et l'humanit&#233; est au d&#233;fi de son unit&#233;. Le d&#233;fi environnemental s'ajoute aux angoisses existentielles. Si les questions essentielles sont depuis toujours le propre de l'humanit&#233;, s'&#233;prouvant comme une &#233;nigme pour elle-m&#234;me, l'enjeu de notre &#233;poque porte sur la r&#233;ponse que chacun doit apporter &#224; l'&#233;nigme de sa vie, pour lui-m&#234;me et face aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que se joue un autre combat, moins visible parce que plus intime, mais pas moins douloureux. Un combat avec soi-m&#234;me, avec son identit&#233;, sa raison d'&#234;tre l&#224; et ce mal-&#234;tre qui emporte une consommation croissante de produits stup&#233;fiants. Les inqui&#233;tudes actuelles au sujet de la sant&#233; mentale conduisent &#224; la double dimension du corps et de l'esprit. Les souffrances existentielles signent la difficult&#233; d'&#233;laborer une raison d'&#234;tre, une raison de vivre. C'est sans doute le mal le plus profond de nos soci&#233;t&#233;s occidentales. L'existence n'&#233;tant plus finalis&#233;e par aucun au-del&#224;, le chemin de cette vie n'&#233;tant plus un appel &#224; une joie, une croissance dans le bien et l'amour, l'effondrement psychique emporte une insupportable peine de vivre qu'il faut conjurer dans des &#233;tats de conscience modifi&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Ce qui r&#233;unit les consommateurs d&#233;pendants, c'est la sensation que la volont&#233; seule ne r&#233;soudra pas les probl&#232;mes auxquels ils sont confront&#233;s et que seule la b&#233;quille h&#233;donique leur donnera la force de vivre&lt;/i&gt; &#187; explique Bernard Roques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, membre de l'acad&#233;mie des sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport annuel sur les drogues dans le monde, l'agence des Nations Unies charg&#233;e de la lutte contre la drogue et la criminalit&#233; (ONUDC) fait &#233;tat de pr&#232;s de 300 millions de consommateurs dans le monde et d'une augmentation du trafic de stup&#233;fiants. Nous apprenions ces derniers jours que la demande en coca&#239;ne en France n'a jamais &#233;t&#233; aussi forte : 1,1 million de personnes en ont consomm&#233; au moins une fois dans l'ann&#233;e en 2023, selon l'Observatoire fran&#231;ais des drogues et des tendances addictives (OFDT)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Etude publi&#233;e mercredi 15 janvier 2025&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les facteurs g&#233;n&#233;ralement identifi&#233;s pour expliquer cette hausse de consommation, on se contente souvent de noter l'augmentation de la production mondiale, ou encore &#034;la banalisation de l'image de la coca&#239;ne&#034; et l'&#233;volution des usages pour tenir au travail par exemple. Le mal-&#234;tre des populations est syst&#233;matiquement oubli&#233;... L'Europe n'est pas tant un march&#233; commercial, qu'un continent &#224; la d&#233;rive dont les habitants, &#233;puis&#233;s par une surench&#232;re de consommation, sont en peine de donner du sens &#224; leur vie et cherchent &#224; s'&#233;vader pour se rassurer. La consommation de stup&#233;fiants ne serait-elle pas la traduction visible d'un mal invisible que nous n'avons plus les moyens de nommer, car nous sommes d&#233;lest&#233;s des cl&#233;s de la vie spirituelle ? La disparition du sacr&#233; dans les pays d'Europe se traduit par la perte du sens de soi, de sa r&#233;alisation dans le don de soi, et par un transfert du sacr&#233; vers la consommation et aujourd'hui la consommation d'&#233;cran. Consommer pour embellir sa vie, ou bien pour la d&#233;truire lorsqu'elle n'a plus de sens ou d'utilit&#233;. Notons que cela ne concerne pas seulement les personnes les plus pr&#233;caires. Dans son discours &#224; l'universit&#233; de Harvard en 1978, Alexandre Soljenitsyne interrogeait la course mortelle aux biens mat&#233;riels, &#224; l'&#233;panouissement seulement physique. Il s'inqui&#233;tait de la libert&#233; de jouissance presque illimit&#233;e, foulant aux pieds notre nature spirituelle. Il voyait le sympt&#244;me d'un &#233;puisement spirituel, et l'impasse de la qu&#234;te d'un bonheur terrestre, sans aucune r&#233;f&#233;rence sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur des probl&#233;matiques de nos soci&#233;t&#233;s, nous trouvons l'identit&#233; personnelle. Qui sommes-nous vraiment ? A moins de nous affronter &#224; cette question, nous verrons s'allonger la file des &#226;mes perdues. La question demeure encore bien trop inexplor&#233;e et l'on pr&#233;f&#232;re mesurer le co&#251;t social des drogues en milliards d'euros, en perte de la qualit&#233; de vie, en co&#251;t pour les finances publiques. La vie vient &#224; l'&#226;me lorsqu'elle acc&#232;de &#224; la joie de la v&#233;rit&#233; sur le sens de l'existence. Tant que cette question demeurera un tabou, nous ne lutterons pas contre le fl&#233;au des stup&#233;fiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perception actuelle de la toxicomanie, comme un probl&#232;me social ou m&#233;dical, ne saisit pas le mal r&#233;el qui est spirituel, ne trouvant plus de sens &#224; cette vie. Le co&#251;t de la d&#233;sacralisation de la vie ne se mesure pas en milliards d'euros, mais h&#233;las en vies humaines. L'illusion d'&#234;tre autor&#233;f&#233;rent ne conduit pas &#224; plus de vie, mais sa ruine. Elle se d&#233;couvre jusque dans des l&#233;gislations, comme l'euthanasie et le suicide assist&#233;, qui aggravent la d&#233;sesp&#233;rance et l'autodestruction. Des vies perdues bien vite r&#233;duites &#224; des statistiques et l'on ne saisit toujours pas combien la vie humaine consiste avant tout en la conception d'une parole, d'un verbe de vie, qui seul permet de vivre car il en contient la beaut&#233; et le sens. Tout &#234;tre humain vit de paroles, et en chacun se tient une parole de sens qui tient en vie. Ce sens sera n&#233;cessairement discut&#233;, partag&#233; et corrig&#233; avec d'autres. Il permet la r&#233;elle int&#233;gration sociale. Le ciment d'une soci&#233;t&#233; se trouve dans la conscience &#171; d'&#234;tre pour et avec les autres &#187; et de prendre part &#224; une &#339;uvre commune. L'absence de finalit&#233; cr&#233;e une int&#233;gration sociale d&#233;faillante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Fran&#231;ois Briefer, Int&#233;gration sociale et psychopathologie chez les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La toxicomanie n'est pas le seul sympt&#244;me qui parle de la d&#233;tresse du lien, mais elle en parle sans d&#233;tour ni ambivalence, elle va droit au but, c'est-&#224;-dire droit au corps&lt;/i&gt; &#187; explique le psychologue Lin Gremaud. &#171; &lt;i&gt;C'est d'une carence de relations, que parle le toxicomane : d'une relation de d&#233;pendance qui le met en d&#233;tresse. La fragilit&#233; du tissu social cr&#233;e les conditions d'une consommation plus forte&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lin Grimaud, Trouble de l'identit&#233; et toxicomanie, Eres, 1998&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vuln&#233;rabilit&#233; &#233;conomique fragilise, la pauvret&#233; affective ins&#233;curise, mais seule la perte de sens et l'absence de perspectives d&#233;sesp&#232;rent. La lutte contre la toxicomanie est l'affaire de tous, en ce sens que nous sommes tous capables de nous aider &#224; penser notre raison d'exister. Si les religions peinent &#224; faire entendre du sens et des promesses, il faut se donner les moyens de red&#233;couvrir l'extraordinaire richesse de chaque &#234;tre humain. Red&#233;couvrir la signification d'un visage toujours unique, d'une voix toujours singuli&#232;re, t&#233;moignant de la pr&#233;sence invisible de l'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; les interactions sociales sont de plus en plus m&#233;diatis&#233;es par des technologies, o&#249; les visages s'effacent et les voix deviennent artificielles, une soci&#233;t&#233; spectrale se profile et avec elle, les troubles de l'identit&#233; pourraient s'accroitre, le mal-&#234;tre et la consommation accrue de stup&#233;fiants allant de pair. Comme le rappelait les philosophes Paul Ricoeur et Charles Taylor, &#171; &lt;i&gt;il n'y a pas d'identit&#233; v&#233;ritable en dehors d'un cadre matriciel du sens. Pour savoir ce que l'on est, il faut &#234;tre situ&#233; dans cet espace o&#249; surgissent les questions relatives au bien et au mal, &#224; la vie, &#224; la mort et &#224; l'au-del&#224; ; &#224; ce qui doit &#234;tre fait ou non, &#224; ce qui a un sens et une importance et ce qui n'en a point. Il est &#233;vident que ces valeurs jouent un r&#244;le important dans la constitution de l'action et du soi humain, et par suite constituent la substance m&#234;me de la culture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marcel Basanguka, &#201;thique et imagination chez Paul Ric&#339;ur, Revue d'&#233;thique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour &#224; la vie spirituelle sera d&#233;terminant pour la vie du corps social et la lutte contre la toxicomanie. Le soin consacr&#233; &#224; restaurer la sacralit&#233; de nos visages, la gr&#226;ce unique de chaque voix authentiquement humaine, sera aussi d&#233;cisif. L'attention au souffle qui r&#233;v&#232;le cet autre Souffle, Souffle divin qui seul apaise l'&#226;me, sera plus encore vital. Alors, les cultures europ&#233;ennes sortiront de leurs impasses et tout &#234;tre humain, entrant dans son vis-&#224;-vis avec le divin, se d&#233;couvrira vraiment et s'ouvrira &#224; la joie de sa v&#233;ritable destin&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canalacademies.com/emissions/en-colloque/drogues-et-recherche-didentite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.canalacademies.com/emissions/en-colloque/drogues-et-recherche-didentite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Etude publi&#233;e mercredi 15 janvier 2025&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Fran&#231;ois Briefer, Int&#233;gration sociale et psychopathologie chez les usagers de drogues, Drogues &amp; th&#233;rapies Psychotropes , 2002/1 Vol. 8, De Boeck Sup&#233;rieur&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lin Grimaud, Trouble de l'identit&#233; et toxicomanie, Eres, 1998&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marcel Basanguka, &#201;thique et imagination chez Paul Ric&#339;ur, Revue d'&#233;thique et de th&#233;ologie morale, 2005/1 n&#176;233, Cerf.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Emission sur Radio Notre Dame - RCF &#171; En qu&#234;te de sens &#187;</title>
		<link>http://serviceproinfo.fr/presse/article/emission-sur-radio-notre-dame-rcf-en-quete-de-sens</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serviceproinfo.fr/presse/article/emission-sur-radio-notre-dame-rcf-en-quete-de-sens</guid>
		<dc:date>2024-11-08T17:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que croit-on aujourd'hui au sujet de la mort ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Effectivement le titre du livre suppose qu'il y a aujourd'hui une id&#233;e commun&#233;ment r&#233;pandue selon laquelle la mort serait &#171; la fin d&#233;finitive de tout &#187; ! Donc, la mort signifierait l'abolition d&#233;finitive de la personne : il ne restera rien de vous apr&#232;s votre mort ! Rien qui vaille, rien du tout ! Donc l'essentiel de toute notre vie serait l&#224;, ici et maintenant. Il est fr&#233;quent de dire qu'autrefois, on pouvait vivre 50 ans plus l'&#233;ternit&#233;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/notredame-a8182.png?1776786025' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que croit-on aujourd'hui au sujet de la mort ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement le titre du livre suppose qu'il y a aujourd'hui une id&#233;e commun&#233;ment r&#233;pandue selon laquelle la mort serait &#171; la fin d&#233;finitive de tout &#187; ! Donc, la mort signifierait l'abolition d&#233;finitive de la personne : il ne restera rien de vous apr&#232;s votre mort ! Rien qui vaille, rien du tout ! Donc l'essentiel de toute notre vie serait l&#224;, ici et maintenant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fr&#233;quent de dire qu'autrefois, on pouvait vivre 50 ans plus l'&#233;ternit&#233;, mais aujourd'hui c'est 80 ans et rien de plus. Il y avait une perspective d'un au-del&#224; de la mort alors qu'aujourd'hui, nous sommes face &#224; une compr&#233;hension de l'&#234;tre humain qui se r&#233;duit &#224; sa seule biologie, &#224; sa mat&#233;rialit&#233;. Il n'y a de vie que la vie organique et biologique. Il n'y a rien &#224; attendre dans la mort. Ce livre est d'abord une r&#233;ponse &#224; ce que j'observe comme une censure de l'&#233;ternit&#233; dans notre soci&#233;t&#233;. Une censure de l'&#233;ternit&#233; car il n'y a plus la possibilit&#233; de se projeter dans un au-del&#224; de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/pe_re-laurent-stalla-bourdillon---la-mort-n_est-pas-ce-que-vous-croyez-55282.png?1776786025' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;P&#232;re Laurent Stalla Bourdillon - La mort n'est pas ce que vous croyez
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Or si nous vivons, nous vivons bien s&#251;r pour nous accomplir en ce monde, mais avec l'intime et profonde conviction qu'il y a, en nous, quelque chose qui ne meurt pas ! C'est l&#224; tout l'enjeu de la r&#233;flexion ouverte aujourd'hui sur la question de la mort. S'il n'y a rien apr&#232;s cette vie , il n'y a pas d'enjeu particulier au fait de mourir puisque de toute fa&#231;on quitte &#224; mourir pour mourir, tout s'arr&#234;tera. On pourrait se dire &#171; un peu plus t&#244;t, un peu plus tard &#187;, qu'est-ce que &#231;a change ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette repr&#233;sentation de la mort dans notre soci&#233;t&#233; repose sur une autre repr&#233;sentation : celle de l'&#234;tre humain dans sa constitution. Qu'est-ce qu'un homme ? De quoi est-il fait ? Il a un corps que l'on voit. Est-ce que c'est tout ? Est-ce que la visibilit&#233; de son corps &#233;puise la signification de ce qu'il est ? Est-ce que le visible &#233;puise notre &#234;tre et dit le fond de notre &#234;tre ? Bien s&#251;r que non ! Quelque chose en nous qui r&#233;siste &#224; cette proposition. En effet, en toute personne humaine, quelque chose aspire &#224; durer. C'est comme une trace d'un appel &#224; la vie qui, en nous, n'a pas disparu. Nous sentons bien que nous sommes faits pour vivre. C'est pourquoi la perspective de la mort est occult&#233;e la plupart du temps. Elle contrevient &#224; ce pourquoi nous sommes faits. Nous sommes faits pour la vie, nous ne sommes pas faits pour la mort ! Mais h&#233;las de &#171; vie &#187;, il n'y a plus aujourd'hui que celle de vos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la s&#233;cularisation de la soci&#233;t&#233;, la vie humaine ne s'en visage plus comme un projet de Dieu sur les personnes. Cela conduit in&#233;luctablement &#224; une administration de la vie et de la mort, c'est-&#224;-dire &#224; une gestion administrative de la fin de la vie. Celui vers qui nous allons, Celui vers qui nous partons, Celui dont nous venons, Celui pour qui nous sommes faits a disparu ! Alors, les institutions m&#233;dicales se retrouvent &#224; devoir g&#233;rer de fa&#231;on administrative les derniers moments. Nous n'allons plus vers le P&#232;re c&#233;leste, ce qui nous obligerait &#224; accompagner les derniers moments comme un passage, sans les acc&#233;l&#233;rer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, c'est exactement le contraire que nous constatons aujourd'hui : on est tent&#233; d'administrer la fin. La grande question au sujet de la vie et de la mort, est : que signifie &#171; &#234;tre n&#233; &#187; dans un monde que l'on va quitter ? Quel sens a tout cela s'il nous faudra mourir ? Oui, il nous faudra mourir, c'est n&#233;cessaire ! C'est un immense paradoxe ! C'est une n&#233;cessit&#233; et pas seulement une fatalit&#233;. Une n&#233;cessit&#233; seulement si l'on comprend ce qui nous arrive dans la mort. &#171; N&#233;cessaire &#187; signifie que cela participe de l'accomplissement de notre existence. C'est absolument paradoxal. Personne ne pourrait entendre une chose pareille sans une r&#233;v&#233;lation sur ce qui se joue dans la mort ! M&#234;me si la mort vous prive de cette vie, qui vous dit qu'elle vous prive de LA vie ? A moins que nous soyons dans une confusion sur ce qu'est &#171; la vie &#187;. La &#171; vie &#187; telle qu'on l'entend aujourd'hui d&#233;signe la palpitation cardiaque. Mais la vie comme la mort ne sont pas ce que vous croyez ! La vie ne se r&#233;duit pas &#224; la palpitation cardiaque. C'est la cons&#233;quence de la tyrannie de la visibilit&#233; - o&#249; n'existe que ce que je vois qui existe. Mais cela palpitation cardiaque n'est que la vie organique ! Depuis quand - chez nous depuis une cinquantaine d'ann&#233;es - est-ce que la vie organique &#233;puise la vie de l'&#234;tre humain ? C'est que nous avons compl&#232;tement occult&#233; la signification de la vie psychique et spirituelle. C'est-&#224;-dire la vie de l'esprit ! Cette vie de l'esprit demeure et elle demeurera. Ce sont probablement des r&#233;alit&#233;s que nous allons red&#233;couvrir dans les ann&#233;es &#224; venir, notamment &#224; travers toutes ces exp&#233;riences o&#249; l'on interroge la permanence d'une conscience dans la mort. Notre corpor&#233;it&#233; humaine n'&#233;puise pas ce que nous sommes ! Nous sommes beaucoup plus qu'un simple organisme biologique ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit pour nous aujourd'hui de revisiter l'id&#233;e que nous nous faisons, de ce que peut signifier le fait d'&#234;tre n&#233; en ce monde. Apr&#232;s tout pourquoi ? Cette question est une grande question et il faut accepter de se la poser comme une &#233;nigme. Beno&#238;t XVI disait lui-m&#234;me que &#171; la vie est une question ouverte &#187;. C'est une question qui nous est pos&#233;e et une invitation &#224; formuler une r&#233;ponse. Pour les chr&#233;tiens, cette r&#233;ponse a &#233;t&#233; donn&#233;e dans la r&#233;surrection du Christ. Si nous lisons l'&#233;vangile jusqu'au bout - ce qui est quelque chose de difficile &#8211; nous allons entendre que J&#233;sus, le Christ est ressuscit&#233; ! Et il n'est pas ressuscit&#233; parce qu'il est le Christ, il est ressuscit&#233; parce qu'il s'est fait homme et r&#233;v&#232;le ce que peut la nature humaine ! En ressuscitant, il r&#233;v&#232;le ce que c'est qu'un homme dans sa forme terminale : c'est quelqu'un qui vit de la vie de Dieu ! Alors, nous sommes en chemin vers cette vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne parlons jamais de la mort aujourd'hui ! Il y a une forme de tabou car on pense que le sujet est morbide. Si vous en parlez, on va vous demander si &#231;a ne va pas ? On va vous demander pourquoi vous en parlez, si vous &#234;tes triste ? C'est un sujet qu'il faudrait essayer d'&#233;vacuer. Mais la mort ne dispara&#238;t pas parce que nous cessons d'en parler. Nous en parlons trop peu. Je suis tr&#232;s sensible au fait que les connaissances m&#233;dicales ont explos&#233; depuis cinquante ans. Notre connaissance quasi-exhaustive du corps nous fascine. C'est proprement fascinant ! Nous avons d'ailleurs l'illusion d'une ma&#238;trise et d'un contr&#244;le quasi parfait sur la vie de ce corps, de cet organisme. Avec toutes ces connaissances, il s'est produit une sorte de d&#233;lestage de la question de la signification, au profit des connaissances. Je distinguerai donc deux domaines : le domaine du conna&#238;tre et le domaine du comprendre. Conna&#238;tre comment fonctionne mon corps et comment on peut att&#233;nuer mes souffrances qui m'exposent &#224; un terme. Comprendre signifie trouver le sens de ma vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fr&#233;quent d'entendre dire qu'on &#171; meurt mal en France &#187;. &#171; Mal mourir &#187; c'est effectivement mourir dans des souffrances que nous redoutons tous et qu'il faut soulager. C'est tout l'effort attendu des soins palliatifs. Et puis, il y a &#171; mal mourir &#187; dans le sens de mal comprendre &#171; pourquoi je meurs &#187;. Cette absence de sens nous fait basculer vers l'absurdit&#233; de la vie et de la mort. Bien mourir, c'est finalement bien savoir, pourquoi je meurs et pourquoi je ne peux pas ne pas mourir ! Cela conduit &#224; revisiter la question m&#233;dicale et la question spirituelle et philosophique. La question spirituelle d'un point de vue chr&#233;tien, c'est l'Evangile, la Bonne Nouvelle ! J&#233;sus est venu pour mourir, il a pris notre nature humaine pour affronter et pour vivre ce que doit traverser notre nature humaine pour atteindre &#224; sa forme terminale et glorieuse. J&#233;sus r&#233;alise pr&#233;cis&#233;ment cette affirmation selon laquelle la mort n'est pas le dernier mot de votre vie ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on est s&#233;rieux en lisant l'Evangile alors nous comprenons qu'il existe un au-del&#224; de la mort, un autre &#233;tat du corps. Il y a une vie qui vient dans et par la mort ! Il faut &#233;couter cela avec une grande attention car c'est une promesse. Elle nous surprend parce qu'elle est inou&#239;e ! C'est quelque chose de redoutablement nouveau, et de proprement inou&#239; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque je n'ai pas de pouvoir sur mon corps et puisqu'un jour je vais devoir le perdre, je trouve n&#233;cessaire de dire et de redire tr&#232;s t&#244;t : &#171; le monde dans lequel vous &#234;tes n&#233; est un monde qui n'est pas fait pour qu'on y reste ! C'est un monde fait pour que nous y passions ! &#187; Si on me le dit assez t&#244;t, je n'irais pas me faire des illusions sur la mort de la mort en ce monde. Je n'irais vendre mes biens pour acheter la pilule qui m'emp&#234;che de mourir &#8230; Cela n'a aucun sens. D&#232;s notre naissance, nous sommes immerg&#233;s dans une soci&#233;t&#233; qui fait miroiter la perspective de vaincre la mort &#8211; alors que vous savez depuis le d&#233;but qu'un jour viendra sera le dernier jour ! Si vous savez assez t&#244;t que personne ne reste ici, cela ne vous fait plus peur parce que vous l'avez int&#233;gr&#233; consciemment. Or nous n'avons pas int&#233;gr&#233; cette dimension. Donc la mort parlons-en ! Oui parlons-en avant ! Tout &#234;tre humain vit de paroles. En chacun de nous se tient un verbe de vie. La parole nous fait vivre et la parole peut nous faire vivre jusqu'au dans ces moments ultimes. On ne finit jamais de s'&#233;noncer soi-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'acad&#233;micien Fran&#231;ois Cheng posait la question de la curiosit&#233;. Vous n'&#234;tes pas curieux de ce qui vient derri&#232;re ? Comment se fait-il que vous ne pas soyez curieux ? Nous sommes tous habit&#233;s par une par une &#233;nigme au fond de nous-m&#234;mes et nous essayons, &#224; travers nos exp&#233;riences de nous d&#233;couvrir nous-m&#234;mes, de nous d&#233;voiler &#224; nous-m&#234;mes. Nous avons besoin des autres pour savoir qui nous sommes car je suis toujours &#171; quelqu'un pour quelqu'un &#187;. Ce sont les autres qui m'aident &#224; acc&#233;der &#224; moi-m&#234;me. Et bien, si la mort vient interrompre ce chemin et si cela nous afflige, la promesse chr&#233;tienne contient la certitude de la r&#233;v&#233;lation d&#233;finitive de notre identit&#233;. Nous disons que &#171; nous allons dans &#171; la maison du P&#232;re &#187;. C'est une formule extr&#234;mement profonde. Cela veut dire nous allons entrer. Et dans cette maison, nous allons trouver un P&#232;re et des fr&#232;res et s&#339;urs. Le P&#232;re est Celui qui donne la vie, Celui dont nous sommes les enfants ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout comme lorsqu'un jour, nous avons &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;s et r&#233;jouis par quelque chose qui nous a saisi, rempli int&#233;rieurement et donner le sentiment d'exister, de m&#234;me nous verrons que nous existons pour Dieu. Comme le dit Saint Paul &#171; je conna&#238;trai comme je suis connu &#187;. C'est-&#224;-dire que Dieu me fera conna&#238;tre vraiment qui je suis pour Lui. Et ce moment-l&#224; s'appelle un bonheur infini ! Il faut aussi redire que la mort est une r&#233;alit&#233; d'une extr&#234;me violence. C'est la blessure la plus profonde qui puisse &#234;tre. Comment voulez-vous que nous puissions envisager que la vie soit heureuse, belle et bonne, si les &#234;tres que j'aime me sont arrach&#233;s, ou si je suis moi-m&#234;me arrach&#233; &#224; des personnes qui comptent sur moi ? Dieu nous promet de nous r&#233;unir. La conviction profonde qui anime la foi chr&#233;tienne, c'est que nous sommes faits pour vivre ensemble et pr&#233;cis&#233;ment c'est ce que Dieu r&#233;alise : nous r&#233;unir ! Donc laissons-Le et permettons Lui si tant est qu'il ait une place dans notre vie, de r&#233;aliser ce qu'il a l'intention de r&#233;aliser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#224; peu pr&#232;s convaincu que ceux qui nous pr&#233;c&#232;dent dans la lumi&#232;re, connaissent quelque chose d'une immense joie, d'une immense paix et que si nous leur demandions de revenir, pour rien au monde ils ne voudraient revenir. Il y a, dans le passage par la mort, la promesse d'un accomplissement et notre passage conduit &#224; un nouvel &#233;tat. Un &#233;tat qui nous transformera et nous comblera si nous savons nous remettre &#224; l'amour qui nous a appel&#233; et qui le premier nous a aim&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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